Reforme territoriale : et les métropoles ?

Lundi 13 juillet 2009

gl L’intérêt général peut laisser penser que lorsqu’une réforme d’envergure est lancée, les choix effectués seront les meilleurs.

Après le travail de la mission Balladur, force est de constater que la naïveté est un vilain défaut en politique.

De conseillers territoriaux qui pourraient être élus de différentes façons, l’esprit de la réforme engagée par nicolas SARKOZY s’apparente plus à de vulgaires calculs politiciens (comment récupérer pour l’UMP des collectivités territoriales) et elle obère l’avenir de la construction politique des grandes métropoles. cela ressemble déja à un rendez vous raté.

je suis intervenu dans le débat initié au grand Lyon sur ce sujet :

Après sa saisine du 5 mai 2009, et son rapport du 18 juin 2009, le Conseil de développement du Grand Lyon nous invite à « construire avec les citoyens une communauté urbaine plus efficiente et une métropole multipolaire ». Quelle belle perspective.

Elle s’inscrit dans le droit fil du rapport de la commission Balladur qui préconisait l’évolution et la rénovation des intercommunalités et notamment la création du statut de métropole.

Avancée très nette eu égard au rapport d’information de la mission parlementaire du 8 octobre 2008 rendu par les députés Quentin et Urvoas et qui était totalement taisant sur le sujet.

Car bien entendu, le Grand Lyon est concerné par cette évolution et d’ailleurs dans son rapport, le Conseil de développement fait bien la différence entre communauté urbaine et métropole.

Il l’a fait si bien qu’il appelle notre attention et qu’il plaide à la fois pour le renforcement de la coopération entre pôles (agglomération du Grand Lyon, de Saint-Etienne métropole, du Nord Isère) et aussi de celle de tous les territoires de la région urbaine de Lyon que le conseil identifie à la «région métropolitaine ».

Depuis, on sait qu’un projet de loi sera soumis en septembre en première lecture au Sénat et que le Gouvernement pourrait avoir l’envie de vouloir passer en force.

Mais il ne serait pas bon d’imposer une réforme en passant en force, après avoir préparé le terrain et jeté le discrédit sur les élus locaux dont on aurait persuadé l’opinion publique qu’ils seraient trop nombreux, qu’ils seraient de mauvais gestionnaires, qu’ils ne feraient qu’augmenter l’impôt local et créer du déficit public.

Faciliter la fusion volontaire de communes et d’intercommunalités est pourtant un objectif sage, dont la réalisation prendra du temps. N’oublions pas que plusieurs centaines de milliers de conseillers municipaux bénévoles constituent, sur le territoire, un facteur de lien social inégalable.

Mais aussi, par un tour de passe-passe sémantique, on remplacerait, non on substituerait dans le glossaire notre communauté urbaine en métropole.

Le Conseil de développement ne s’y trompe pas page 24 de son rapport, lorsqu’il oppose les deux termes et le Président Frébault nous en parlé.

L’avènement des métropoles devient une évidence.

Mais à quelle taille ?

Et c’est sur ce point que le projet gouvernemental risque de porter des considérations qui ne me semblent pas politiques au vrai sens du terme, mais qui seraient plutôt politiciennes.

En effet, les communautés urbaines existent déjà et les relations avec les communes sont plutôt bonnes, c’est le cas dans le Grand Lyon.

Dans notre Région par exemple, Grenoble et Saint-Etienne sont également rassemblées dans des agglomérations de 500 000 habitants et de 400 000 habitants.

Alors que dans le même temps, à Lyon nous sommes amenés voir contraint, par l’attractivité économique et le développement territorial à être au niveau de véritable métropole : Berlin : 4,3 millions d’habitants, Francfort : 2 millions d’habitants, Barcelone : 4,4 millions d’habitants, Turin : 2,3 millions d’habitants, Milan : 3,8 millions d’habitants, Birmingham qui en passe de doubler sa population à 2 millions d’habitants.

Il est clair qu’il faut voir plus grand que le périmètre du Grand Lyon au risque d’être inexistant dans la dimension européenne.

C’est l’esprit du partenariat envisagé avec l’agglomération stéphanoise, le Nord et Isère. C’est l’esprit du développement du transport urbain avec le réseau REAL, en lien direct avec la Région Rhône-Alpes.

Le Groupe Radical de Gauche-Grand Lyon Demain pense donc, à l’instar du Conseil de développement, que le moment est venu de promouvoir la construction de métropole multipolaire.

GRAND LYON : Un Plan de Mandat dynamique et ambitieux

Lundi 17 novembre 2008

C’est lors de la séance de ce soir que la Communauté Urbaine de LYON va adopter son Plan de mandat (2008-2014). Un document important qu’au nom de notre groupe PRG – GRAND LYON DEMAIN je vais défendre et soutenir, avec cette intervention :

« Monsieur le Président, Mes Chers Collègues,
L’opposition est paradoxale.
Quand il n’y a pas de plan de mandat, elle le réclame.
Quand il y a un plan de mandat, elle le condamne.
Si ce n’est pas le fond, c’est alors la forme.
Si ce ne sont pas les investissements prévus pour ce mandat qui font questions, ce sont le temps que vous n’avez pas consacré à ce qui reste votre opposition.
Et pourtant, un observateur averti dirait que ce plan de mandat est complet, exhaustif et consensuel.
En acteur avisé avec mes collègues du Groupe Radical de Gauche – Grand Lyon Demain, je dois dire que le Plan de Mandat qui nous est soumis ce soir a notre entière et totale approbation et ce, pour trois principales raisons : (Lire la suite…)