J’ai organisé ce matin une conférence de presse au cours de laquelle j’ai présenté douze propositions radicales pour la prochaine mandature qui sont le fruit d’un travail des huit fédérations départementales du PRG et des jeunes Radicaux.
Avant-propos
Depuis 2004, la plupart des Régions françaises sont gérées par des majorités de Gauche dont les Radicaux de gauche sont membres à part entière et des acteurs précieux pour le respect des engagements pris durant la campagne électorale.
L’affirmation de la réalité régionale s’est heurtée, d’une part, à une politique nationale de plus en plus défavorable aux collectivités, une autonomie fiscale amoindrie, des dotations de l’Etat inférieures à l’inflation et des transferts de compétences discutables, insuffisamment compensés financièrement.
Elle s’est heurtée, d’autre part, à une grave crise financière et sociale parmi les plus profondes que notre pays a connues. Les effets d’un néo-libéralisme affiché comme un dogme, avec un système financier et économique sans contrôle, ont induit des contraintes plus fortes dans la conduite des politiques régionales.
En dépit de cela, et si on rajoute le formidable défi écologique dont les Radicaux étaient les premiers à relever son importance, les Régions pilotées par la Gauche ont su répondre aux attentes de nos concitoyens : soutien à l’économie régionale pour créer ou maintenir des emplois, accroissement de la mobilité des citoyens par la priorité accordée au ferroviaire (amélioration du matériel et cadencement mieux adapté), appui de la Région aux populations les plus fragilisées ou les plus enclavées, investissement dans la maîtrise de l’énergie et le développement des énergies renouvelables, politique éducative avec des aides aux lycéens tout en investissant dans le bâtiment, structuration de la politique de formation continue…
La liste serait longue des initiatives à l’édifice desquelles les Radicaux ont amené leur pierre. On en prendra une illustration avec le soutien au maintien ou à la création d’emplois, pour laquelle les régions ont été particulièrement actives au moment où la situation, avec les politiques menées par les gouvernements de droite, s’est considérablement détériorée. De nombreux dispositifs (contrat de retour à l’emploi durable, mise en place des emplois-tremplin, aide significative aux pôles compétitivité et, plus récemment, plans régionaux de relance de l’économie) ont ainsi été mis en place. Ils ont montré leur efficacité et, partant, le rôle primordial des Régions gérées par la Gauche face au chômage, ce fléau dont les Français sont victimes.
A l’approche des élections régionales de 2010, la Fédération Rhône-Alpes du Parti radical de gauche a décidé de formuler une série de propositions auxquelles ses membres sont particulièrement attachés. Il ne s’agit aucunement d’un projet global pour la Région. Ces projets viennent compléter les propositions nationales du PRG, par des idées précises que les Radicaux de gauche rhônalpins souhaitent voir mises en œuvre au cours de la prochaine mandature et qu’ils soumettront, d’ici peu, à tous leurs éventuels partenaires aux élections régionales.
Avec ces Douze propositions pour la Région, les Radicaux souhaitent ardemment que cette institution poursuive son effort en faveur du soutien à l’économie locale et à l’emploi, œuvre pour plus de solidarité (locale, internationale ou au profit des générations futures, avec le développement durable) et contribue à l’émancipation de l’individu.
Un projet avant des alliances, des idées avant les hommes qui les porteront, telle est la démarche des Radicaux de gauche rhônalpins pour lesquelles la politique vise, avant tout, à changer la vie de nos concitoyens. Une démarche qui s’inscrit dans la fidélité à la devise républicaine et aux idéaux d’humanisme, de solidarité et de laïcité auxquels les Radicaux demeurent fermement attachés.
Proposition n° 1 :
Apposer la déclaration des droits de l’homme au fronton de tous les lycées
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