La crédibilité de Nicolas SARKOZY sérieusement mise en doute…

Lundi 30 janvier 2012

Hier soir, lors de l’intervention télévisée de Nicolas SARKOZY, j’ai été profondément choqué lorsque vers la fin de l’émission, le candidat-Président rappelle fermement qu’il n’aura pas augmenté les impôts durant son quinquennat, alors que la TVA a son taux social et à son taux normal auront fait l’objet d’une hausse (la TVA est considérée en finances publiques comme un impôt indirect).

Sans parler les différentes taxes créées depuis cinq ans et qui, avec le temps, deviennent indolores mais qui sont payées quand même.

Je ne resiste pas à publier sur ce blog un post de mon ami Pierre-Alain MUET, Député de la seconde circonscription de LYON, qui en dit long sur la personne de Nicolas SARKOZY.

Et ce n’est pas la première fois que Nicolas SARKOZY est pris en flagrant délit de contradiction !

«  En 2004, l’éphémère ministre de l’économie et des finances, Nicolas Sarkozy, interrogé le 4 mai par la commission des finances du Sénat,  répondait au président de la commission et promoteur obstiné de cette mesure, Jean Arthuis, que « les études dont il dispose montrent que la hausse d’un point de TVA pouvait donner lieu à 0,9 point de croissance en moins alors que l’impact d’une baisse des charges patronales serait seulement de 0,4 points de croissance en plus ».Résultat, chaque point de TVA sociale réduirait la croissance de ½ point.

Et il ajoutait « l’accroissement du taux normal de la TVA serait problématique pour la compétitivité française » etrappelait « qu’il était donc à craindre qu’une hausse de la TVA, malgré la diminution des charges, ne fut intégrée dans la marge, et donc intégralement répercutée sur le prix de vente » (source Compte rendu la Commission des finances du Sénat, 4 mai 2012).

Question au président : Si un point de TVA Sociale baisse la croissance de 1/2 point, de combien 1,6 point de TVA sociale baissera la croissance ?

Question subsidiaire : En quoi ce qui était déjà inopportun en 2004 alors meme que le pouvoir d’achat augmentait peu serait-il devenu pertinent en 2012 quand le pouvoir d’achat baisse ? ».

No comment.

Le Bilan négatif de Nicolas SARKOZY

Jeudi 5 janvier 2012

ADHÉRER À TERRA NOVA
Sondage exclusif – Nicolas Sarkozy : son bilan, son boulet
NOTE Par François Bazin.Le 04/01/2012
Sauf surprise, Nicolas Sarkozy devrait briguer un second mandat présidentiel cette année. Les Français sont pourtant très critiques sur le bilan de son quinquennat, selon un sondage exclusif Opinion Way pour Terra Nova, en partenariat avec Le nouvel Observateur, dans le cadre de la publication des bilans du gouvernement sur Debats2012.fr. Près de 70 % des personnes interrogées jugent négative l’action du chef de l’Etat depuis cinq ans. Retrouvez ci-dessous l’analyse détaillée de ce sondage par François Bazin, rédacteur en chef du service politique du nouvel Observateur, publiée dans l’hebdomadaire le 5 janvier 2011.

LIRE L’INTEGRALITE DU SONDAGE

Synthèse

L’équation de la présidentielle, cru 2012, est sans doute plus simple qu’on ne veut bien le dire. Cela tient d’abord au contexte. La crise était encore l’année dernière essentiellement financière et internationale. Elle prend désormais un tour à la fois national et social. Montée du chomage, pression sur le pouvoir d’achat, avec, en toile de fond, la dette qui renforce la menace des agences de notation. Pour la première fois depuis plus de quinze ans – depuis 1995, en l’occurrence –, une compétition présidentielle va se jouer à l’écart des thématiques sécuritaires qui firent le miel de Jacques Chirac, en 2002, et de Nicolas Sarkozy, en 2007. Autre innovation et pas la moindre : jamais depuis 1981, un président sortant n’avait essayé de se faire réélire, hors phase préalable de cohabitation. L’effet quinquennat joue désormais à plein et l’hyperprésident supporte donc seul tout le poids de son bilan. Quand François Hollande entonne à tout-va que « le changement, c’est maintenant », il prend acte de cette nouvelle donne. Et quand Nicolas Sarkozy raconte à ses proches que sa seule chance de s’en sortir est « de rompre avec lui-même » en devenant de plus en plus président au moment où tous ses concurrents enfilent l’habit de candidat, c’est également cet écueil qu’il tente de contourner.

Jugement sévère y compris à droite
Est-ce jouable ? Le sondage OpinionWay réalisé pour Le nouvel Observateur et Terra Nova montre l’extraordinaire difficulté de cet exercice de transformisme. Car la personne de Nicolas Sarkozy n’est pas seule à être aujourd’hui rejetée par une large majorité des Français. La très légère embellie de la fin 2011 ne doit pas cacher l’essentiel. Dans l’exercice de comparaison qui va être celui de la vraie campagne présidentielle – celle qui a commencé début janvier – le bilan du président est le boulet du candidat. Le « capitaine courage », que prétend être Nicolas Sarkozy, ne peut convaincre que si la crise n’a pas tout emporté. C’est au fond le curieux paradoxe de la ligne de campagne du maître de l’Elysée. Pour montrer son sang-froid, il a besoin d’une tempête alors que, pour regagner la confiance, il faudrait qu’elle se calme. Là encore la question du bilan intervient comme la preuve des capacités supposées de Nicolas Sarkozy.
Or, pour 70% des Français, ledit bilan reste globalement négatif (voir tableau 1). 33 % l’estiment même « très négatif ». Ce jugement sévère, après cinq ans d’exercice du pouvoir, est partagé par toutes les familles d’électeurs, hormis ceux de la droite qui malgré tout sont un quart à se démarquer de leur supposé champion. Jamais un président en exercice n’avait abordé une présidentielle dans une situation aussi défavorable. Il y a d’ailleurs une logique entre la perception de son bilan et l’ampleur de sa défaite annoncée par les sondages d’intention de vote pour le second tour de la présidentielle. Si Nicolas Sarkozy rassemble, c’est d’abord contre lui.
Un lien brisé avec les Français
La faute à la crise ? C’est l’antienne de l’Elysée. Elle ne convainc pas les Français. Face aux difficultés de l’heure, ces derniers font au président sortant un procès en insincérité. 73 % estiment qu’il n’a pas été fidèle à ses promesses de campagne et, parmi eux, 57 % pensent qu’il n’avait d’ailleurs pas l’intention de les tenir (voir tableau 3).
Ce chiffre-là est à coup sûr le plus inquiétant pour lui. Il l’enferme dans un double piège. Dès lors que sa parole est à ce point dévaluée, il ne peut assumer ni ce qu’il a été ni ce qu’il voudrait être. L’argument de la crise, en tout cas, ne suffit pas. Là encore, seule la droite veut bien y croire encore. Ce qui explique – mince consolation ! – qu’au premier tour de la présidentielle, selon tous les sondages d’intention de vote, le président sortant parvienne à surnager face à la menace lepéniste. Pour le reste, le lien s’est brisé entre l’Elysée et les Français. Gardien de l’essentiel, selon la formule du général de Gaulle, le président est aussi le garant du bon fonctionnement de la démocratie.
Sur ce terrain-là aussi, la dévaluation de la parole sarkozyste atteint la fonction : pour 49 % des Français, la démocratie n’a cessé de s’affaiblir depuis bientôt cinq ans (voir tableau 2). Un peu comme si l’hyperprésidence était perçue comme une concentration néfaste du pouvoir et non comme la marque d’une responsabilité assumée après les longs règnes – Sarkozy dixit – de ces « rois fainéants » nommés Mitterrand et surtout Chirac.
Le style, c’est l’homme. Pour caractériser l’action présidentielle, depuis 2007, les Français choisissent un mot qui vaut à la fois pour Nicolas Sarkozy et pour la politique qu’il mène. « Dure » pour 42 %, celle-ci n’est « juste » que pour 10 %. « Libérale » pour 29 %, elle n’est « protectrice » que pour 8% (voir tableau 4).
Le sarkozysme présidentiel n’incarne pas une ligne politique mais une manière d’agir. L’insincérité dont il est crédité rejoint en ce sens l’indétermination qu’on lui prête. Qu’est-ce que le sarkozysme, au final, sinon une manière compacte et rude, très peu rassembleuse et trop peu efficace, de conduire les affaires de la France ? Si le président sortant doit être battu, au printemps prochain, c’est sur la base d’un bilan dont on voit bien qu’il le concerne au premier chef, tant il est impossible de faire la distinction entre ce qu’il est et ce qu’il a voulu. Nicolas Sarkozy – on le vérifie dans toutes les questions posées par OpinionWay – conserve le soutien de ce qui reste de la droite. Mais, dès qu’on interroge les Français sur son action, rejaillissent des perceptions qui tiennent aussi à la personnalité du candidat. A l’évidence, en politique comme dans la vie, c’est toujours la première impression qui est la bonne et, en tout cas, la plus durable. A l’heure du jugement, l’entame du quinquennat, symbolisée par la fête du Fouquet’s et sa brochette de puissants, continue de peser lourd, dans l’esprit de l’opinion, même quand elle est confrontée à la perspective d’un nouveau mandat.
La nature du sarkozysme, du même coup, est d’être perçue comme « dure » avant de s’inscrire dans les catégories habituelles de la gauche et de la droite. Sur ce plan-là, il y a chez les Français une forme de trouble qui dit sans doute la manière dont le président sortant peut échapper, dans la campagne, à la seule logique du bilan et donc de la défaite assurée. Quand on demande aux personnes interrogées par OpinionWay de classer Nicolas Sarkozy sur un axe gauche-droite, on s’aperçoit que la perception de son positionnement est moins nette aujourd’hui qu’en 2007 (voir tableau 5).
Dans le souvenir des Français, c’est un homme de la droite – du cœur de la droite classique – qui est entré il y a cinq ans à l’Elysée. Celui qui remet aujourd’hui son mandat en jeu est jugé à la fois plus droitier, plus proche de la droite extrême et à la fois plus complexe, notamment pour les électeurs du MoDem ou du FN qui estiment qu’il s’est même gauchisé. A droite, on note, dans le même registre, un léger recentrage présidentiel. Ces mouvements browniens ne modifient qu’à la marge le positionnement supposé du chef de l’Etat. Mais, sans doute est-ce dans cette perception d’une inclassabilité potentielle que se trouve pour Sarkozy la voie étroite du salut.
Un président paradoxal, dur et trop peu cru
Le palais de l’Elysée, avec les moyens qu’il offre et surtout le statut qu’il confère, reste le dernier bien d’un roi dont les Français voient qu’il est nu mais qui n’en demeure pas moins le souverain en titre. Tel était d’ailleurs le vrai sens de l’allocution présidentielle, au soir du 31 décembre. Le vœu le plus cher de Nicolas Sarkozy est de rester en place et, pour cela, le moyen le plus simple est encore d’abandonner le plus tard possible son fauteuil. Encore un moment… C’est dans la perception, thème par thème, de l’action présidentielle, depuis 2007, qu’on mesure la réalité d’un pôle sinon d’excellence, du moins de compétitivité, dont Nicolas Sarkozy aura le monopole d’ici au 6 mai 2012. Action lors du G20, action face à la crise européenne, place de la France dans le monde : ce sont les trois domaines où il continue à recueillir l’assentiment majoritaire. C’est sur le régalien, marque de fabrique de tout président, que survit le sarkozysme. La « dureté » prêtée par les Français à Nicolas Sarkozy peut trouver sur ce terrain – et sur lui seul – une application jugée positive dès lors qu’elle flatte la fierté nationale. Quel autre choix possible, au demeurant, puisque c’est dans la lutte contre les inégalités et le chômage ainsi que dans la défense du pouvoir d’achat qu’il est jugé le moins performant (voir tableau 6).
La question de la crise n’est pas seulement en surplomb de la présidentielle. Elle irrigue l’ensemble du débat. Cela vaut pour tous les candidats. Notamment pour François Hollande qui appelle d’autant plus fortement au « changement » que celui-ci ne peut être que mince. Mais elle s’impose surtout à Nicolas Sarkozy comme le thème incontournable du combat le plus risqué de sa longue carrière. Président dans la crise ou président de crise ? L’un subit, l’autre agit. L’un poursuit, l’autre rompt. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu’à l’Elysée c’est le Sarkozy nouveau dont on taille, vaille que vaille, les habits neufs. Au-delà du contexte qui s’impose à tous, il y a quand même un certain fatalisme, de la part d’un président sortant, à se laisser ainsi déporter sur le terrain certes valorisant mais, ô combien, complexe de l’action internationale ou même européenne. Mais la conjoncture est telle qu’elle impose ce double registre puisque ses solutions sont souvent extérieures et ses effets essentiellement internes. Nicolas Sarkozy est un président paradoxal : dur et trop peu cru à la fois. C’est du même coup un candidat en grand danger : sans marge aucune alors même que l’action est son ultime viatique. S’il gagne, c’est qu’il est fort, très fort !

Les promesses n’engagent que ceux qui veulent bien les entendre

Mercredi 9 février 2011

Bon travail réalisé par le site LE POINT.fr sur l’exercice télé de Nicolas SARKOZY devant des français choisis comme représentatifs.

Par Marc Vignaud

Le 25 janvier 2010, Nicolas Sarkozy répondait à un panel de Français sélectionné par TF1. Selon un sondage CSA, 57 % des Français avaient jugé favorablement son intervention. Il faut dire qu’il avait été peu avare de promesses. A-t-il tenu parole ?

« Faire baisser le chômage »

Interrogé sur l’emploi par une jeune femme au chômage malgré son bac + 5 en marketing communication, Nicolas Sarkozy répond : la situation « est en train de se retourner ». « Je sais que, dans les semaines ou les mois qui viennent, vous verrez le chômage baisser. »

En 2010, le nombre de chômeurs a augmenté de 3 % et même de 5,3 %, si l’on inclut les personnes qui ont exercé une activité réduite. Au total, en tenant compte de l’outre-mer, le nombre de demandeurs d’emploi en France a dépassé les 4,3 millions à la fin de l’année dernière. Simple délai avant la baisse ? Le gouvernement veut y croire. Il a fixé l’objectif de passer de 9,4 % à 9 % de chômeurs fin 2011. Mais certains économistes sont beaucoup plus pessimistes : l’OFCE table sur une remontée du taux à 9,7 %.

« Contraindre Renault à investir en France »

Interpellé par un ouvrier d’un sous-traitant de Renault, Nicolas Sarkozy assure que l’État se battra pour faire augmenter la proportion de ses fournisseurs français d’un tiers à deux tiers. Sauf que, selon Renault, 42 % de la valeur de ses achats est déjà effectuée auprès de sous-traitants hexagonaux…

Le chef de l’État a surtout promis que la voiture électrique Renault serait produite dans l’Hexagone. Cette fois, la promesse est tenue. Ou presque. Dans la présentation de sa stratégie industrielle, le 2 février 2011, la firme au losange, dont l’État est actionnaire à 15 %, a confirmé : « 80 % des véhicules électriques vendus dans le monde seront produits en France en 2015. » Quant aux batteries et aux moteurs électriques, ils seront respectivement produits à l’usine de Flins et celle de Cléon à partir de 2013. Entre 2010 et 2013, Renault prévoit d’ailleurs de placer 40 % du total de ses investissements sur ses sites français. Mais c’est une usine espagnole qui produira dès 2011 la Twizy, troisième voiture électrique de la marque.

« Partager les profits »

« Si les partenaires sociaux n’avancent pas, je serai obligé, contraint, d’avancer par la loi. » Face au panel, Nicolas Sarkozy se montre très ferme sur le thème du partage des profits par tiers (salariés, actionnaires, entreprises), une idée qu’il a lui-même lancée en février 2009. Mais devant le refus du Medef, rien de concret n’a été fait. La question est toujours en suspens, et ceci, malgré l’ultimatum fixé par le chef de l’État. Mais elle pourrait ressurgir à l’approche de la campagne présidentielle pour pallier le manque de marge de manoeuvre budgétaire. (Lire la suite…)

Il faut d’urgence une enquête indépendante

Lundi 8 novembre 2010

Trouvé sur le site de MEDIAPART, cet article se rajoute à d’autres qui créent aujourd’hui un véritable climat de suspicion que seule une enquête indépendante pourrait permettre de lever.

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La Une Journal

© Reuters

Chauffeur des Bettencourt entre 1994 et 2004, Dominique Gautier affirme avoir recueilli, au début de l’année 2007, une confidence explosive de l’ancienne gouvernante du couple milliardaire, Nicole Berger, décédée depuis. «Lors d’une conversation téléphonique, elle m’a dit que M. Sarkozy était venu chercher de l’argent chez M. et Mme Bettencourt. C’était juste en pleine campagne électorale.»

SECURITE : SARKOZY s’approprie les thèses d’Extrême Droite

Samedi 31 juillet 2010

A Grenoble, Nicolas SARKOZY a, soit dérapé, soit pris un virage historique dans son comportement politique.

Cela fait maintenant huit ans, Nicolas SARKOZYétait désigné Ministre de l’Intérieur.

« Libération » rappelle aujourd’hui que Nicolas SARKOZY avait déclaré le 22 juin 2002 : « Nous devons et nous allons faire reculer la délinquance. Nous allons gagner la guerre contre l’insécurité ».   Il y a eu un nombre incalculable de lois dites sécuritaires.

Octobre 2005, c’est l’épisode de la racaille et du karcher après une visite de Nicolas SARKOZY , Ministre de l’intérieur, à Argenteuil. Un couvre-feu, de nouvelles lois venant renforcer la répression sont votées.

Avril/mai 2007, la présidentielle. Le nouveau Président de la République eructe, devant des militants de l’UMP ébahis : « Dès demain, c’est une guerre sans merci qui sera engagée à l’endroit des trafics et des trafiquants et j’en assumerai pleinement la responsabilité ». De nouvelles lois sécuritaires et répressives sont votées.

Et puis hier à Grenoble, la confusion délinquance/immigration prônée des années durant par Jean-Marie LE PEN devient un discours d’Etat. SARKOZY dit : « Il y a un problème de transmission des valeurs de la culture Française pour les arrivants dans notre pays :Il faut absolument maîtriser le flux migratoire ». En écrivant ces lignes, j’en ai froid dans le dos…

C’est d’abord l’échec patent de politiques dont notamment celles menées depuis 2007 en matière de tout répressif (souvenez-vous de discours de SARKOZY moquant la police de proximité plutôt préventive), en matière de politique des banlieues (Quelle crédibilité peut-on accordée à Fadela AMARA ?) et surtout, l’école de la République, par manque de moyens, ne remplit plus son rôle de vecteur de mobilité sociale.

Le fossé s’est agrandi, ces dernières années, entre les plus riches et les plus pauvres, créant de l’angoisse et plus de violence sociale. Et cela, Nicolas SARKOZY en porte une lourde responsabilité, qui n’a rien à voir avec la crise économique internationale que nous avons subie.

Et puis cette idée de déchéance de la nationalité au mépris de l’article 1 de la constitution et de la plupart des conventions internationales, cette idée de peine plancher au mépris du principe de l’individualisation des peines, Non, Nicolas SARKOZY prend un chemin très dangereux por les valeurs fondamentales de la République.

Mon discours ne se veut pas angélique et j’ai bien conscience de la gravité et de la violence de certaines situations. De la nécessite de renforts policiers lorsqu’il le faut, mais plutôt que des mots dont on nous abreuve trop souvent, il faut des actes.

L’idée d’un grenelle sur la sécurité n’est pas mauvaise afin d’échanger de différences expériences.

Mais le mal est plus profond, la fracture sociale s’est transformée en fracture spatiale, avec aujourd’hui des zones de non-droit. C’est un grand plan pour retrouver une cohésion sociale et une homogénéité territoriale qu’il faut mettre en œuvre, un plan de consensus travaillé avec les élus locaux. Et laissons à l’extrème droite ses discours xénophobes. Ils sont l’antithèse de ce qu’il faut penser et faire.

Une affaire d’Etat ?

Mardi 6 juillet 2010

Révélée par le site MEDIAPART, l’affaire Bettancourt dérape sur le terrain du financement de la campagne de Nicolas SARKOZY en 2007…

L’ex-comptable des Bettencourt accuse: des enveloppes d’argent à Woerth et à Sarkozy

06 Juillet 2010 Par

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  • Comptable de Liliane Bettencourt et de la société Clymène, qui gère la fortune de la milliardaire, Claire T., louée par ceux qui ont travaillé avec elle pour sa rigueur, est devenue, à son corps défendant, la femme qui en sait trop. Les policiers de la sous-direction des affaires économiques et financières de la préfecture de police de Paris, qui agissent dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nanterre à la suite de la révélation des enregistrements pirates réalisés au domicile de l’héritière de L’Oréal, ne s’y sont pas trompés.

    Lundi 5 juillet, ils ont une nouvelle fois interrogé (elle avait déjà été placée en garde à vue à la mi-juin) cette femme au caractère bien trempé. Après l’avoir questionnée toute la matinée au siège de la police financière, dans le XIIIe arrondissement de Paris, ils ont décidé de la réinterroger, à son domicile cette fois, en fin d’après-midi, sur instruction expresse du procureur de Nanterre, Philippe Courroye, qui estimait qu’elle avait sans doute encore des choses à dire. L’intuition du magistrat était bonne.

    Devant la PJ, elle a relaté une scène mettant en cause Eric Woerth et, à travers lui, le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007. A Mediapart, elle en a raconté beaucoup plus…

    Au départ, les enquêteurs souhaitaient surtout savoir ce que sont devenus trois “carnets de caisse”, ces cahiers dans lesquels Claire T. consignait méticuleusement, année après année, les retraits d’espèces qu’elle réalisait, à la demande de Liliane et André Bettencourt (décédé en novembre 2007). Elle les a tenus entre le mois de mai 1995, date de son embauche par le couple, et le mois de novembre 2008, lorsqu’elle a été licenciée, moyennant une indemnité de 400.000 euros.

    Claire T. est, de fait, détentrice de très lourds secrets, qu’elle a confiés à Mediapart, juste après son audition, lundi soir. C’est un témoignage accusatoire, qu’elle reconnaît volontiers ne pas pouvoir étayer de preuves matérielles définitives et qui devra être soumis par les enquêteurs à un méticuleux travail de recoupements et de vérifications. Claire T. s’explique sur sa décision de parler à la police et à un journal: « J’en ai marre de voir tous ces gens ne pas assumer leurs responsabilités, raconter n’importe quoi. Il est temps de dire ce qu’il s’est passé. Et puis, après tout, moi je n’ai rien à me reprocher. »

    Si elle est furieuse, c’est d’abord parce qu’elle est visée par une plainte pour « vol » – objet de sa convocation par la police judiciaire – déposée par l’avocat de Liliane Bettencourt, Me Georges Kiejman, qui l’accuse notamment de ne pas avoir restitué, au moment de son départ, divers documents comptables.

Confusion et collusion

Mardi 29 juin 2010

Comment peut-on être Ministre du Budget et trésorier de l’UMP et Responsable du clubs des donateurs, généralement de grosses fortunes dont certaines seraient gérées par l’épouse du Ministre du Budget, trésorier de l’UMP et Président du clubs des donateurs à l’UMP.

SARKOZY nous avait bien dit : Avec moi, tout devient possible.

L’article du POINT.fr  est édifiant :

Par Saïd Mahrane

Les gens me voient, ils payent ! À l’américaine. » Nicolas Sarkozy a dans les yeux l’enthousiasme du joueur de casino qui vient de rafler la mise. Nous sommes en 2004. Alors fraîchement élu président de l’UMP, il présente devant les cadres du parti sa belle idée : la création d’un club de donateurs fortunés, qui sera un précieux marchepied en vue de la présidentielle de 2007. Avec une fascination envieuse, il s’est inspiré de George Bush, qui a levé des millions de dollars pour financer sa campagne présidentielle grâce aux « charity dinners » organisés par le Parti républicain. Il en sera donc ainsi à l’UMP. Encore faut-il, pour mener à bien ce dessein, une personne de confiance, présentable, un type solide, sérieux, compétent, sensible à l’autoritarisme. Le président de l’UMP a repéré l’oiseau rare : ce sera le bon Éric Woerth, qui ne s’embarrasse d’aucune filiation. En arrivant à l’UMP, Sarkozy a voulu faire tabula rasa des années Juppé et de sa garde rapprochée. Il ne garda que deux hommes : Jérôme Peyrat pour ses connexions avec le clan Chirac et Éric Woerth, donc.

Sarkozy le conforte tout de suite dans sa fonction de trésorier du parti et lui demande d’organiser et d’animer le Premier Cercle de l’UMP. Pour cela, Woerth s’entoure de Valérie Hoffenberg, élue de Paris, connue pour l’épaisseur de son carnet d’adresses, et du zélé directeur administratif et financier de l’UMP, Vincent Talvas, l’autre homme du Premier Cercle. « Il était important pour nous de diversifier les sources de financement. Pour cela, il fallait organiser les donateurs au sein d’une même structure », nous confiait Woerth il y a quelques mois. Nous interrogions alors celui qui était encore ministre du Budget – donc des impôts – sur d’éventuels conflits d’intérêts. Son collègue Alain Marleix avait, lui, démissionné de son poste de responsable des élections à l’UMP avant de devenir ministre en charge des collectivités locales. Mais, sûr de sa bonne morale, Woerth nous répondit : »Nous ne sommes pas dans une République bananière, ni dans le mélange des genres. Il n’y a pas de confusion. Je joue un rôle politique à l’UMP, qui est mon parti. »

Ateliers de travail pour militants dorés

Le lendemain, il réunissait au Bristol – il arrive que les réunions se tiennent aussi au Cercle Interallié – des membres du Premier Cercle, parmi lesquels Laurent Dassault, Sydney Ohana, le chirurgien des stars, Aldo Cardoso, ancien pdg d’Andersen Worldwide, Guillaume Dard, pdg de Montpensier Finance, ou encore de grandes familles françaises, des patrons de PME et des anonymes. Pour les remercier de leur soutien, Nicolas Sarkozy fait, une fois tous les trois mois, une apparition à ces réunions. Durant près d’une heure, il expose sa vision du monde sous les yeux des convives devenus brusquement très « petits garçons ». Pour dénicher ces bienfaiteurs, moins généreux en ces temps de crise, l’UMP a engagé une agence de conseil en communication de mobilisation, Optimus. « Nous avons un rôle de conseil et d’assistance dans le fund-raising« , explique un cadre de l’entreprise dirigée par Alexandre Basdereff, directeur général du Service d’information du gouvernement entre 1995 et 1997. Employée d’Optimus, Rebecca Jaffrain (joignable à l’UMP) assure la communication entre le parti et les membres du Premier Cercle. Éric Woerth himself n’hésite pas non plus à écrire, par e-mail, à chacun des donateurs.

Afin de les valoriser et de leur signifier qu’ils ne sont pas que des vaches à (bon) lait, l’UMP convie ces militants dorés à des ateliers de travail et les invite à formuler des propositions utiles à l’élaboration d’un programme. En 2007, l’UMP a perçu, au titre de dons de personnes physiques, 9.125.105 euros. Loin, très loin, devant le PS et ses… 743.432 euros. Le Premier Cercle compte environ 400 adhérents, tous titulaires d’une carte « Premier Cercle Premium » inscrite en italique. Pour l’obtenir, il est nécessaire de débourser dans l’année entre 3.000 et 7.500 euros pour la bonne cause sarkozienne. Et pour contourner ce plafond légal, « beaucoup n’hésitent pas à verser des sommes aux membres de leur famille ou à des amis en leur demandant d’en faire don ensuite à l’UMP. C’est la combine », confie un membre du club. Un autre d’ajouter : »Dès que l’on donne, on reçoit une belle lettre personnalisée de Woerth. » Une lettre où il est question d’avenir. 2012, c’est demain : à vos chéquiers !

Les contre-vérités de nicolas SARKOZY

Mardi 26 janvier 2010

certes, mon jugement est partial mais bien franchement, je n’ai pas trouvé bon Nicolas SARKOZY hier soir face à la dizaine de Français qui le questionnaient.

Des réponses décalées, abstraites. La référence aux 35 heures qui datent de dix ans et qu’il n’a jamais remis en cause. Les dossiers Proglio, Jean SARKOZY qui étaient dans notre esprit et qui polluaient la sincérité de ces réponses. Le bouclier fiscal justifié face à des personnes n’y arrivant plus.

J’ai trouvé sur le site du journal « le monde »  un article interressant sur les contre-vérités assénées par Nicolas SARKOZY. Edifiant.

26 janvier 2010

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy était l’invité, lundi 25 janvier, du journal de 20 heures de TF1, où il a été brièvement interviewé par Laurence Ferrari. Il a ensuite répondu aux questions d’un panel de onze Français dans une émission animée par Jean-Pierre Pernaut.

Au cours de cette soirée, le blog “Les décodeurs” et les internautes du Monde.fr ont relevé plusieurs propos du président de la République sujets à caution. (Voir le direct commenté de la soirée). En voici les principaux exemples.

“Henri Proglio perd par rapport à ce qu’il gagnait chez Veolia”

Plutot vrai

En tant que PDG de Veolia, Henri Proglio a gagné, en 2009, 1,6 million d’euros. Son salaire au sein d’EDF devrait se situer entre 1 million et 1,6 million d’euros s’il remplit ses objectifs. Le nouveau PDG pourrait donc gagner un peu moins que chez Veolia. Voir ici dans Les Echos. Henri Proglio bénéficie tout de même d’une augmentation de 45 % par rapport au salaire de son prédécesseur, Pierre Gadonneix. Voir ici dans Le Figaro.


“Le pays où l’on est le plus longtemps indemnisé quand on est au chômage, c’est la France”

C'est faux

Selon un comparatif des Assedic dans 11 pays de l’UE, le pays où l’indemnisation est la plus longue est la Belgique. Puis vient le Danemark, et ensuite la France. Voir le tableau comparatif.


“Il y a eu 800 000 personnes embauchées grâce au dispositif sur les très petites entreprises (TPE)”

Plutôt faux

La mesure qui exonère de cotisations les embauches au smic dans les très petites entreprises a permis de créer 100 000 emplois. Soit un total de 800 000 embauches en TPE en 2008. Mais, en 2007, année où aucun dispositif spécifique n’existait, 700 000 emplois avaient été créés. Les 800 000 embauches ont donc eu lieu, mais elles ne sont pas toutes imputables au dispositif gouvernemental. Voir cet article du Figaro.


“Le secteur de l’automobile représente 10 % de la population active”

C'est faux

En fait, comme l’a montré le chercheur Sylvain Barde (voir sa note de l’OFCE), ce chiffre est trompeur, car il mélange producteurs et usagers du secteurs de l’automobile : des constructeurs aux auto-écoles, en passant par les compagnies d’assurances, les taxis, la police et l’entretien des routes… Soit des corps de métiers qui ne sont parfois que très indirectement concernés par la production de voitures neuves. En réalité, seuls 3 % des actifs dépendent, directement ou indirectement, du secteur automobile. Voir cet article du Monde.fr. (Lire la suite…)

Attention ! SARKOZY veut re-centraliser

Jeudi 8 octobre 2009

eluAprès Alain JUPPE qui a osé dire tout haut ce que beaucoup de Maires de la Majorité disent tout bas « On se fout de nous » concernant la réforme de la taxe professionnelle, c’est au tour de Pierre MAUROY d’écrire un texte sur la réforme des collectivités territoriales plein de sagesses.

Entre la commission BALLADUR et les projets de lois qui seront présentés au Sénat dans les prochaines semaines, il y a un fossé partisan et politicien. Dommage.


 » Le projet de loi gouvernemental portant sur la réforme des collectivités locales que le gouvernement voulait mettre en débat au Sénat, dès l’ouverture de la session d’automne, prend du retard. Ce retard est dû aux désaccords internes à la majorité qui rendent difficiles les arbitrages que veut faire en dernier ressort Nicolas Sarkozy. Ce qui explique que nous ne disposions pas encore du projet définitif et des mesures finalement retenues.

Au cours de l’année dernière, plusieurs groupes, missions et comités se sont penchés sur cette question de la réforme des collectivités locales.

Personnellement j’ai participé avec André Vallini aux travaux de la Commission Balladur dans l’état d’esprit de faire progresser la démarche décentralisatrice initiée par les lois de 1982-83 qui a connu auprès des Français un véritable plébiscite. C’est pourquoi nous avons approuvé les quelques propositions du Comité qui allaient dans ce sens, pensant engager l’Acte III de la décentralisation. Il en est ainsi, par exemple, de l’élection des organes délibérant des Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI) au suffrage universel direct, en même temps et sur la même liste que les conseillers municipaux. Il en est encore ainsi de la création de onze métropoles par la loi. Personnellement, je souhaitais qu’une vingtaine soit créée d’emblée.

En effet, je pense que la « métropolisation » permettra aux villes françaises de se hisser à la hauteur de leurs concurrentes européennes et de rivaliser avec elles en puissance et en notoriété.

Qu’en sera-t-il du projet de loi ? L’avant-projet retient l’idée d’en créer sept. Il faut attendre le texte définitif pour en savoir plus. Très vite, au fil des travaux, pourtant, je me suis rendu compte que d’autres dispositions, auxquelles André Vallini et moi nous nous sommes opposés avec force, avaient pour objectif de mettre fin à la décentralisation. Il en est ainsi de la proposition de créer des conseillers territoriaux siégeant à la fois au Conseil général et au Conseil régional.

Cette disposition, qui apparaît comme un inutile « big-bang », marque plus qu’un recul dans la marche en avant de la décentralisation et de la régionalisation. Car elle conduit à engager à nouveau la France sur la voie de la »recentralisation » et du renforcement de son pouvoir par l’actuel président de la République. Je regrette vivement que la création des conseillers territoriaux constitue la mesure-phare du projet de loi gouvernemental.

Au prétexte de faire des économies (en fait dérisoires) en réduisant de moitié le nombre des élus locaux, cette proposition organise la dénaturation de leur fonction comme celle des politiques portées par les deux assemblées, ce qui n’est satisfaisant ni intellectuellement ni pratiquement.

En fait, cette mesure conduira inévitablement à l’affaiblissement des deux assemblées concernées et donc au renforcement du pouvoir central.

Même si le département n’est pas épargné, la collectivité la plus touchée sera, selon moi, la région, coupée dans son élan par la volonté du gouvernement de mettre fin à l’autonomie financière des collectivités. Les régions ayant vocation à assurer la compétitivité des territoires, il me semblait essentiel de faire émerger de grandes régions puissantes et articulées sur l’Europe. Or, c’est l’inverse qu’on nous prépare.

En outre, si le mode de scrutin de ces conseillers territoriaux est bien, comme j’ai pu le lire récemment, un scrutin à un tour avec une dose de proportionnelle, on comprend mieux les arrière-pensées partisanes qui fondent cette réforme : en finir avec la domination de la gauche sur les assemblées locales. La tradition française étant celle du regroupement de la gauche au 2nd tour, la droite pourrait ainsi reconquérir les pouvoirs locaux avec une majorité relative des voix, autour de l’UMP, qui se veut le parti unique de la droite.

Enfin, comment ne pas voir dans la suppression de la taxe professionnelle une façon de faire perdre aux collectivités territoriales leur autonomie fiscale ?

A l’étude depuis des années, on sait déjà que les différentes sources de compensation envisagées ne seront pas à la hauteur des recettes nécessaires. Les marges de manœuvre des collectivités en seront réduites et leur dépendance vis-à-vis de l’Etat renforcée. Sur ce plan encore, un coup d’arrêt est porté à la décentralisation.

Depuis plus de trente ans, notre pays avait enfin rompu avec sa tradition jacobine et donné aux collectivités territoriales un souffle de liberté qui leur avait permis de se développer et de travailler de façon très efficace au bien-être de nos concitoyens. C’est dire si le projet de loi qui sera déposé en octobre sur le bureau du Sénat ne répondra pas aux attentes de la gauche et de nombreux républicains. Quoi qu’il en soit, je serai de tous les combats pour empêcher l’avènement de l’An I de la recentralisation. »