Archive pour la catégorie 'politique'
La crédibilité de Nicolas SARKOZY sérieusement mise en doute…
Lundi 30 janvier 2012
Hier soir, lors de l’intervention télévisée de Nicolas SARKOZY, j’ai été profondément choqué lorsque vers la fin de l’émission, le candidat-Président rappelle fermement qu’il n’aura pas augmenté les impôts durant son quinquennat, alors que la TVA a son taux social et à son taux normal auront fait l’objet d’une hausse (la TVA est considérée en finances publiques comme un impôt indirect).
Sans parler les différentes taxes créées depuis cinq ans et qui, avec le temps, deviennent indolores mais qui sont payées quand même.
Je ne resiste pas à publier sur ce blog un post de mon ami Pierre-Alain MUET, Député de la seconde circonscription de LYON, qui en dit long sur la personne de Nicolas SARKOZY.
Et ce n’est pas la première fois que Nicolas SARKOZY est pris en flagrant délit de contradiction !
« En 2004, l’éphémère ministre de l’économie et des finances, Nicolas Sarkozy, interrogé le 4 mai par la commission des finances du Sénat, répondait au président de la commission et promoteur obstiné de cette mesure, Jean Arthuis, que « les études dont il dispose montrent que la hausse d’un point de TVA pouvait donner lieu à 0,9 point de croissance en moins alors que l’impact d’une baisse des charges patronales serait seulement de 0,4 points de croissance en plus ».Résultat, chaque point de TVA sociale réduirait la croissance de ½ point.
Et il ajoutait « l’accroissement du taux normal de la TVA serait problématique pour la compétitivité française » etrappelait « qu’il était donc à craindre qu’une hausse de la TVA, malgré la diminution des charges, ne fut intégrée dans la marge, et donc intégralement répercutée sur le prix de vente » (source Compte rendu la Commission des finances du Sénat, 4 mai 2012).
Question au président : Si un point de TVA Sociale baisse la croissance de 1/2 point, de combien 1,6 point de TVA sociale baissera la croissance ?
Question subsidiaire : En quoi ce qui était déjà inopportun en 2004 alors meme que le pouvoir d’achat augmentait peu serait-il devenu pertinent en 2012 quand le pouvoir d’achat baisse ? ».
No comment.
Le discours d’un Président
Dimanche 22 janvier 2012
Le Point.fr -
16 h 39 : La Marseillaise retentit. Le discours s’achève sous une telle ovation que Hollande en devient presque inaudible. « Je me permets de citer Shakespeare, clame-t-il : ils ont échoué parce qu’ils n’ont pas commencé par le rêve. » « Le rêve, c’est la confiance dans l’avenir, la démocratie qui sera plus forte que les marchés, que l’argent, que les croyances, que les religions. Le rêve, c’est… la promesse républicaine autour de l’école, de la laïcité, de la dignité. C’est le creuset qui permet d’être à égalité de droits et de devoirs. Le rêve français, c’est une force, c’est le projet que je vous propose. » Puis il conclut avec force : « La France n’est pas un problème, la France est la solution. Le changement, c’est maintenant ; l’espérance, c’est maintenant ; la République, c’est maintenant ; dans trois mois, nous ferons gagner la gauche et nous réussirons.
16 h 29 : Hollande aborde le sujet qu’il affirme être la colonne vertébrale de son projet : la jeunesse. « Notre jeunesse est sacrifiée, reléguée, abandonnée : chômage, accès au logement difficile, etc. Et pourtant, la jeunesse, c’est notre chance. C’est pour la jeunesse de notre pays que je veux présider la France. C’est la raison pour laquelle je veux faire de l’Éducation une grande cause. J’ai proposé de créer 60 000 postes dans l’Éducation nationale ; pas simplement des professeurs, mais des surveillants, des infirmières, des assistantes sociales. On me dit : c’est trop ! Je dis : ce n’est peut-être pas assez. »
Cette proposition a créé une polémique cette semaine. Hollande annonce la création de 150 000 emplois d’avenir et reprend son idée du contrat de génération.
16 h 20 : Hollande prend date : « Est-ce que les jeunes vivront mieux en 2017 qu’en 2012 ? Je demande à être évalué sur ce seul engagement. » Il prend aussi un engagement pour l’école : « Je veux faire de l’éducation une grande cause nationale », déclare François Hollande, qui réaffirme son objectif de créer 60 000 postes dans l’Éducation nationale. Son objectif est de diviser par deux le nombre de jeunes en situation d’échec scolaire à la fin du quinquennat.
16 h 14 : Sur le logement, Hollande fait des propositions. « L’État montrera l’exemple, affirme le candidat, qui s’engage à mettre immédiatement à la disposition des collectivités locales tous ses terrains disponibles pour y construire des logements » et multipliera « par cinq les sanctions qui pèsent sur les communes qui bafouent la loi de solidarité urbaine » qui impose 20 % de logements sociaux.
16 h 05 : « Chaque nation a une âme. L’âme de la France, c’est l’égalité. » « Seule la justice doit guider notre action », affirme avec force François Hollande. « Les Français n’ont rien à craindre de l’égalité de la justice, de la redistribution. Les Français doivent savoir que s’ils m’élisent, avant tout effort, toute décision, toute loi, tout décret, je me poserai une seule question : est-ce que ce que l’on propose est juste ? Si ce n’est pas juste, je l’écarte. »
Puis il évoque sa réforme fiscale. C’est pour la justice que je reviendrai sur les allégements de l’impôt sur la fortune, que les revenus du capital soient taxés comme ceux du travail. Qui peut trouver normal qu’on gagne plus d’argent en dormant qu’en travaillant ? » « C’est pour la justice que je porterai à 45 % la tranche de l’impôt sur le revenu pour ceux qui touchent plus de 150 000 euros. Et pas d’avantage fiscal au-delà de la somme de 10 000 euros de diminution d’impôts par an. »
16 h 04 : Hollande rend la droite responsable du creusement vertigineux de la dette : « Dix ans de droite auront coûté aussi cher que tous les gouvernements réunis de la Ve République. » Il promet un retour à l’équilibre des comptes pour la fin de son mandat, en 2017, tout en maintenant qu’il enterrera la RGPP : « Le nombre total de fonctionnaires n’augmentera pas, mais il sera mis fin à la règle aveugle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. »
16 heures : Le candidat fait une rafale de propositions pour réindustrialiser la France : création d’une banque publique d’investissement, d’un livret d’épargne dont le produit sera dédié aux PME innovantes, remboursement des aides reçues par les entreprises qui délocalisent, un million de logements neufs et anciens…
Il aborde aussi le chapitre du nucléaire : « Nous avons besoin d’une industrie nucléaire forte, mais aussi des énergies renouvelables. » Il redit sa volonté de baisser de 75 % à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité.
15 h 59 : Vient le chapitre de la relation franco-allemande. « Une Europe de croissance, de solidarité, c’est la vocation de la France de la construire avec l’Allemagne. » Nos amis allemands devront faire « preuve de solidarité », car l’Allemagne « ne restera pas forte dans une Europe faible ». En décembre 2011, Hollande s’était rendu à Berlin, au congrès du SPD, parti socialiste allemand, pour proposer son pacte de gouvernance, de responsabilité et de croissance. Il avait dû faire face à une polémique sur la germanophobie, qu’il avait récusée.
15 h 54 : Passage très offensif sur la régulation de la finance. François Hollande explique vouloir créer une agence publique européenne de notation, propose une stricte séparation de la banque d’affaire et de la banque de dépôt, et prône l’intervention de la BCE.
15 h 50 : Hollande attaque, toujours sans le nommer, son adversaire Sarkozy : « Commencé dans la virevolte, ce quinquennat s’achève dans la tourmente », puis il a cette formule assassine : « Un seul mot, un seul, résume cette présidence : la dégradation. Tout s’est dégradé. »
15 h 48 : François Hollande a affirmé vouloir rendre confiance aux Français. Il aborde l’économie et la crise. « Il n’y a jamais une seule politique possible quelle que soit la gravité de la situation. » « Avant d’évoquer mon projet, je vais vous dire qui est mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne : cet adversaire, c’est le monde de la finance. En 20 ans, il a pris le contrôle de nos vies et de nos politiques. »
15 h 44 : Deuxième date marquante après le 21 avril, « plus heureuse », « c’est le 10 mai 1981″. Il rend un hommage appuyé à François Mitterrand. « Moi, je veux installer la gauche dans la durée et mettre en accord la gauche avec la France. Si je suis candidat, c’est pour renouer le fil. » « Je veux voir la joie de la conquête, s’exclame-t-il. Je veux gagner avec vous le droit de présider la France. »
15 h 42 : Fermeture du chapitre personnel. François Hollande ouvre un autre volet en répétant son traumatisme du 21 avril : « J’en ai tiré toutes les leçons. Moi je ne laisserai pas faire, je ne laisserai pas les ouvriers, les employés, aller vers une famille politique qui n’a jamais rien fait pour servir les intérêts de cette classe-là. » « Je ne laisserai pas une formation politique réclamer le rétablissement de la peine de mort. » Et enfin : « Ce qu’attend une grande majorité de nos concitoyens, c’est un choix entre la gauche et la droite. »
15 h 36 : « Je ne suis pas un vorace. Je veux simplement me mettre au service des Français. j’ai fait de l’engagement ma vie entière. J’ai donné, j’ai reçu : du temps, du travail, des coups. Je n’ai pas besoin de changer en permanence pour être moi-même. » Puis cette formule qu’il souligne : « Je vais vous dire un secret : J’aime les gens, quand d’autres sont fascinés par l’argent. »
15 h 33 : Arrive le moment tant promis, celui où François Hollande se présente aux Français : « Présider la République, je veux le faire en étant digne de votre confiance. Tout dans ma vie m’a préparé à ça. J’ai toujours suivi la ligne que je m’étais fixée, je suis socialiste. La gauche, je ne l’ai pas reçue en héritage. J’ai grandi en Normandie dans une famille plutôt conservatrice. Je remercie mes parents, mon père parce qu’il avait des idées contraires aux miennes et parce qu’il m’a aidé à affirmer mes convictions. Ma mère parce qu’elle m’a transmis ce qu’il y a de plus beau, l’ambition d’être utile : la gauche je l’ai choisie, je l’ai aimée, je l’ai rêvée. Avec François Mitterrand, dans la conquête. La gauche, je l’ai servie comme élu de la République, comme député ; la gauche, je l’ai gouvernée avec Lionel Jospin quand nous dirigions ensemble le pays. C’est moi qui vais, dans ce combat, vous conduire à la victoire que vous attendez depuis si longtemps. »
15 h 30 : Au premier rang, les éléphants du PS, visiblement réjouis, ne boudent pas leur plaisir et réservent de régulières standing ovations à leur candidat. Notamment quand Hollande lance : « Aujourd’hui, c’est moi qui porte votre espérance, c’est moi qui porte l’obligation de gagner. »
15 h 27 : Sans jamais le citer, François Hollande critique beaucoup Nicolas Sarkozy. Il entame toutes ses phrases par « présider la République », ce qui est un moyen de se placer sur le même plan que le chef de l’État et de prendre son contre-pied.
15 h 26 : Le ton se fait très grave pour évoquer les soldats morts en Afghanistan : « Il faut avoir la lucidité d’affirmer que notre mission est terminée (…) je ferai en sorte que ce retrait se fasse en bon ordre sans menacer la vie de nos soldats. »
15 h 25 : « Présider la République, c’est être ferme, ferme à l’égard de l’immigration clandestine, mais traiter dignement les étrangers en situation régulière. » Puis, un peu plus tard : « Ne pas inviter les dictateurs à Paris. » Sarkozy n’a toujours pas été nommé, mais ses oreilles doivent siffler.
15 h 21 : Hollande emporte d’emblée l’adhésion de la salle en mettant en avant deux promesses : « J’introduirai le non-cumul des mandats pour les parlementaires », et la mise en place du « droit de vote des étrangers ». Droits du Parlement, laïcité, nomination du président de France Télévisions… Le discours de François Hollande s’avère plus programmatique que prévu.
15 h 19 : Hollande démarre par son attachement à la laïcité. « J’inscrirai la loi de 1905, celle qui sépare les Églises de l’État dans la Constitution. » Ovation.
15 h 15 : C’est parti pour 1 h 15 de discours : « Je suis venu vous parler de la France, de la France qui souffre et de la France qui espère. Une page est en train de s’effacer. Et je suis venu vous parler de la France de demain. »
15 h 10 : Après un clip sur le candidat, un film bercé de violons mélodramatiques retrace la vie de François Hollande. Son histoire, son engagement, les échecs… Le candidat s’avance sur la scène en fendant la foule. Fait inhabituel : le timing est respecté à la minute près. La musique de fond est le nouvel hymne de campagne. Les seules paroles qui tournent en boucle sur un air techno : « Le changement, c’est maintenant ». Il s’agit aussi du slogan du candidat.
500 milliards d’euros en cinq ans !
Dimanche 15 janvier 2012Le Point – Publié le 14/01/2012 à 10:42 – Modifié le 14/01/2012 à 19:02
Les auteurs de « Un quinquennat à 500 milliards » étrillent la gestion du président.
La scène est surréaliste. « Tu vois, j’ai gagné ! J’ai gagné ! » lance, triomphant et vengeur, Nicolas Sarkozy au député du Nouveau Centre Charles de Courson, présent à l’Élysée pour une cérémonie début 2010. De quelle victoire si importante se prévaut donc le président de la République ? D’avoir fait baisser le chômage ou rétabli l’équilibre du commerce extérieur ? Rien de tout cela, bien sûr. Nicolas Sarkozy se félicite des 390 millions d’euros qui vont échoir au couple Tapie (dont 45 au titre du préjudice moral) à la suite d’un arrêt du Conseil d’État qui rejette le recours intenté par quelques députés, dont Courson, contre les conclusions d’un tribunal arbitral sur l’affaire Adidas-Crédit lyonnais. « J’ai gagné ! J’ai gagné ! » Stupéfiant car, si victoire il y a, c’est celle de Tapie, l’ami du président. Et pas du tout celle de l’État, contraint de faire un gros chèque.
Auteurs d’Un quinquennat à 500 milliards, Mélanie Delattre, journaliste au Point, et Emmanuel Lévy, à Marianne, recensent avec gourmandise et sévérité les petites et grandes libéralités du président de la République avec ses « amis » Liliane Bettencourt ou Guy Wildenstein, ou, fait moins connu, avec Hubert Martigny, auquel l’État a racheté à prix d’or la salle Pleyel. Quand ils ne cherchent pas la petite bête, les deux auteurs se mettent aussi en surplomb pour livrer aux lecteurs-électeurs le « vrai bilan » économique du quinquennat Sarkozy. Et là ils ne font pas dans la dentelle. Leur audit étant assez terrifiant, on pourrait le juger militant. Mais les faits sont les faits. Depuis que Nicolas Sarkozy est arrivé au pouvoir, la dette de la France a augmenté de 630 milliards d’euros, passant de 1 150 milliards à 1 780 milliards d’euros. Énorme. L’Élysée, relayé par Bercy, met ces résultats – « calamiteux », pourrait dire Alain Juppé – sur le compte de la crise économique la plus grave depuis 1929. Trop facile, rétorquent Delattre et Lévy. S’appuyant sur des documents officiels, ils montrent que la crise de 2008, en abaissant les recettes et en grevant les dépenses, aurait alourdi la dette de 109 milliards d’euros. Mais le reste, entièrement imputable au président, s’élève à 520 milliards d’euros (le titre de leur livre l’arrondit à 500). Explications : « Le budget dont a hérité Nicolas Sarkozy, à l’instar d’une voiture mal réglée (…), grillait 3,2 points de PIB. » Plutôt que de « soulever le capot pour régler la machine », l’Élysée a laissé filer. En ne freinant pas cette dérive, il a fait gonfler la dette de 370 milliards d’euros. Auxquels s’ajoutent 153 milliards, car « le nouveau président a aussi appuyé sur le champignon ». Nicolas Sarkozy, l’homme qui voulait mettre l’État à la diète, a fait bondir la dette publique de la France de 20 points (dont seulement 5,5 imputables à la crise) !
Le syndrome de Pénélope
Où est la « véritable révolution économique » promise au pays ? Le président a certes ouvert un nombre impressionnant de chantiers qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait osé toucher. Il s’est attaqué au marché de l’emploi, à la représentativité syndicale, au regroupement de Pôle emploi et des Assedic, à la carte des tribunaux, à la formation professionnelle et même aux régimes spéciaux de retraite (tout juste écornés, cependant)… L’hyperprésident a été hyperactif. Mais alors, pourquoi la réussite n’est-elle pas au rendez-vous ? En exposant les raisons de la dérive économique et financière du pays durant le quinquennat, les deux auteurs n’ont pu s’empêcher d’évoquer la personnalité d’un président qu’ils qualifient de « caméléon ». Pour eux, Nicolas Sarkozy « n’a jamais eu de véritable substrat idéologique en matière économique ». Libéral, il a un temps prôné des subprimes à la française ; interventionniste, il vole au secours des entreprises en difficulté, croyant, chaque fois, renouveler le coup d’Alstom ; ami des P-DG (ah ! le Fouquet’s), il flirte aussi avec la CGT.
Sarkozy schizophrène, comme le prétendent les auteurs ? Quatre ans après, en tout cas, son « message est brouillé ». Quand il arrive en 2007 à l’Élysée, Sarkozy est attiré par la Grande-Bretagne (surtout celle de Margaret Thatcher) et ignore l’Allemagne. En fin de mandat, c’est tout le contraire. Élu en promettant de baisser les prélèvements obligatoires de 4 points, il a fait preuve d’une redoutable créativité pour inventer des impôts : taxe sur le poisson, les huiles de moteur, la copie privée des disques durs, la téléphonie et Internet, les sodas, les assurances… L’acte économique fondateur du quinquennat, cela n’a pas échappé aux auteurs, c’est, bien sûr, la loi Tepa de l’été 2007. L’esprit en est limpide : il faut laisser les riches s’enrichir, car toute la société en profitera. Voilà comment arrivent les exonérations massives des droits de succession et le fameux bouclier fiscal, manière déguisée de réformer l’ISF. Voilà comment arrive aussi, en vertu du « travailler plus pour gagner plus », l’exonération d’impôts et de charges sur les heures supplémentaires, manière de contester les 35 heures. À ces mesures coûteuses s’ajouteront la pérennisation, l’augmentation ou la création de niches fiscales (exonération des plus-values sur les cessions de titres des entreprises, crédit impôt-recherche, TVA réduite pour les restaurateurs…). Le plus déconcertant, c’est que, dans une volte-face rare, le président va détricoter une partie de la loi Tepa. « Même au pays de l’instabilité fiscale, on n’avait jamais vu une majorité défaire en fin de mandat ce qu’elle avait voté à son arrivée. »
Le paradoxe de Bercy
Tout aussi troublant, à aucun moment la question d’une baisse des dépenses n’est posée. Elles ne cesseront donc de grimper (de 52,4 % du PIB à 57 %, niveau exceptionnel pour un grand pays industrialisé). Sarkozy a conforté son image de « dépensier » acquise lors de son passage au Budget en 1993. Ses tentatives pour dompter le mammouth étatique n’ont ni connu de grands résultats ni ouvert de grandes perspectives. Il est vrai que le président lui-même ne donne pas l’exemple. Si – et les auteurs le soulignent – le budget de l’Élysée n’a jamais été aussi transparent, cela n’empêche pas les dérapages : voyages multiples avec des cohortes d’accompagnants, augmentation des effectifs, factures de travaux, service d’ordre à l’américaine…
Plus sérieusement, la mesure emblématique consistant à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite n’a pas produit de miracles comptables (264 millions d’euros net d’économies en 2009). Il est vrai que « plus de 80 % des économies sont allées non dans la poche du contribuable…, mais dans celle des fonctionnaires ». Le « 1 sur 2″ pécherait par son côté aveugle : « La démarche est purement quantitative. » Une critique que l’on retrouve pour la Révision générale des politiques publiques, qui ne s’interroge pas, comme l’ont fait le Canada et la Suède, sur l’utilité de certains services. Le dévoiement de ces bonnes intentions est illustré aussi par la fusion des deux services-phares de Bercy, la Direction générale des impôts (elle encaisse) et la Direction générale de la comptabilité publique (elle calcule).
Politique budgétaire
On ne compte plus les ministres qui se sont cassé les dents sur le projet. Beaucoup en avaient rêvé, Sarkozy, lui, l’a fait. Chapeau, l’artiste ! Pourtant, nos compères du Point et de Marianne (ils ont la dent dure) ne lui en reconnaissent qu’un mérite relatif. La fin des bastilles de Bercy, écrivent-ils, « aurait pu être érigée en symbole de la rupture promise avant la campagne ». Au lieu de cela, le gouvernement est très « discret sur le sujet ». La raison ? Les économies attendues ne sont pas au rendez-vous. Car « le choix a été fait d’aligner les salaires des personnels vers le haut », ce qui, pour certains, a engendré des gains de 30 à 40 % « sans bouger de leur siège ». Si les effectifs ont baissé, la masse des rémunérations, elle, a augmenté.
« Le président a toujours été plus pragmatique que dogmatique », résume un haut fonctionnaire chiraquien cité par Delattre et Lévy. Ils expliquent de la sorte les deux bonnes surprises du mandat, la réforme des universités et la réforme sur les retraites, cette dernière n’ayant jamais été promise par le candidat Sarkozy. Tout au contraire : « Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer », déclarait-il. Les auteurs du Un quinquennat à 500 milliards expliquent l’activisme du président à propos des retraites par le besoin de l’Élysée d’accomplir en fin de mandat « un acte politique marquant » qui permet de faire apparaître la gauche comme ringarde. La stratégie marche plutôt bien. Au point, d’ailleurs, que le président cherche à refaire le coup avec la « règle d’or » sur les équilibres budgétaires, laquelle n’était pas non plus au programme. L’homme qui pèse 500 milliards n’a peur de rien. Car l’épisode de la Cades en dit long sur la conversion toute récente du président de la République à la vertu budgétaire. En octobre 2010, la Cades, caisse où l’on a pris l’habitude de loger les déficits de la Sécurité sociale, a été autorisée à emprunter 130 milliards d’euros supplémentaires. Créée par Alain Juppé en 1996, elle devait disparaître en 2009 (en même temps que sa recette, la CRDS, acquittée par tous les Français). Lionel Jospin avait repoussé l’échéance à 2014, Jacques Chirac à 2018. Sarkozy crève le plafond en passant à 2025. Dans la crise internationale, le « candidat de la rupture » a certes fait preuve d’esprit de décision et d’initiative, souligné dans le livre. En revanche, pour ce qui est de la politique budgétaire, « il n’a fait que marcher dans les traces de ses prédécesseurs ». Cela ne vaut pas condamnation, concluent Delattre et Lévy. Même si le mandat est un « fiasco » économique, « à quelques mois de la présidentielle tout laisse à penser que le président sortant sera davantage jugé sur sa stature d’homme d’État que sur son bilan ».
Pourquoi je suis contre la T.V.A. sociale
Jeudi 12 janvier 2012Cinq ans après, Nicolas SARKOZY a ressorti de son chapeau la proposition d’instaurer une T.V.A. dite sociale, qui selon la définition de wikipédia est :
« La TVA sociale est l’affectation d’une partie du produit de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au financement de la protection sociale.
Sa mise en place devrait se traduire mécaniquement par une baisse des prix hors taxe des produits nationaux, une partie ou la totalité des charges sociales étant basculée dans la TVA, et une augmentation corrélative de la TVA étalée sur l’ensemble des produits, nationaux et étrangers, vendus dans le pays. Globalement les produits nationaux devraient garder des prix stables, voire à la baisse en fonction des mécanismes retenus, et les produits d’origine étrangères augmenter. A l’exportation les produits nationaux deviennent plus concurrentiels[1], puisqu’ils sont vendus hors taxe à l’étranger. Toutefois ce schéma théorique peut ne pas produire ses effets bénéfiques si les entreprises ne décident pas de baisser leurs prix de vente HT ; elles restent libres en effet de répercuter ou pas la baisse des charges sociales sur les prix. ».
Tout d’abord, quel que soit le qualificatif, une augmentation de la TVA reste une augmentation des prix qui touchera tout le monde, tous les porte-monnaies, des plus pauvres aux plus riches. Nicolas SAKOZYvoulait être en 2007 le Président du pouvoir d’achat. En cinq ans, il sera devenu le Président de la baisse du pouvoir d’achat !
Cette mesure est donc injuste et en plus elle est inefficace.
Inefficace parce qu’alléger les cotisations sociales payées par les employeurs est une mesure qui a déja été prise au niveau du SMIC. En fait, cette mesure n’aura de conséquence que sur les salaires supérieurs à 1,5 SMIC. Or la baisse des charges sociales n’est vraiment efficace sur l’emploi que pour les bas salaires.
Inefficace également car rien n’indique que la compétitivité retrouvée des entreprises par l’amélioration des marges se retrouvera sur l’emploi. Il ne peut exister quelconque mécanisme coercitif qui obligerait les chefs d’entreprise à prendre des décisions imposées par l’Etat.
En juin 2007, j’avais déja eu l’occasion de débattre de ce sujet avec le candidat UMP de la première circonscription Michel HAVARD.
Débat Havard / Braillard : morceaux choisis
Extraits du débat télévisé entre Michel Havard, candidat UMP, et Thierry Braillard, candidat PRG/PS, entre les 2 tours de l’élection législative de 2007.
Le Bilan négatif de Nicolas SARKOZY
Jeudi 5 janvier 2012
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La Bande des quatre
Mardi 3 janvier 2012
Lors des vœux de Gérard COLLOMB aux corps constitués, le photographe de LYON PEOPLE a eu l’excellente idée de me prendre en photo avec les trois autres candidats socialistes aux élections législatives de juin prochain.
Ainsi, Pierre-Alain MUET Député sortant de la 2ème circonscription, Jean-Louis TOURRAINE, Député sortant de la 3ème circonscription, Najat VALLAUD-BELKACEM candidate dans la 4ème circonscription et moi-même candidat dans la 1ère formont la Bande des quatre.
Si l’union fait la force, j’avoue avoir beaucoup de plaisirs à partager cette campagne avec ces trois autres candidats.
dans les prochaines semaines, nous allons défendre la candidature de notre candidat à l’élection présidentielle, François HOLLANDE, pour qu’en mai prochain, la FRANCE connaisse un changement salvateur.
2012, une année pleine d’espérances
Samedi 31 décembre 2011
Tout d’abord, je me permets de vous adresser mes voeux les plus cordiaux pour cette nouvelle année pour vous et pour vos proches. Que vos souhaits trouvent la réalisation espérée.
Une année 2012 qui s’annonce importante pour l’avenir de notre pays.
Après cinq années sous la présidence de Nicolas SARKOZY, et avec au surplus la crise financière européenne, la FRANCE apparaît affaiblit, divisée et déprimée. Le chomage ne cesse d’augmenter, les déficits explosent, les fractures sociales et spatiales se sont amplifiées et bon nombre de nos compatriotes ne voient plus d’avenir à l’avenir.
Le changement est nécessaire et attendu. Il faut arrêter les promesses démagogiques et les allégations hasardeuses. En 2007, certains ont cru qu’avec un homme, « tout deviendrait possible ». or, cinq ans après, les engagements du candidat de l’UMP se sont fracassées sur le récif de la réalité quotidienne de la vie des gens qui est devenue plus dure, plus âpre et plus tendue.
Victor HUGO le disait : »Le pas collectif du genre humain s’appelle le progrès ».
C’est avec une FRANCE rassemblée, une FRANCE apaisée, que derrière François HOLLANDE, nous devrons relever les défis de demain : Rétablir la confiance en la démocratie, Privilégier l’idée de justice, repenser une société plus humaine, plus fraternelle et plus respectueuse, Revivifier notre République et surtout, travailler pour fournir à nos enfants et à nos petits enfants un avenir plus serein.
Les élections présidentielles d’avril/mai et les élections législatives de juin seront donc déterminantes. 2012 est bien une année d’espérances et doit être l’année du changement.
Dans son discours de Périgueux en mai 2011, François HOLLANDE concluait : Dans cette campagne, il va falloir redonner de la fierté. La meilleure façon d’être fier ensemble c’est de dire devant ses enfants : »Voilà, le FRANCE que je veux doit être une FRANCE belle pour ta génération parce que c’est toi qui fera après nous la FRANCE que nous aimons. »
Yann CUCHERAT, Président de mon Comité de soutien pour les législatives de 2012
Jeudi 22 décembre 2011

Yann Cucherat – Photo Volker Minkus
Le gymnaste lyonnais présidera le comité de soutien de l’adjoint aux Sports de la Ville de Lyon, candidat aux élections législatives de juin 2012. « Je souhaite deux victoires en 2012, celle de Thierry Braillard et la mienne aux Jeux Olympiques », a glissé mercredi le double champion du monde, qui accompagnait mercredi soir l’élu lyonnais au match du Lyon Basket Féminin, vainqueur face à Tarbes. « Je suis très touché, fier et honoré que Yann m’accompagne et prenne en charge ce poste symbolique du comité de soutien », a confirmé Thierry Braillard, joint ce matin par LyonMag.com.
L’homme, qui est également vice-président du Parti radical, est candidat aux Législatives de juin 2012 sur la 1e circonscription du Rhône, tenue par le député UMP MIchel Havard. Une candidature qui a fait couler beaucoup d’encre puisqu’elle ne s’inscrit pas dans le cadre de l’accord électoral entre les Verts et le PS. En effet, ce dernier prévoit la réservation de la 1e circonscription, visée par Braillard, à l’écologiste Philippe Meirieu. Thierry Braillard est également soutenu dans sa démarche, à rebours des « accords d’officines parisiennes » comme il se plait à les décrire, par le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb.
(Article : LyonMag.com)
François HOLLANDE relève le triple échec de Nicolas SARKOZY
Vendredi 16 décembre 2011
François Hollande a dénoncé vendredi 16 décembre le « triple échec de Nicolas Sarkozy » face à la crise économique. « Je ne sais pas [ce qu'il se passe] avec le triple A mais pour l’instant il y a un triple échec de Nicolas Sarkozy: échec par rapport à l’obligation de croissance, nous sommes en récession, échec par rapport à l’objectif de réduire le chômage, échec par rapport à la réduction des déficits », a déclaré le candidat socialiste, lors d’un déplacement à Rome, au siège du Parti démocrate.
« Les objectifs de réduction de déficits ne pourront pas être atteints et, en cinq mois, il y aura un troisième plan de rigueur parce que nous allons décrocher par rapport à ce que nous avons nous-mêmes dit aux autorités européennes ».
Compte tenu de cette situation, « je préfère le dire aux Français, c’est la vérité que je leur dois: nous ne pourrons pas tout promettre. C’est la raison pour laquelle j’ai hiérarchisé les priorités », avec en tête celle de « la jeunesse », a aussi déclaré le candidat à l’Elysée.
Selon lui, « il n’y aura de redressement possible que s’il y a plus de production » par « la réindustrialisation et plus de justice sociale ».
« Changer la pratique de la BCE »
François Hollande a également affirmé ce vendredi qu’il restait « favorable à la renégociation d’un traité » européen, afin notamment de renforcer les prérogatives de la Banque centrale européenne (BCE). « Je préférerais un changement dans la pratique qu’un changement dans le traité », déclare-t-il dans un entretien au quotidien américain The Wall Street Journal.
Invité à expliciter ses propos tenus à Rome, François Hollande a par ailleurs affirmé: « Aujourd’hui, ce qui m’importe, ce serait de changer la pratique de la BCE pour qu’elle puisse acheter des titres en premier et dernier ressorts, plutôt que de rentrer dans la négociation sur un nouveau traité concernant la BCE ».
« Je suis favorable à la renégociation d’un traité (…) mais je sais que l’urgence commande d’abord de changer la pratique de l’intervention de la BCE ».
« Rééquilibrer et compléter le futur traité »
Le 12 décembre, François Hollande avait déclaré: « Si je suis élu président de la République, je renégocierai cet accord [européen du 9 décembre, NLDR] pour y mettre ce qui lui manque aujourd’hui ». A savoir : la possibilité d’une intervention accrue de la BCE, l’introduction d’eurobonds pour mutualiser les dettes des pays de la zone euro (jugés par de nombreux économistes comme une des seules mesures susceptibles de calmer les marchés), un fonds de secours financier « doté à un niveau élevé » et des mesures pour favoriser la croissance.
Vendredi, dans une tribune publiée dans Le Monde, le candidat du PS affirme enfin vouloir, s’il est élu, « rééquilibrer et compléter le futur traité dans l’esprit de responsabilité, de gouvernance et de croissance que je réclame, avec mes amis de la gauche européenne ».
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Par Le Nouvel Observateur




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