Régionales : Quand l’UMP déraille sur la vie associative …

Dimanche 14 février 2010

Il fait frisquet ces temps-ci sur les marchés pour rencontrer les citoyens dans le cadre de la campagne électorale des Régionales.

Néanmoins, des réactions sympathiques, chaleureuses de citoyens  réchauffent nos cœurs de militants et me laissent penser que les choses sont bien engagées…

Le rejet de SARKOZY et de sa politique est patent. On discute avec des gens qui souffrent et surtout qui ne voient pas de perspectives positives à court terme.

Samedi matin dans le huitième arrondissement, une dame m’a donné le tract distribué par les militants UMP de Madame GROSSETÊTE en me disant qu’elle avait fais son choix et qu’elle voterait QUEYRANNE.

En lisant le fameux tract, j’ai failli m’étouffer en lisant ceci :

« Une majorité régionale sans volonté et sans initiative :

(…) – Une politique de saupoudrage vis-à-vis des associations. La région avait promis de les aider grâce aux emplois tremplin : sur 5000 annoncés, 750 ont été réalisés ! »

L’accusation de saupoudrage, de manque de transparence est plus régulièrement l’apanage du Front National. Soit.

Mais c’est surtout la méconnaissance du sujet qui apparait le plus dans la rédaction de ce tract.

Madame GROSSETÊTE ne doit pas savoir qu’avant 2004, il n’y avait pas de politique régionale en faveur de la vie associative au sein de RHONE-ALPES.

Qu’afin de mettre en place une politique de soutien envers les associations rhonalpines, quelle que soit leur taille, quel que soit leur territoire, nous avons décidé de le faire par un appel à projets avec des thèmes définis chaque année et votés par les élus régionaux, pour éviter d’ailleurs quelconque saupoudrage !

Que pour décider des soutiens, les dossiers étaient analysés par le Comité Régional de la vie associative dans lequel étaient représentés tous les groupes d’élus dont l’UMP (qui, il est vrai, a la plupart du temps brillé par son absence).

Que ces analyses étaient effectuées par les élus avec l’anonymat du nom des associations, cet anonymat étant levé une fois les propositions arrêtées.

Je ne connais pas une procédure plus transparente et plus équitable.

Par ailleurs, et Madame GROSSETÊTE ne doit pas le savoir également, le soutien financier voté par l’Assemblée plénière de la Région n’est pas une subvention mais un remboursement sur frais réellement engagés par l’association retenue.

La encore, c’est une question de bonne gestion des deniers publics, à comparer avec le dernier rapport de la Cour des comptes sur la gestion des deniers publics par le Gouvernement…

Enfin, en ce qui concerne les emplois tremplin, Madame GROSSETÊTE manque de décence.

Alors que le chômage augmente très fortement dans notre Région, surtout auprès des jeunes, comment peut-on critiquer le fait que 1000 jeunes (c’est le bon chiffre), grâce aux associations et au soutien financier de la Région ont trouvé un premier emploi depuis 2005 en Rhône-Alpes.

Dois-je rappeler à l’UMP qu’en 2004, lorsque la Région Rhône-Alpes a créé le dispositif des emplois tremplin, Monsieur RAFFARIN et l’UMP avaient décidé à l’époque d’abandonner tous les dispositifs d’aide à l’emploi des jeunes.

Ce n’est qu’en 2005, après une volte-face, que les dispositifs des contrats d’avenir, contrat de retour à l’emploi ont été crées par le gouvernement DE VILLEPIN, rendant de facto moins attrayant financièrement  le dispositif régional.

N’oublions pas que la politique de l’emploi est une compétence de l’Etat et d’ailleurs, force est de constater que sur ce terrain, dans le pays, depuis l’élection de Nicolas SARKOZY, plus de 30 000 jeunes de 18-24 ans ont perdu leur emploi (source INSEE.).

Madame GROSSETÊTE use de ficelles bien grosses pour être crédible.

Enfin, comme dirait l’autre, les électeurs trancheront dans un mois…

Divisions : Il n’y a pas qu’au P.S. …

Mercredi 19 novembre 2008

Un télézapping intéressant offert par le site du Monde.fr.

Le futur Hôtel de Région : l’UMP caricatural !

Mardi 16 octobre 2007

En qualité de Vice-Président de l’Administration générale, je préside le comité de suivi du transfert du siège de la Région Rhône-Alpes de CHARBONNIERES-les-bains, site actuel, a LYON au Confluent, site futur.

La réévaluation des coûts permettant de lancer les marchés de construction ont amené l’UMP a prendre une position caricaturale et emprunte d’une certaine démagogie.

Le transfert du siège régional était devenu plus qu’une évidence, un véritable besoin.

Que ce soit l’accessibilité, la lisibilité ou encore les conditions de travail, il y avait urgence à prendre une décision. De plus, la Région a vu ses effectifs croîtrent fortement ces dernières années (600 agents en 2000, 1250 en 2007).

Présenté comme un caprice, tout le monde s’accorde à dire aujourd’hui que ce déménagement est parfaitement justifié.

Alors l’UMP a pris une nouvelle position : le choix de LYON et du quartier du Confluent n’est pas le bon ! Il valait mieux aller à SATOLAS et Bonce vers l’aéroport SAINT-EXUPERY… Chacun son choix ! Pour notre part, nous assumons pleinement le choix du Confluent, quartier d’avenir au coeur de la capitale régionale.

Reste enfin le coût. Je confirme que la charge définitive de ce nouveau siège pour la collectivité sera comprise entre 20 et 30 millions d’euros.

Si le coût de la charge foncière et de la construction reviendra certainement à 140/150 millions d’euros, les économies réalisées seront de l’ordre de 120 millions d’euros (vente du terrain de charbonnières, économies réalisées sur les loyers actuels (plus de 2,6 millions d’euros annuels), gain des autorisations de programme abandonnées en 2004 pour des constructions sur le site actuel, économies d’énergie, etc.

Alors, quand j’entends l’UMP caricaturer ce futur hôtel de Région en « petit palais », je trouve que parfois dans la vie publique, certains ont une petite vision de l’intérêt général.

Ce dossier est transparent, respecte les délais fixés et maîtrise parfaitement les coûts. Ce qui, sur le site du confluent, n’est pas le cas de tous les gros chantiers. A bon lecteur… salut !