Les sondages de SARKOZY

Vendredi 17 juillet 2009

Intéressant billet publié sur le site de MEDIAPART.

Un rapport de la Cour des Comptes
Questions sur le sondeur
«fantôme» de l’Elysée

1,5 million d’euros ! Dans son rapport sur la gestion du budget de l’Elysée, rendu public jeudi 16 juillet, la Cour des Comptes pointe l’existence d’un étrange contrat. Il a été signé le 1er juin 2007, entre la présidence de la République et un cabinet d’études, chargé de fournir sondages privés et conseils stratégiques. En 2008, ce dernier a facturé à l’Elysée des prestations dont l’utilité laissait à désirer. Très peu d’éléments permettaient «d’attester la réalité du service fait», écrit même la Cour, qui dénonce des «errements». Sans toutefois livrer le nom de la société intéressée. D’après nos informations, ce cabinet «fantôme» ne serait autre que Publifact, entreprise pilotée en 2008 par Patrick Buisson, stratège de l’ombre du chef de l’Etat et ancien directeur de Minute. Montant du contrat passé l’an dernier avec l’Elysée: 1,5 million d’euros.

Lire la suite

Inquiétudes

Vendredi 3 juillet 2009

troubleArticle paru dans l’édition du nouvel observateur du 2 juillet 2009 qui a de quoi inquiéter ou qui confirme plutot une tendance inéluctable.

Décryptage

Quand Sarkozy drague au centre-gauche

On n’observe jamais avec assez d’attention Jean-Michel Baylet. Le sénateur du Tarn-et-Garonne est le président d’une des plus anciennes boutiques de la scène politique ?- le Parti radical de Gauche (PRG) – riche encore d’un beau réseau d’élus locaux. L’homme n’est pas flamboyant. Il ne brille pas par la rectitude de ses positions successives. C’est peut-être pour cela qu’il intéresse tant Nicolas Sarkozy. Le président veut constituer sur le flanc gauche de son UMP une formation de centre-gauche. A l’approche des échéances régionales et même présidentielle, ces forces d’appoint ne sont pas à négliger. Or le problème sur ce coin-là de l’échiquier est toujours le même : les petites personnalités y pullulent sans qu’une force organisée sache les fédérer. D’où l’intérêt du PRG, sorte de mole d’un rassemblement à venir, concocté depuis l’Elysée.
Lors de la préparation du dernier remaniement, le chef de l’Etat a donc tenté une ouverture d’un nouveau genre. Attirer Baylet, c’est en effet mettre la main sur la marque PRG dont celui-ci est le quasi-propriétaire. Au lendemain des européennes pour lesquelles il avait appelé à voter blanc, le président des radicaux de gauche s’est vu proposer un ministère avec, en prime, un secrétariat d’Etat, confié à Paul Giacobbi. Si l’affaire a capoté, le 26 juin, elle a quand même été très loin. Avant de se rendre une dernière fois ce jour- là à l’Elysée, Baylet avait rencontré la veille son frère radical, Jean-Louis Borloo. Tapie, comme d’habitude, était aussi à la manoeuvre. Une jonction avec l’ex-MoDem, Michel Mercier était déjà dans les tuyaux. Au bord du vide, Baylet n’a pas osé sauter le pas. Il y aura bientôt d’autres rendez- vous et d’autres occasions pour cela. En attendant, dans la même veine, Jean Arthuis vient de fonder son parti, «l’Alliance centriste». A quand une UDF sarkozyste ?

François Bazin

La loi du plus fort

Lundi 27 avril 2009

sarkofortSans sombrer dans l’antisarkozisme primaire, il faut bien avouer que la décision d’inscrire en urgence au programme du Parlement la loi Hadopi et la loi sur l’ouverture des commerces le dimanche démontre, de la part du Président, un profond dédain du pouvoir législatif, ou plutôt, une préeminence immodérée du pouvoir exécutif.

Le rejet de la loi Hadopi est un vote parlementaire qui n’était pas qu’un coup politicien, dont certains ont bien voulu l’interpréter.

La tribune de certains députés socialistes ce jour dans le quotidien « Libération » montre bien les limites de ce projet de loi et explique , sur le fond, les causes de son rejet.

L’ouverture des commerces le dimanche est un autre débat. Un bon débat ou, de mon point de vue, il n’est pas bon d’avoir des positions trop préconçues. Moi-même je ne suis pas certain qu’il ne faille pas remettre à plat certaines choses lorsque l’on voit, par exemple, les petits supermarchés ouverts le dimanche matin, les jardineries vendrent des produits alimentaires, etc…

Est-ce le moment de décreter l’urgence pour un tel texte ?

je ne le pense pas. Cela mérite un vrai débat tant cette question touche à l’organisation de la vie des Français.

Le plus important aux yeux du Président, c’est de mettre en oeuvre cette proposition car elle était inscrite à son programme.

En fin de compte, Le Président veut montrer ou est le pouvoir, la loi du plus fort.

Tout comme il fait toujours la sourde oreille sur le bouclier fiscal, mesure qui devient totalement scandaleuse en ces temps de crise tant elle est injuste et inégalitaire.

Le plus fort a toujours raison, dit-on. Heureusement qu’en démocratie, les urnes peuvent faire infléchir, même les plus puissants.

Mais qu’est-ce qu’il attend !!!!

Lundi 23 mars 2009

srkNicolas SARKOZY fait la sourde oreille.

J’ai souvent eu l’occasion dans ce blog de dire tout le mal que je pensais de la loi dite TEPA de juillet 2007 qui comportait deux mesures principales : la défiscalisation des heures supplémentaires et le bouclier fiscal.

Parlons d’abord du bouclier fiscal.

Initialement fixé à 60 % des revenus, le plafonnement des impôts a été ramené à 50 % (CSG comprise) en juillet 2007 et Nicolas SARKOZY confirme : « le bouclier fiscal est un principe sur le lequel nous n’entendons pas transiger ».

Les chiffres restent éloquents et … surprenants.

Tout d’abord le nombre de foyers fiscaux concernés par ce dispositif est identique (14 000) selon que le bouclier soit à 60 % ou à 50 % !

Ce bouclier qui protège donc les contribuables de toute imposition excédant 50 % de leurs revenus a couté à l’État 500 millions d’euros.

En fait, le Trésor Public a reversé, à ces contribuables riches et aisés, un remboursement annuel moyen de 33 000 euros.

En cette période de crise, cette mesure est inadéquate et injuste.

Il faut, pour le moins, ramener le bouclier fiscal à 60 %.

Cela serait une mesure juste sur le plan social et qui permet de faire contribuer les plus défavorisés d’entre nous à l’effort collectif.

Mais il faut aller plus loin, et pourquoi pas de façon transitoire, augmenter le taux de la plus haute tranche de l’impôt sur le revenu à 45 %.

Et puis, la défiscalisation des heures supplémentaires doit être supprimée, et ce rapidement.

Alors que l’UNEDIC annonce plus de 300 000 chômeurs de plus en 2009, il est insensé que l’État dépense 4,3 milliards d’euros pour en fait, aider principalement ceux qui ont un emploi plutôt que ceux qui vont le perdre, ou qui l’ont déjà perdu.

Désarmant Xavier BERTRAND, secrétaire général de l’UMP, qui persiste : « moi je trouve que 120 euros de plus par mois pour un salarié, c’est une bonne chose ».

Et 43 % de son salaire en moins avec la prise en charge par l’ASSEDIC de l’assurance chômage pour un salarié qui perd son emploi, il en pense quoi Xavier BERTRAND ?

Est-il prêt à tenir le même propos devant les salariés de Continental ?

Nicolas SARKOZY ne veut pas entendre les rumeurs de la rue, notamment celles de la manifestation du 19 mars.

Il ne veut pas entendre ses compatriotes qui souffrent, qui ne s’en sortent plus.

Faire la sourde oreille est une bien mauvaise posture politique.

Economie : SARKOZY mauvais élève

Lundi 3 novembre 2008

Un article publié sur le site LE POINT.fr qui éclaire un peu plus sur la réalité de la politique économique menée par SARKOZY depuis un an et demi et qui montre que la crise financière à bon dos… :

« Un scénario catastrophe pour l’économie française. La Commission européenne prévoit une croissance nulle en France en 2009, avec un déficit de 3,5 % du Produit intérieur brut (PIB), bien au-delà de la limite de 3 % autorisée par les critères de Maastricht. Et malgré une légère reprise de l’économie en 2010 avec 0,8 % de croissance, le déficit public continuerait de se creuser pour atteindre 3,8 points de PIB.

Si les nouvelles prévisions de croissance pour la France ne sont pas brillantes, elles s’inscrivent toutefois dans la moyenne de la zone euro qui est de l’ordre de 0,1 % en 2009. En revanche, les anticipations de déficit sont nettement moins satisfaisantes. Alors que la plupart des grandes économies de l’Union européenne (UE) resteraient en deçà de la limite autorisée des 3 points de PIB, le déficit français s’envolerait et la France serait le seul pays de la zone euro, avec l’Irlande, à franchir la ligne rouge. Bruxelles a déjà annoncé lundi son intention de lancer une procédure formelle pour « déficit excessif » à l’encontre de l’Irlande qui devrait avoir un déficit de 5,5 % en 2008, grimpant à 6,8 % en 2009, puis à 7,2 % en 2010. (Lire la suite…)

De la poudre aux yeux

Mardi 28 octobre 2008

Après le plan anti-crise, le plan de sauvetage des banques, Nicolas SARKOZY avait déjà mis en garantie au nom de l’Etat 400 milliards d’euros, alors que quelques semaines auparavant, François FILLON son premier Ministre clamait que les caisses de l’Ett étaient désespérement vides. Sans parler du déficit de l’Etat qui continue de croître, sans compter sur le déicit extérieur de la France qui est extrèmement négatif, sans compter sur le trou de la sécurité sociale.

Aujourd’hui, Nicolas SARKOZY dévoilait son grand Plan pour l’emploi. Quelle déception !

Il faut se souvenir que l’un de ses engagements les plus forts lors de la campgne présidentielle de 2007 était d’assurer d’ici 2012 le retour au plein emploi. un leurre.

Pour le Plan pour l’emploi la seule mesure concrête réside à créer 100 000 emplois aidés supplémentaires soit un coût de 1 milliards d’euros. Choix surprenant alors qu’en 2004, Jean-Pierre RAFFARIN avait idéologiquement interompu tous les dispositifs d’emplos aidés et que le Candidat SARKOZY avait dénoncé en 2007 « ces emplois aidés qui sont en fait des emplois d’assités ».

Ou va t-il les trouver ?

La décision prise en juillet 2007 de ramener le bouclier fiscal à 50%, cette mesure étant intégrée dans la loi TEPA qui coute annuellement 16 milliardsd’euros résonne comme un mauvai choix issu d’une mauvaise politique.

Et que dire du décret rendant plus contraignante la période de chomage et les conséquences du refus réitéré de eux offre raisonnables d’emploi alors que des bassins entiers vont connaître dans les prochaines semaines une explosion du nombre de chômeurs.

Le plan pour l’emploi est un plan « poudre aux yeux » qui ne répond absolument pas à l’urgence conjoncturelle, ni à l’ardente obligation structurelle de permettre à tous ceux qui connaissent le chomage de recouvrer un emploi dans les plus brefs délais.

Que le Gouvernement arrête de nier ce qu’il se fait dans les Régions, certes détenues par la Gauche (hormis l’Alsace), qui sans beaucoup de moyens crééent des initiatives qui suscitent l’emploi et le retour à l’activité pour ceux qui n’en ont plus.

Christian ESTROSI doit démissionner du Gouvernement

Jeudi 7 février 2008

estrosi.jpgDes excuses… mais auprès de qui ????

Et contrairement au slogan, tout n’est pas devenu possible en FRANCE, enfin j’espère…

« Le canard enchainé » a révélé dans son édition du 6 février 2008 la fameuse affaire du voyage à WASHINGTON du Ministre du Gouvernement chargé de l’Outre Mer, Christian ESTROSI.

(Lire la suite…)

Attention au Sarko show !

Lundi 5 novembre 2007

Quelques remarques sur le Sarko show de ce week-end entre le Tchad, l’Espagne et la France. Certes, comment ne pas être satisfait de la libération d’otages. Heuu… il ne s’agit pas d’otages !

Il s’agit d’une procédure pénale tchadienne dans laquelle il semblerait que la France et son Président soient intervenus pour rapatrier certains mis en examen et pas d’autres, en violation flagrante de la présomption d’innocence.

Si l’Arche de Zoé mérite de part ses méthodes une désapprobation internationale, c’est un fait. Cela ne justifie en rien cette démarche où on estimerait que selon la gravité de leurs actions, on choisirait le rapatriement ou pas. Drôle d’ingérence humanitaire, chère à Bernard KOUCHNER !

Et puis ce genre d’opérations médiatiques évite de mettre l’accent sur la situation du pays qui s’enlise petit à petit. Pouvoir d’achat en cause, conflits sociaux à venir et qui ont l’air de s’intensifier.

Attention au Sarko show, il risque bientôt de faire apparaitre ses limites.