Archive pour la catégorie 'région'

Rassembler pour gagner

Mercredi 17 mars 2010
© Émilie Tabone

© Émilie Tabone
Paul TERRA de « LYON CAPITALE » a parfaitement résumer la situation pour le second tour des régionales.

Les trois listes de gauche ont mis 36 heures pour se mettre d’accord. Elles ont fusionné et la liste a été déposée en préfecture à 12 minutes de l’expiration du délai qui leur était imparti. La gauche sera unie au second tour mais quelques interrogations subsistent autour de cette union de raison.

Les contours de la fusion des listes qui est intervenue mardi après-midi entre les trois partis de gauche qui pouvaient s’allier (Front de Gauche, Europe Écologie et le PS) restent assez flous. Le contrat de mandature qui liera les signataires devrait être connu mercredi dans les grandes lignes. Mais déjà le Front de Gauche prévient qu’il n’en sera pas. “Nous avons fusionné mais nous ne souhaitons pas signer l’accord de mandature”, nous a confié Élisa Martin alors qu’elle venait de déposer avec Jean-Jack Queyranne et Philippe Meirieu leur liste commune. Drôle de situation. Le Front de Gauche n’est même pas sûr d’accepter la vice-présidence qui leur a été proposée. Une attitude aussi indéchiffrable que leur stratégie durant les négociations. Sur l’aspect programmatique, ils n’ont pas eu de revendications très précises. Dès dimanche, l’une des colistières d’Élisa Martin confiait à Lyon Capitale : “nous n’avons qu’à additionner les programmes”.

Le Front de Gauche ne signera pas le contrat de mandature

L’essentiel pour le Front de Gauche semblait être avant tout de garder des élus afin de permettre au parti de vivre (chaque élu reverse une partie de ses indemnités à sa famille politique). Pour eux, les négociations ont été très difficiles. En étant la troisième force de gauche, loin derrière le PS et Europe Écologie, ils n’ont pas pesé très lourd dans les discussions. Mais ils ont un temps menacé de ne pas signer l’accord estimant qu’ils n’étaient pas assez représentés. En obtenant 6% des voix au premier tour, ils n’avaient guère le choix. Ne pouvant se maintenir et dicter leurs règles, ils ont dû accepter la dizaine de places sur les 173 de la liste. “Je comprends leur amertume mais ils ne peuvent pas avoir un pied dedans et un dehors. Nous leur avions fait une proposition il y a quelques mois. À l’époque, nous leur proposions plus d’élus qu’ils n’en ont actuellement. Ils ont souhaité partir en autonome. Ils ont joué et ont perdu”, souligne Hervé Saulignac, directeur de campagne de Jean-Jack Queyranne.

Le premier vice-président ne sera pas écolo

La fusion globale des trois partis a mis du temps à se dessiner. “J’ai acquis la certitude que nous fusionnerons ce mardi midi”, explique Thierry Braillard, élu régional sortant et négociateur. Car rien n’a été simple. Entre le PS et Europe Écologie qui se sont affrontés pendant deux mois de campagne, les rapports ont longtemps été froids. Dimanche soir, Philippe Meirieu voulait discuter avec Jean-Jack Queyranne. Le président sortant ne voulait pas et durant les négociations, il a gardé une posture assez similaire. Europe Écologie souhaitait fusionner mais a mis du temps à entrevoir la faisabilité de cette fusion. Jusqu’à lundi tard dans la soirée, les négociations ont été bloquées par la question de la première vice-présidence. Les écolos la voulaient, le PS n’a pas lâché. Les dialogues de sourds ont souvent été au rendez-vous de ces 36 heures de discussions. “Nous gardons la première vice-présidence », assène Jean-Jack Queyranne évoquant une question de confiance. Ce qui en dit long sur les relations pas encore cordiales entre le PS et le rassemblement écologiste.

Europe Écologie gagne la bataille de la gouvernance

En échange, Europe Écologie a obtenu des assurances sur la gouvernance. Un pôle de vice-présidence sera créé autour de quatre pôles (environnement et santé, formation continue, politique foncière et énergie-climat). Entre les socialistes et les écolos, c’est du gagnant gagnant. Mais tout a été source d’âpres discussions. Jean-Jack Queyranne a mis du temps à accepter un dialogue différent de celui de 2004. “Les Verts ont réalisé un meilleur score et ils ont négocié à hauteur de leurs résultats”, glisse un négociateur. La proportionnelle a été respectée pour les places comme les vice-présidences. En cas de victoire de la gauche, le PS aurait 8 vice-présidences, les écolos 6 et le Front de Gauche une s’ils l’acceptent.

Des rapports encore tendus entre PS et Europe Écologie

Ni contrat de confiance ni de méfiance, cette fusion des listes augure de rapports assez tendus entre les écolos et les socialistes en cas de victoire de la liste qui s’appelera désormais celle de la Gauche et des Ecologistes pour Rhône-Alpes. “Les rapports de force seront différents. Nous serons 35 maintenant, nous pèserons davantage”, affirme un élu Vert sortant qui ne doute visiblement pas de l’issue du scrutin.

Des points de désaccord

Pour Jean-Jack Queyranne, les 36 dernières heures n’ont pas été simples. Il a dû faire plus de concessions qu’il y a six ans et chacune constituait un sacrifice dans son camp. Par exemple, Hélène Blanchard, ex-Verte et ralliée à Jean-Jack Queyranne recule de 10 places et se retrouvent 20ème. Certains à qui le candidat socialiste avait promis, en cas de victoire, un siège à la région, sont désormais en place inéligible. À l’issue de la journée, chacun s’estimait pourtant heureux. Même le Front de Gauche affichait un sourire de façade à l’heure de poser devant les photographes. Pourtant, ces négociations n’ont pas accouché que de points d’accord. “Il y a des points de désaccord entre nous”, affirmait Philippe Meirieu. “Nous sommes d’accord sur 99% des points. C’est comme en 2004”, nuance Hervé Saulignac.
Mais ce n’est peut-être que le début. Les rapports de force sont chamboulés à gauche et Europe Écologie ne se contentera pas d’un simple partenariat. Et puis, lors de ces négociations, tous les points chauds n’ont pas été abordés. Le nom des vice-présidents comme les délégations qui reviendront aux uns et aux autres n’ont pas été définies. Le mariage a été celui de la raison. La passion ne transpirait pas de cette union. Et la dot, les vice-présidences attribuées aux écolos, est encore inconnue. Pour les trois têtes de liste des partis de gauche, l’essentiel ce mardi était d’avoir déposé une liste commune en temps et en heure à la Préfecture.

En campagne

Samedi 6 mars 2010

Article publié sur le site Lyon People.fr

thierry_braillard
Photo © Fabrice Schiff

Par Marc Polisson

S’il est indéniable que Gwendal Peizerat constitue la plus grosse prise people des Régionales 2010 – l’ancien champion olympique figure en 7ème position sur la liste de Jean-Jack Queyranne -, d’autres personnalités moins médiatiques font également campagne. Revue des troupes.

Bien placés sur la liste socialiste, se côtoient (ou se supportent, c’est selon) par ordre protocolaire Farida Boudaoud (n°2), Thierry Philip (n°3), Thierry Braillard (n°5 – photo ci-dessus), Marie-Odile Fondeur (n°18) et Roland Bernard (à la symbolique 45ème place). Sans surprise, c’est le désert sur les listes d’extrême gauche et écologistes. Idem pour Spartacus. Au MoDem, à part la tête de liste Azouz Begag et les jolies frimousses d’Anne-Sophie Condemine et d’Anne Pellet, pas grand monde de connu. A l’UMP, derrière Nora Berra (pro OL Land) et Philippe Meunier (anti OL Land), émergent les noms de Jean-Loup Fleuret, de Fabienne Lévy (aussi déjantée que son sosie Valérie Lemercier) et de Patrick Louis. Emmanuel Hamelin n’a en revanche pas réussi à sauver sa tête (merci Dominique !). Quant à Bruno Gollnisch, tête de liste du Front National, il peut se targuer de présenter le plus grand nombre d’aristocrates sur sa liste rhodanienne qui en compte 6 sur 45 : Marie-Christine de Penfentenyo, Catherine de Crevecoeur, Christille de Carbonnieres, François de Laborie, Edouard de Brisoult et Armelle du Rieu de Maynadier ont rallié le panache blanc de Jean-Marie Le Pen. Autres noms à particule, Jeanne d’Anglejan et Pascal du Crest ont, quant à eux, respectivement choisi l’UMP et le MoDem. Enfin, plus surprenant, une Faivre d’Arcier (Catherine de son prénom) se retrouve tête de file des coupeurs de tête trotskystes du NPA (Olivier Besancenot). Certainement une pièce rapportée !

Régionales : Une campagne de terrain

Dimanche 21 février 2010

Il y a une semaine dans le huitième arrondissement de LYON, hier en porte à porte à Perrache (2ème), aujourd’hui dimanche 21 février, sans tambours ni trompettes, j’étais dans le cinquième arrondissement de LYON dans le quartier de Ménival puis au Point du jour pour distribuer avec des militants motivés le dernier document de campagne de la liste PS/PRG menée par Jean-Jacques QUEYRANNE.

Alors que nos concitoyens commencent à appréhender l’enjeu du scrutin des 14 et 21 mars prochains, alors que la campagne électorale s’intensifie un peu, j’ai beaucoup de plaisir à mener campagne dans la première circonscription de LYON, celle où j’ai été candidat en 2007 et ou j’espère bien poursuivre le combat en 2012 « On » me dit que d’autres candidatures seraient suggérées, envisagées, entrevues… Je laisse à ceux-ci cette idée, bien légitime en démocratie. En tout cas, je faisais campagne ce matin avec des militants radicaux et socialistes et j »étais heureux de les retrouver (à l’exception d’un ou deux qui m’ont trahis à l’époque mais cela aussi, c’est le jeu de la politique, un monde sans foi ni loi me disait Michel CREPEAU).

Accueil positif, rejet de SARKOZY, des souffrances quotidiennes, c’est le condensé des différentes discussions que j’ai pu avoir au contact de la population. Le porte-à-porte a été plus dur, car il y a ceux qui refusent obstinément de vous ouvrir, ceux qui ne sont pas là, et ceux qui souffrent et ou vous êtes obligé de leur dire que la Région n’a pas la compétence et les moyens dese substituer aux carences gouvernementales, au fait que jamais dans ce pays, les inégalités ont semblé aussi importantes.

C’est important aussi de se rendre compte que le citoyen a du mal à s’y retrouver dans notre organisation politique. Alors que je présentais mon ami Jean-Louis GAGNAIRE comme un excellent tête de liste dans la Loire, la dame qui se disait pas intéressée car votant dans la Loire se demandait toujours si la Loire était en Rhône-Alpes !

C’est aussi cela une campagne électorale et cela ne peut que nourrir notre volonté d’aller au contact du terrain, et ce, pas seulement lors des campagnes électorales. C’est l’enjeu de la démocratie participative : Implique le citoyen, faire de lui un acteur actif et non passif; pas facile au demeurant…

La semaine prochaine, j’irai à Vaise et à Gerland pour boucler ma campagne dans la première circonscription.

J’irai aussi dans le quartier du Moulin à vent le 7 mars, à Grigny et à Givors, et dans les sept autres départements de Rhône-Alpes soutenir la liste QUEYRANNE et les candidats Radicaux de Gauche impliqués. J’irai aussi en Limousin soutenir la liste PS/PRG.

Je n’irai pas en Languedoc-Roussillon.

Il y a là-bas un sur-homme, qui a fait son temps,  et à mon petit niveau, quand je l’entend, je préfère être un sous-homme.

Pour une Région d’avance

Samedi 23 janvier 2010

Accord conclu entre le Parti Radical de Gauche et Jean-Jack Queyranne pour les élections régionales des 15 et 21 mars prochains.

Les radicaux seront donc présents sur les listes menées par Jean-Jack QUEYRANNE dans les huit départements avec comme objectif de faire gagner la Gauche contre une Droite arrogante.

L’union dès le premier tour était nécessaire. Le bilan de la mandature passée est extrêmement positif et d’ailleurs les rhonalpins le disent et le constatent.

Cet accord est aussi un accord sur le programme que nous avons travaillé ensemble et qui sera présenté jeudi prochain.

Les candidats du PRG ont été renouvelés à plus de 60 % et parmi eux, deux femmes de trente ans (Sarah BOUKAALA dans l’Isère et Ludivine PIANTONI dans le Rhône) sont en position d’éligibilité potentielle.

Comme quoi, le radicalisme sait répondre au présent et préparer l’avenir.

12 propositions radicales pour RHONE-ALPES

Lundi 12 octobre 2009

tb prgJ’ai organisé ce matin une conférence de presse au cours de laquelle j’ai présenté douze propositions radicales pour la prochaine mandature qui sont le fruit d’un travail des huit fédérations départementales du PRG et des jeunes Radicaux.

Avant-propos

Depuis 2004, la plupart des Régions françaises sont gérées par des majorités de Gauche dont les Radicaux de gauche sont membres à part entière et des acteurs précieux pour le respect des engagements pris durant la campagne électorale.

L’affirmation de la réalité régionale s’est heurtée, d’une part, à une politique nationale de plus en plus défavorable aux collectivités, une autonomie fiscale amoindrie, des dotations de l’Etat inférieures à l’inflation et des transferts de compétences discutables, insuffisamment compensés financièrement.

Elle s’est heurtée, d’autre part, à une grave crise financière et sociale parmi les plus profondes que notre pays a connues. Les effets d’un néo-libéralisme affiché comme un dogme, avec un système financier et économique sans contrôle, ont induit des contraintes plus fortes dans la conduite des politiques régionales.

En dépit de cela, et si on rajoute le formidable défi écologique dont les Radicaux étaient les premiers à relever son importance, les Régions pilotées par la Gauche ont su répondre aux attentes de nos concitoyens : soutien à l’économie régionale pour créer ou maintenir des emplois, accroissement de la mobilité des citoyens par la priorité accordée au ferroviaire (amélioration du matériel et cadencement mieux adapté), appui de la Région aux populations les plus fragilisées ou les plus enclavées, investissement dans la maîtrise de l’énergie et le développement des énergies renouvelables, politique éducative avec des aides aux lycéens tout en investissant dans le bâtiment, structuration de la politique de formation continue…

La liste serait longue des initiatives à l’édifice desquelles les Radicaux ont amené leur pierre. On en prendra une illustration avec le soutien au maintien ou à la création d’emplois, pour laquelle les régions ont été particulièrement actives au moment où la situation, avec les politiques menées par les gouvernements de droite, s’est considérablement détériorée. De nombreux dispositifs (contrat de retour à l’emploi durable, mise en place des emplois-tremplin, aide significative aux pôles compétitivité et, plus récemment, plans régionaux de relance de l’économie) ont ainsi été mis en place.  Ils ont montré leur efficacité et, partant, le rôle primordial des Régions gérées par la Gauche face au chômage, ce fléau dont les Français sont victimes.

A l’approche des élections régionales de 2010, la Fédération Rhône-Alpes du Parti radical de gauche a décidé de formuler une série de propositions auxquelles ses membres sont particulièrement attachés. Il ne s’agit aucunement d’un projet global pour la Région. Ces projets viennent compléter les propositions nationales du PRG, par des idées précises que les Radicaux de gauche rhônalpins souhaitent voir mises en œuvre au cours de la prochaine mandature et qu’ils soumettront, d’ici peu, à tous leurs éventuels partenaires aux élections régionales.

Avec ces Douze propositions pour la Région, les Radicaux souhaitent ardemment que cette institution poursuive son effort en faveur du soutien à l’économie locale et à l’emploi, œuvre pour plus de solidarité (locale, internationale ou au profit des générations futures, avec le développement durable) et contribue à l’émancipation de l’individu.

Un projet avant des alliances, des idées avant les hommes qui les porteront, telle est la démarche des Radicaux de gauche rhônalpins pour lesquelles la politique vise, avant tout, à changer la vie de nos concitoyens. Une démarche qui s’inscrit dans la fidélité à la devise républicaine et aux idéaux d’humanisme, de solidarité et de laïcité auxquels les Radicaux demeurent fermement attachés.

Proposition n° 1 :

Apposer la déclaration des droits de l’homme au fronton de tous les lycées

(Lire la suite…)

Ensemble, face à la crise

Lundi 23 mars 2009

jjqJ’ai participé ce matin à une réunion organisée par le Président de la Région Rhône-Alpes qui a convoqué la Conférence régionale des Exécutifs sur la situation économique et sociale en Rhône-Alpes et le soutien que les collectivités territoriales peuvent apporter à l’activité et à l’emploi.

Initiative opportune tant la crise économique commence à toucher de plein fouet la réalité quotidienne de nombreux concitoyens.

Il s’agit principalement de préserver les capacités de production et soutenir l’emploi face à une crise qui n’est pas que conjoncturelle, mais qui annonce de profondes mutations du système économique et financier et une augmentation du chômage (+ 300 000 en 2009 selon l’UNEDIC).

En l’absence d’une coordination des politiques européennes qu’il faut bien regretter, il est du devoir des collectivités territoriales de coordonner leurs actions pour, en ces temps difficiles, soutenir l’économie et l’emploi et ce, en dehors des aspects partisans et territoriaux.

Le chômage a augmenté sensiblement en Rhône-Alpes, et des secteurs importants sont en grandes difficultés (la mécanique, la plasturgie, la chimie…).

Il s’agit donc pour les collectivités, d’adapter leurs actions par rapport au Plan mis en place par le Gouvernement dont j’ai déjà eu l’occasion, sur ce blog, de dire son déséquilibre, notamment à l’égard de l’aspect relance par la consommation et celui des licenciements économiques à venir dans des entreprises qui dégagent des bénéfices.

Certes, depuis un arrêt de la Chambre sociale de la Cour de Cassation du 11 janvier 2006, dit « pages jaunes », les juges ont eu l’occasion de légitimer des licenciements pour motifs économiques d’une entreprise qui dégageait des bénéfices mais qui prévoyait une baisse de chiffres d’affaires et une réorganisation afin d’assurer la transition entre les produits traditionnels et ceux liés aux nouvelles technologie de l’information.

Ce souci de prévention peut être légitime, sauf lorsque l’entreprise profite de la situation pour délocaliser.

En ces temps incertains, un « encadrement » plus strict des futurs plans sociaux et des licenciements économiques serait opportun.