interview sur le Grand stade de l’Olympique Lyonnais

Vendredi 19 novembre 2010

« Ce stade se fera« . Thierry Braillard en est certain, et n’a pas hésité à le clamer lors de son passage à OL System ce mercredi soir.

« Ce stade se fera. Le dossier n’a pas toujours été simple, il y a eu des problèmes de territoires pas faciles à gérer. Le projet est lancé et on a intérêt qu’il se fasse le plus vite possible[...] Les enquêtes publiques sont quasiment terminées. On attend le décret qui va déclarer le stade d’intérêt national. Le permis de construire devrait être posé en 2011« .

L’adjoint aux sports à la ville de Lyon est pour cela revenu sur les points forts du projet, selon lui:

« Il faut rappeler à tous qu’il s’agit d’un projet privé. Dans le cas de Bordeaux, de Marseille, il y aura un appel aux contribuables assez important, de l’ordre de 175 millions d’euros pour Bordeaux par exemple. Nous on va rien demander au contribuable lyonnais.[...] Tous les grands clubs européens sont propriétaires de leur stade. Ils ne sont pas dans des projets privé-public (PPP) comme il y aura à Lille, où il y aura toujours un amalgame entre la collectivité et l’intérêt privé de la société qui gère le club de football. A Lyon on est sur un schéma sain. »

Le remaniement gouvernementale pourrait en tout cas apporter un avantage décisif pour la construction de la nouvelle enceinte : « Malgré des voix discordantes, le soutien de l’Etat devrait être plus fort, le numéro 2 du gouvernement Alain Juppé est dans la même situation que l’OL, pour construire au nouveau stade à Bordeaux. Il y aura certainement l’union sacré décrétée pour que ces stades aillent à leurs termes ».

Thierry Braillard est par contre longuement intervenu sur les idées recues concernant le futur Stade de l’OL :

« Il faut arrêter de croire tout ceux qui disent qu’il y a un plan B concernant Gerland. Très sincèrement, si on avait pu faire un stade de 60 000 personnes à Gerland dans les conditions qui seront celles du Grand Stade, tout le monde l’aurait fait. Le président Aulas n’aurait pas hésité un instant, le maire de Lyon n’aurait pas hésité un instant. [...] Le plan B est un rêve inachevé, un fantasme, mais aussi une vision très conservatrice. Aujourd’hui on est en 2010, et on a de plus un plan B pour Gerland. Je me souviens de gens qui disaien qu’on étrait malades de voir le LOU rugby à Gerland. Et la première expérience à été plus que réussi !« .

Concernant l’opposition, l’homme politique se veut plutôt ironique, « S’opposer à l’Olympique lyonnais, c’a fait parler de soi, ca fait toujours David contre Golliath, le faible contre le fort, mais cela ne sert pas l’intérêt général. Lyon en a grand besoin, le plus vite possible, dans son agglomération si l’on veut toujours rayonner sur le plan européen« . Un discours plus catégorique à l’approche des questions visant l’investissement de l’argent public : « Je veux dire aussi que l’investissement de 200 millions que la collectivité mettrait n’ira pas dans le grand Stade, un projet privé qui appartiendra à 100% à l’Olympique lyonnais. Elle les met dans les infrastructures de transport qui permettront de déservir l’est lyonnais, mais pas uniquement le Grand Stade. Par exemple, la nouvelle ligne de tramway permettra de déservir Eurexpo ».

Les sceptiques seront-ils convaincus ?

Grand stade de l’Olympique Lyonnais : le débat

Samedi 6 novembre 2010

J’ai participé à un débat sur le Grand stade de l’OL organisé par LYON CAPITALE.

On refait l'enquête : Grand Stade
EN VIDEO

On refait l’enquête : Grand Stade

EMISSION-DEBAT  - Retrouvez l’émission « On refait l’enquête » consacrée au Grand Stade de Décines. Avec Thierry Braillard adjoint aux sports à la ville de Lyon, Emmanuel Hamelin conseiller municipal UMP à Lyon, Patrick Iliou directeur général de l’OL en charge du Grand Stade et Paul Terra journaliste à Lyon Capitale.

Ce que sera le futur stade de l’Olympique Lyonnais

Mercredi 27 octobre 2010

Une présentation intéressante qui montre bien l’enjeu pour le club bien sûr, mais également pour l’agglomération Lyonnaise de ce futut équipement.

> http://www.grandstadeol.com/IMG/3d/film.html

Allez l’OL

Mardi 6 avril 2010

LE 11 TYPE DE BERNARD LACOMBE

À son club de coeur, l’Olympique Lyonnais,Bernard Lacombe est lié depuis plus de trente saisons. De 1969 à 1978 comme joueur. De 1988 à 1996 comme dirigeant. De 1996 à 2000 comme entraîneur. De 2000 à aujourd’hui comme conseiller du président. Sa sélection a valeur d’expertise. Nous lui avons donc demandé de composer son équipe idéale. Sa seule condition préalable ? « Si j’en suis l’entraîneur, je ne me sélectionne pas. » Et une contrainte unique : ne choisir que des joueurs ayant évolué à l’OL en sa présence. Par Erik Bielderman.
Je me permets d’introduire deux nuances : Pour le Gardien, je pense qu’Hugo LLORIS doit être titulaire de cette équipe. Et à la place d’Angel RAMBERT, sur le flanc gauche, j’aurais titularisé Franck GAVA.
J’ai eu l’occasion de le dire à Bernard LACOMBE.

Cliquez sur chaque joueur pour obtenir le commentaire de Bernard Lacombe à propos du joueur.

LES REMPLAÇANTS

HUGO LLORIS, Gardien, depuis 2008
«Un grand monsieur. Énorme. Calme. Le talent à l’état pur. »
LJUBOMIR MIHAJLOVIC, Arrière, 1970-1977
«Un « Yougo ». Technique, rusé, dur, voire vicieux. Bon relanceur. »
CLAUDIO CAÇAPA, Arrière, 2000-2007
«Une sorte de Lilian Thuram. Anticipation. Homme de vestiaire important. »
TIAGO, Milieu, 2005-2007
«Un diesel par rapport à Essien et Diarra, mais quelle justesse de jeu ! Il bouche tous les espaces. »
FLORENT MALOUDA, Milieu, 2003-2007
«Son association à gauche avec Abidal reste un exemple. Gros travailleur. »
KARIM BENZEMA, Attaquant, 2004-2009
« Il va devenir un très grand. Il est doué et intelligent. »
FLEURY DI NALLO Attaquant, 1960-1974
«C’est plutôt un second attaquant. C’est pourquoi il n’a pas trouvé place dans mon système. »

Lyon – Bordeaux

Vendredi 2 avril 2010

Deux villes qui se ressemblent et une compétition européenne de football qui voit s’affronter en quart de finale de la ligue des champions l’Olympique Lyonnais et les Girondins de Bordeaux.

Mardi soir, les lyonnais ont su faire la différence dans un match engagé, parfois âpre, et plutôt équilibré.

Il aura fallu le formidable talent d’Hugo LLORIS, l’énergie positive de LISSANDRO LOPEZ pour que les lyonnais pouusent les Bordelais dans leur retranchement et l’emporte finalement 3 buts à 1.

Dans 77% des cas, ce score du match aller a suffi pour obtenir la qualification pour le tour suivant. Et là, c’est le rêve : L’OL peut être pour la première fois de son histoire en demi-finale de la champion’s league !

Il faudra être fort mercredi à Bordeaux où je serai.

J’aurais l’occasion de revoir l’excellente adjointe aux sports de Bordeaux, Arielle PIAZZA, (photo Lyon people), avec laquelle j’entretiens les meilleurs rapports qui soient.

La qualification pour les Quarts de finale est possible

Mercredi 17 février 2010

Les matches de football de la Ligue européenne des champions ont une odeur particulière.

Hier soir, tel a été le cas avec la très convaincante  victoire de LYON sur MADRID 1 à 0 (But de JeanII Makoun).

En toute vanité, j’avais pronostiqué ce score la veille, tant j’avais la certitude que cette compétition européenne transcende les esprits et le moral des joueurs lyonnais.

Cela montre aussi que si l’OL veut rester dans la cour des grands d’Europe, le nouveau stade est une étape essentielle.

En deuxième mi-temps, les lyonnais auraient pu marquer un ou deux autres buts. J’espère que nous n’aurons pas à le regretter le 10 mars à Madrid pour le match retour.

En tgout cas, la qualification pour les 1/4 de finale de la champion’s league est possible et rien que cela, ce matin, satisfait notre bonheur d’être Lyonnais.

Grand stade : Le mirage de Gerland

Mercredi 20 janvier 2010

J’ai répondu à trois questions pour le journal « Le Progrès » concernant l’implantaion du Grand Stade que certains démagogues verraient à Gerland !

/ Archives Stéphane Guiochonzoom

/ Archives Stéphane Guiochon


« Qui paierait l’extension du stade de Gerland » ?

Vous avez voté au Grand Lyon la révision du Plan local d’urbanisme permettant la construction du stade à Décines. Or vous n’avez pas toujours été emballé par ce projet.

En 2007, j’étais de ceux qui se posaient la question de l’accessibilité au Grand Montout. Mais le travail réalisé depuis est tout à fait exemplaire. Les choses ont évolué de façon positive en matière de transports en commun notamment.

Pourquoi ne pas agrandir Gerland comme le suggèrent les opposants ?

Une mission du conseil municipal (dont faisait parti le député UMP Michel Havard) a conclu à l’unanimité à l’imposibilité de construire OL Land à Gerland. Qui paierait les 250 millions d’euros de travaux ? Certainement pas les contribuables. Ensuite, passer Gerland de 41 000 à 60 000 spectateurs engendrerait davantage de bouchons alors qu’on reste actuellement coincé 1 heure à 1 h 30 dans les bouchons. Pas très compatible avec le Grenelle de l’environnement.

C’est aussi ce que disent les opposants de Décines.

Pourquoi ne le dénoncent-ils pas à propos de Gerland? A Décines, le stade sera exemplaire en normes de haute qualité environnementale.

Recueilli par

Jacques Boucaud

Le grand stade en marche

Lundi 2 novembre 2009

Alors que ce soir sera évoqué le soutien du Grand Lyon à l’Olympique Lyonnais, j’ai répondu à une interview pour le  site sport24.

Grand Stade Lyon Le futur stade de l’OL est attendu pour fin 2013 (hok sport architecture)

Dans le cadre de notre Semaine lyonnaise, Thierry Braillard, l’adjoint au maire chargé des sports à Lyon, nous a accordé un long entretien, dont la première partie est consacrée au futur Grand Stade.

par , le 01-11-2009

Thierry, que représente selon vous le Grand Stade pour la ville de Lyon ?
Thierry Braillard : C’est une fantastique opportunité pour la métropole lyonnaise de se doter d’un équipement d’une architecture fabuleuse et, qui plus est, absolument nécessaire pour les besoins de l’agglomération. Aujourd’hui, on a véritablement besoin à Lyon d’un équipement de ce type et je suis donc très favorable (Ndlr : il insiste sur ces mots) à l’édification prochaine de ce grand stade.

En termes de financement, il s’agira d’un projet à 100% privé…
Thierry Braillard : Oui, contrairement à Nice qui fera du 100% public ou à Lille qui partage les frais entre public et privé. A Lyon, tout est financé par OL Groupe. Tout ce qui est demandé aux collectivités, ce sont des aménagements afin de faciliter l’accès au stade.

Aujourd’hui, quelles sont les dernières étapes à franchir pour lancer les travaux ?
Thierry Braillard : Il y a encore un certain nombre d’étapes, comme celle de déposer le permis de construire par exemple. Mais avec le projet de loi qui a été adopté pour rendre le site d’intérêt général et avec la rénovation du plan local d’urbanisme qui est intervenue au niveau de la collectivité urbaine de Lyon, nous sommes aujourd’hui dans les starting-blocks pour que le stade soit bel et bien inauguré le 8 décembre 2013.

A priori donc tous les problèmes et autres réticences sont écartés…
Thierry Braillard : Non, pas tous les problèmes. Vous savez, sur des grands projets tels que celui-ci, il y en a toujours. Mais disons que sur les grands axes, il y a une vraie volonté d’aboutir rapidement.

En filigrane de ce projet se trouve aussi la candidature de la France pour l’organisation de l’Euro 2016…
Thierry Braillard : (il coupe) Ce n’est pas en filigrane. Le projet est totalement intégré à cette candidature.

Une candidature qui doit donc servir aussi d’accélérateur au projet ?
Thierry Braillard : Tout à fait. On a candidaté pour être stade accueillant de l’Euro avec ce nouveau stade. Et un stade de 60 000 places aura une autre ambition qu’aurait pu avoir celle du Gerland actuel, limité à 41 000 places.

Concernant Gerland, à partir de 2013, que deviendra-t-il ?
Thierry Braillard : (ironique) Notre problème à Lyon, c’est que comme le sport marche, le LOU est en train d’accélérer les choses puisque le club est 2e de la Pro D2 et officiellement candidat à la montée. Le LOU sera donc le prochain occupant du stade de Gerland.

C’est une décision actée ou seulement une envie de votre part ?
Thierry Braillard : C’est acté.

Même si le LOU reste en Pro D2 ?
Thierry Braillard : Disons que d’ici 2013, on fera en sorte qu’il ne soit plus en Pro D2 (sourire).

Liverpool

Mercredi 21 octobre 2009

Il y a dans la vie des journées qui marquent, qui laissent un souvenir indélébile pour pouvoir s’en souvenir, des mois et des années après.

je garderai donc un grand souvenir de ce 20 octobre 2009 que j’ai passé à LIVERPOOL.

Premier temps fort de la journée :

abbey la visite du musée des BEATLES en compagnie de mon ami Michael JONES, vieux complice de Jean-Jacques GOLDMAN et accessoirement ancien jury de la star Ac’.

Ces quatre jeunes de LIVERPOOL ont laissé une trace indélébile pour plusieurs générations et ont fait évolué le monde dans les années 60/70. Un musée qui montre notamment le rôle joué par les uns et les autres, les débuts à « la Casbah », la montée en puissance d’un groupe devenu un mythe. Que ce soit John, Ringo, George ou Paul, ces quatre là ont marqué le monde et ce musée qui leur est consacré est très intéressant.

Et puis en fin de journée, le match de champion’s league qui a vu la victoire éblouissante de l’Olympique Lyonnais. 33 ans après l’échec des stéphanois, les lyonnais ont gagné à Anfield Road et de quelle manière !

Mené 1-0 à la mi-temps, avec la sortie de CRIS (il est vrai que Fernando Torres et Steven Gerrard manquaient cruellement à Liverpool), l’Olympique Lyonnais a su renverser la tendance et l’emporter 2-1.

Quel bonheur d’être l’Adjoint aux sports d’une ville qui regroupe en son sein un tel club, une telle équipe dirigeante, de tels joueurs.

govouMention spéciale à mon ami Sydney GOVOU qui a été,  hier soir, une nouvelle fois extraordinaire.

Un match de très haut niveau qui montre bienn que Sydney est indispensable à L’OL.

Grand Stade de l’O.L. : C’est parti

Jeudi 9 juillet 2009

stade-olExtrait de mon intervention du lundi 6 juillet lors de la séance plénière du Grand LYON:

J’ai participé le 23 juin dernier à Paris aux rencontres parlementaires sur le sport qui avaient choisi le thème Infrastructures et Fonctionnement : Quel financement du sport.

Et le constat dressé à cette occasion par les participants de tous bords était implacable : le niveau d’équipement des stades de football est insuffisant en France et il est devenu inadapté.

C’est dans cet esprit que la commission Grand Stade Euro 2016 présidée par Philippe SEGUIN a été mise en place et elle a émis dix recommandations dont la première disposait : « à proposer que les nouveaux « grand stades » et leurs équipements connexes, nécessaires à leur implantation soient reconnus comme ayant un caractère d’intérêt général, qu’ils soient d’initiative publique ou privée ».

Il aura fallu attendre des mois pour que, finalement, le Parlement soit saisi d’un texte validant cette reconnaissance et donne le coup d’envoi de plusieurs projets dont celui de Lyon.

Tout le monde sait que le projet «Grand Stade » de l’Olympique Lyonnais ne pouvait véritablement être lancé sans ce texte.

C’est l’objet de la révision du P.L.U. sur la commune de Décines qui nous est soumise ce soir et que les quatre élus du Groupe Radical de Gauche Grand Lyon Demain voteront favorablement, violant le secret du vote voulu par le l’UMP pour des considérations que notre collègue BUFFET nous expliquera.

Au contraire, nous voulons un vote public car avouons le, le dossier Grand Stade a déjà fait couler beaucoup d’encre et il est surtout devenu un enjeu politique disons de politique politicienne compte tenu de l’opposition à ce projet exprimée par les élus de l’UMP depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, sous la houlette de nos collègues Meunier et Forissier.

Le projet Grand Stade de l’Olympique Lyonnais appelle de notre part 3 remarques sur le financement, l’implantation et les conséquences positives pour notre métropole, et j’utilise ce terme à dessein, compte tenu de notre désir sur la réforme des collectivités territoriales.

Sur le financement :

Il y a actuellement 3 projets très avancés du Grand Stade en France.

L’un à Nice qui sera financé entièrement sur fonds publics, l’un à Lille qui a un financement public/privé et qui coutera chaque année 20 millions d’euros à la collectivité lilloise en plus du coût des aménagements de voiries nécessaires estimé à 180 millions d’euros.

L’un à Lyon qui a un financement purement privé avec un coût de 350 millions d’euros pour l’infrastructure sportive stricto sensu et 450 millions d’euro pour la globalité de O.L. Land.

Compte tenu de nos perspectives financières, je pense qu’il ne faut pas avoir l’hypocrisie de ne pas reconnaître que notre agglomération n’avait pas les moyens de réaliser à court terme un tel investissement. D’ailleurs, ce n’est pas l’évolution générale.

Cela nous a été rappelé lors de notre dernière séance à la suite d’une question orale des Verts.

Parce que notre agglomération a besoin d’homogénéité, parce qu’un tel équipement est une formidable opportunité, le site du Montout à Décines représente une véritable opportunité et l’Olympique Lyonnais a fait le choix de cette implantation en 2007.

Voilà la réalité que les élus de l’UMP ne veulent pas voir, ne veulent pas entendre, ne veulent pas admettre. C’est la réalité.

Le fait que Jean-Michel AULAS et son Conseil d’Administration aient fait le choix de prendre en charge l’intégralité du financement du stade est une opportunité. Je veux saluer à cette occasion le remarquable travail de Jean-Michel AULAS et le remercier pour tout ce qu’il a apporté au Grand Lyon.

Si ce n’est pas totalement la culture française, cet investissement privé pour un stade s’inscrit dans une logique européenne et c’est le cas des grands clubs européens qui sont tous propriétaires de leur stade.

A partir de là, sur l’implantation du Grand Stade, je me souviens qu’il m’est souvent arrivé d’entendre des discours d’élus dire : « c’est celui qui paie, qui décide ».

Ne l’oublions pas trop. Ce n’est pas un investissement public mais bien privé.

Qui a pris la décision de ne pas investir à Gerland alors que le Maire de Lyon était favorable à l’extension du stade ?

Qui avait pris attache avec des élus de communes, hors Grand Lyon, du côté de Pusignan pour l’implantation du Grand Stade ?

C’est bien le Président de l’Olympique Lyonnais me semble t’il.

Du côté du Grand Lyon, j’ai souvent eu l’occasion d’accompagner le Président Collomb, qui sans pouvoir s’imposer, à toujours essayé très fortement d’inciter le choix d’implantation du Grand Stade.

Et la première suggestion qui a été faite à l’Olympique Lyonnais était le site de Puisoz à Vénissieux. Ainsi, au printemps 2006, un travail dans ce sens à été mené.

Qui a décidé d’abandonner le site du Puisoz ? si ce n’est le Président de l’Olympique Lyonnais n’ayant pu trouver un terrain d’entente avec le propriétaire du terrain.

Ce Grand Stade est une opportunité pour notre agglomération, tant pour son rayonnement que son attractivité et son développement.

En ces temps de crise, c’est un levier économique et social qu’on ne peut nier.

Sportivement, c’est l’occasion pour l’Olympique Lyonnais de franchir un cap essentiel pour ne pas être trop distancé par les grands clubs européens, poursuivre une politique de formation exemplaire et laisser à d’autres des transferts de joueurs et des salaires indécents.

En tant qu’Adjoint aux Sports de Lyon, j’accepte que mon club aille jouer à Décines où alors, il ne faut pas d’un côté plaider pour la métropole et de l’autre être le dernier défenseur du village gaulois d’Astérix et d’Obélix.

Je regrette également l’opposition au projet de mes amis de Chassieu qui ont la chance d’avoir un terrain de Golf et qui devraient se satisfaire d’avoir près d’eux le Grand Stade.

Certes l’accessibilité mérite notre attention et les investissements du Sytral tendant à améliorer au mieux la desserte et éviter les nuisances.

L’autre jour, Frédéric Thiriez et le Président Escalettes venaient chercher notre soutien pour la candidature française à l’euro 2016. Ils parlaient de solidarité nationale.

J’ai envie de vous dire ce soir que le projet Grand Stade a besoin, à partir d’aujourd’hui, d’une solidarité grand lyonnaise.

C’est peut-être une utopie ?

Mais la politique doit contenir de l’utopie.