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Législatives 2012 : Thierry Braillard, « candidat de tous les Lyonnais »

Thierry Braillard entouré de trois de ses directeurs de campagne : Jean-Yves Sécheresse (à g.), Sandrine Frih et Thomas Rudigoz – LyonMag
L’adjoint aux Sports de la Ville de Lyon, qui vise la députation sur la 1e circonscription du Rhône, a présenté mardi son équipe de campagne pour les Législatives de juin 2012.
C’est le modèle lyonnais qu’il défend. Envers et contre le PS et les Verts, dont l’accord électoral national prévoit une candidature écologiste dans la 1e circonscription qu’il vise. Mais Thierry Braillard n’a cure des arrangements d’officines. « Je serai le candidat pour la gauche de François Hollande », répète-t-il à l’envi. Et pour le radical de gauche de structurer son ambition, en présentant mardi matin son « comité de direction de la campagne. »
Ce sont quatre élus lyonnais qui se partageront cette responsabilité. Jean-Yves Sécheresse, président du groupe socialiste à la Ville, pour la coordination avec les élus ; Sandrine Frih, présidente du PRG du Rhône, à la communication ; Thomas Rudigoz, conseiller général et élu du 5e arrondissement, au contenu pragmatique et Zorah Aït Maten, sa suppléante lors de la campagne législative de 2007, en charge de l’organisation et de l’action militante.
Depuis l’annonce de la candidature Verts/PS de l’écologiste Philippe Meirieu sur la 1e circonscription, Thierry Braillard se fait plus diplomate. « Tous les candidats de gauche qui se présenteront ne seront pas des adversaires, mais des concurrents », recadre-t-il. La configuration politique locale a de quoi apaiser l’adjoint municipal. Les 78 élus socialistes que compte la 1e circonscription du Rhône ont tous rallié son panache. « Je préfère avoir les militants avec moi plutôt que des logos sur mon affiche de campagne », s’amuse-t-il.
Même son de cloche du côté de son directeur de campagne Jean-Yves Sécheresse. « Je ne soutiendrai pas un candidat écologiste, même si mon parti souhaite que je le fasse », prévient-il, assurant que « cet accord d’appareil » ne le concerne pas. C’est donc sous l’étiquette du PRG que Thierry Braillard déposera sa candidature en préfecture du Rhône, laissant malgré lui mais visiblement sans regrets l’imprimatur écolo-socialiste à son « concurrent » Philippe Meirieu.
Et si les concurrents ne devraient pas manquer à gauche sur la 1e circonscription, il n’est qu’un seul adversaire, le député sortant Michel Havard (UMP). « Il n’a jamais fait autre chose que de promouvoir une politique qui fragilise la France depuis cinq ans », attaque Braillard, citant en renfort les politiques d’immigration et de sécurité du gouvernement. Idem sur l’action européenne de la France. « Je n’ai jamais entendu le député sortant sur ce sujet », raille-t-il, tout en veillant à ne jamais le citer nommément.
Une précaution outrepassée par Zorah Aït Maten. La directrice de campagne, qui fréquente Michel Havard par ses fonctions d’élue du 7e arrondissement, joue même les porte-flingues. « Je pratique Havard au quotidien, explique-t-elle. L’administrée que je suis n’est pas satisfaite des résultats du député. » La passe d’arme entre cette dernière et Michel Havard, lors d’un déjeuner d’association de la circonscription, sur la question des Roms a vraisemblablement laissé des traces. « Il pavoise partout avec son air arrogant », glisse-t-elle, très offensive. « Havard, c’est l’homme à abattre », s’hasarde-t-elle, primesautière. « Politiquement, rajoute immédiatement Braillard. A abattre politiquement. » La campagne s’annonce rude.