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Si j’étais un jardinier

Lundi 19 novembre 2007

lyon.jpgLes médias sont extraordinaires. Lorsqu’ils se passionnent pour un sujet, cela devient le centre de toute information. Deux jours après, plus personne n’en parle.

Depuis 1924, le stade de GERLAND a toujours eu la même pelouse poussant sur la même terre. Depuis des années, nous nous rendions compte que ladite pelouse paraissait “fatiguée” malgré l’extraordinaire travail des jardiniers de la ville de LYON.

On m’avait parlé du manque d’ensoleillement dû à la réfection du stade en 1997, du nombre important de matchs se jouant chaque année, et notamment durant l’hiver. J’avais peu goûté les remarques incessantes sur la qualité de la pelouse que proférait le coach de l’OL, Gérard HOUILLER, même si le problème était pregnant.

En décembre dernier, ayant acquis la certitude que notre pelouse ne passerait pas l’hiver, nous avons fait un replaquage d’urgence pour que les matchs de notre locataire, l’Olympique Lyonnais, de février et mars puissent se jouer à Gerland. Dans le même temps nous avons commandé une étude sur l’état du sol et du sous-sol et bien nous en a pris. L’état de la terre est tel qu’il faut la changer sur une profondeur de 40 à 50 centimètres. Ce n’est pas rien.

Certes, cela aurait pu être fait plus tôt.

Mais il faut bien à un moment prendre les décisions responsables et ce que la ville de LYON fait en prenant la décision de tout refaire durant l’été 2008.

Ni gabegie financière, ni décision dictée par notre locataire, il s’agit d’une position responsable et assumée.

Le futur Hôtel de Région : l’UMP caricatural !

Mardi 16 octobre 2007

En qualité de Vice-Président de l’Administration générale, je préside le comité de suivi du transfert du siège de la Région Rhône-Alpes de CHARBONNIERES-les-bains, site actuel, a LYON au Confluent, site futur.

La réévaluation des coûts permettant de lancer les marchés de construction ont amené l’UMP a prendre une position caricaturale et emprunte d’une certaine démagogie.

Le transfert du siège régional était devenu plus qu’une évidence, un véritable besoin.

Que ce soit l’accessibilité, la lisibilité ou encore les conditions de travail, il y avait urgence à prendre une décision. De plus, la Région a vu ses effectifs croîtrent fortement ces dernières années (600 agents en 2000, 1250 en 2007).

Présenté comme un caprice, tout le monde s’accorde à dire aujourd’hui que ce déménagement est parfaitement justifié.

Alors l’UMP a pris une nouvelle position : le choix de LYON et du quartier du Confluent n’est pas le bon ! Il valait mieux aller à SATOLAS et Bonce vers l’aéroport SAINT-EXUPERY… Chacun son choix ! Pour notre part, nous assumons pleinement le choix du Confluent, quartier d’avenir au coeur de la capitale régionale.

Reste enfin le coût. Je confirme que la charge définitive de ce nouveau siège pour la collectivité sera comprise entre 20 et 30 millions d’euros.

Si le coût de la charge foncière et de la construction reviendra certainement à 140/150 millions d’euros, les économies réalisées seront de l’ordre de 120 millions d’euros (vente du terrain de charbonnières, économies réalisées sur les loyers actuels (plus de 2,6 millions d’euros annuels), gain des autorisations de programme abandonnées en 2004 pour des constructions sur le site actuel, économies d’énergie, etc.

Alors, quand j’entends l’UMP caricaturer ce futur hôtel de Région en “petit palais”, je trouve que parfois dans la vie publique, certains ont une petite vision de l’intérêt général.

Ce dossier est transparent, respecte les délais fixés et maîtrise parfaitement les coûts. Ce qui, sur le site du confluent, n’est pas le cas de tous les gros chantiers. A bon lecteur… salut !

Grand stade de l’Olympique Lyonnais : un beau projet

Mardi 16 octobre 2007

Lors de la commission générale du Grand LYON, j’ai eu l’occasion de m’exprimer sur le projet de Grand stade de l’olympique Lyonnais à DECINES dans la zône du Montout.

C’est une vieille histoire.

Tout d’abord, il y aurait pu avoir le choix de l’agrandissement de Gerland avec un bail emphytéotique signée par la Mairie avec le club. Le classement en zone Seveso, les difficultés liées à un batiment classé ont amené le club à renoncer et se lancer dans un projet privé, ne l’oublions pas.

Ensuite, il y a eu le site du Puisoz. Les deux acteurs privés que sont le fonds de pension américain APOLLO, propriétaire du terrain et l’Olympique Lyonnais n’ont pas trouvé un terrain d’entente. Dommage, car je reste à penser que c’était le BON site.

Et puis, le site du Montout a été présenté à Jean-Michel AULAS et à son équipe qui, après avoir conduit différentes études, l’ont définitivement choisi. Faisons confiance à l’Olympique Lyonnais d’avoir peser le pour et le contre pour un investissement de plus de 300 millions d’euros.

Reste deux eccueils à éviter : Le premier, c’est la concertation. Sur ce point, le travail local réalisé par Pierre CREDO, le Maire de DECINES, par le GRAND LYON et par l’O.L. semble bien engagé. Si on entend certains citoyens contre, il y a une majorité silencieuse de pour.

Mais le véritable problème reste l’accessibilité et les transports publics.

Sur ce point, les silences du Conseil Général inquiètent. La loi d’août 2004 donnant de nouvelles compétences aux régions et aux département a transféré la gestion de la voirie nationale au département. Donc, du concours du Conseil Général dépend la bonne accessibilité sur le site, notamment les soirs de match.

Ce n’est pas la première fois que le Conseil Général a une position ambigüe.