Ségolène, Martine, Benoît et les autres

Dimanche 16 novembre 2008

Difficile de ne pas commenter le 75ème Congrès du Parti Socialiste de REIMS qui a eu lieu ce week-end.

Vu de LYON et avec le peu de recul nécéssaire, le Congrès de REIMS m’apparaît avoir été un bon Congrès. En tout cas, un Congrès ou les socialistes ont pu montrer leurs différences mais se rassurer sur leurs convergences. La lecture des différentes motions montrait bien un nombre important d’axes communs.

Il faut savoir que dans la vie d’un Parti politique, le Congrès est l’instant de vérité, l’instance du choix crucial ou fatal, le moment de vérité partisane.

Un bon Congrès est un moment d’affrontements et de confrontations.

Si je me souviens du Congrès de PARIS du PRG en Mai dernier, on a l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire : Enjeux étouffés, ligne politique inconsistante. Même le buffet était décevant. Pour les radicaux, c’est dire…

Revenons au Congrès de REIMS qui a connu ses discours, ses conciliabules et ses stratégies, inhérentes à un tel évênement.

Il a été beaucoup question de François BAYROU. Sans doute trop.

Si le Parti Socialiste veut éviter ce genre de débats, l’organisation d’une primaire ouverte à Gauche pour les prochaines élections présidentielles rêglera la question.

Car lorsque l’on voit le modem faire alliance à GRENOBLE, à LILLE ou à LYON, la question devient transversale et concerne toutes les motions.

Mais le Congrès de REIMS a été aussi un mauvais congrès.

Il a mis en exergue les égos sans que la question des personnes soit tranchée.

En effet, la frustation de ce Congrès de REIMS vient surtout que les congressistes repartent sans avoir désigné leur leader, ils le feront jeudi et éventuellement vendredi. Cette rêgle interne de désignation post-Congrès a plombé un week-end qui restera marqué par la nécéssité d’une véritable modernisation de la Gauche, que ce soient dans ses discours, son mode d’organisation et la construction d’un projet d’alternance crédible et ambitieux.

En tous cas, que ce soit Ségolène ROYAL, Martine AUBRY ou encore Benoît HAMON, le futur Premier Secrétaire aura une importante mission, un rôle à tenir, une obligation à venir (voir mon post « lettre au futur Premier secrétaire »).

Certes, il reste du chemin. Trois ans et demi nous séparent de la prochaine échéance présidentielle. C’est peu et c’est suffisant à la fois. cela donne encore plus d’importance au vote des militants socialistes de jeudi pour désigner le futur Premier secrétaire.

Lettre au futur Premier Secrétaire

Jeudi 6 novembre 2008

 

 

 

Madame, Monsieur le futur Premier Secrétaire du Parti socialiste,

 

 

Je vous écris cette lettre au moment même où les militants du Parti socialiste sont amenés à voter pour l’une des six motions en vue du prochain Congrès qui aura lieu dans dix jours à REIMS.

Quelque soit l’issue de ce vote, j’ai envie de vous dire comment les femmes et les hommes de gauche espèrent de voir le Parti le plus puissant de la Gauche montrer l’exemple du Rassemblement et de l’homogénéïté.

J’ai envie de vous dire aussi que le temps du débat interne est révolu et qu’il faut absolument qu’une voix forte et puissante se fasse entendre pour condamner la politique menée depuis un an et demi par Nicolas SARKOZY en prenant notamment des initiatives modernes et en présentant des propositions montrant qu’une autre politique est possible pour la FRANCE.

Enfin, j’ai envie de vous dire que la victoire à l’élection présidentielle en 2012 se prépare dès demain et après demain. Votre responsabilité sera immense.

Il faudra trouver la méthode et les modalités d’un large rassemblement de la Gauche réaliste dès le Premier tour avec l’organisation de Primaires ouvertes à des candidats non socialistes et avec le vote des militants et sympathisans de Gauche.

Il faudra oser, innover, créer les conditions de voir des militants socialistes, radicaux, verts réalistes, communistes, démocrates tous rassemblés dèrrière le même candidat dès le Premier tour.

Notre pays a besoin d’une ligne politique claire, de moyen terme.

La Gauche ne peut se satisfaire d’être à la tête de la majorité des collectivités térritoriales et laisser depuis 1995 la Droite gérer le pays. Une droite arrogante, capable de toutes les contorsions idéologiques car une seule chose guide son destin : le pouvoir, tout le pouvoir, rien que le pouvoir.

La Gauche a autre chose à offrir aux Français : S’inspirer d’une exigence humaniste pour agir dans l’intérêt de TOUS et non pas de quelques uns.

Vous avez du travail qui vous attend, Monsieur le futur Premier Secrétaire. A votre disposition s’il le faut pour apporter ma pierre à ce futur édifice.