La Faute de Benoit XVI
Le Pape Benoit XVI vient de commettre une grave Faute.
Une Faute grave qui annihile des années et des années de travail du monde catholique pour la paix entre les religions, le respect de chacune de l’une d’elles et la reconnaissance de comportements tragiques pendant la seconde guerre mondiale.
On se souvient même de l’enquête menée par l’église sur cette question sous la houlette du cardinal Jean-Marie LUSTIGER.
Les prises de position du Pape Benoit XVI sur des sujets de société avaient déja laissé penser que ce Pape était bien conservateur, les plus jeunes diraient rétrograde, arc-bouté sur des positions anciennes bien loin d’une réalité de la vie au XXI ème siècle.
Il y a eu en France l’intégration a peine feutrée de l’Opus Deï (voir post précédent) avec un prête ordonné.
Et puis il y a cette récente intégration de quatre évêques intégristes en passant par l’annulation de leur ex-communication, prise par décrêt papal, alors qu’au moins l’un d’eux, un certain WILLIAMSON, a nié et nie toujours l’existence des camps de concentration et de la shoah.
Quand la décision allait être prise, une « levée de boucliers » a eu lieu notamment en Allemagne et en Italie et par conséquence, Benoit XVI savait pertinemment ce qu’il faisait.
Depuis cette intégration, Mgr WILLIAMSON a réagi.
Il a dit qu’il renoncerait à ses prises de position négationnistes si on lui amenait des preuves tangibles en estimant qu’il ne fallait pas réagir sur l’émotion mais sur des faits précis et objectifs ! !
Quelle insulte, quel mépris pour les juifs, le peuple juif, et plus généralement, pour tous les hommes qui croient en la fraternité universelle.
L’église catholique ne ressort pas grandie de ce malheureux épisode. Le silence assourdissant des évêques Français créé un certain malaise.
février 10th, 2009 à 12:35
Il faut excommunié ce Williamson !
février 13th, 2009 à 0:22
Ce qui est dangereux, çà n’est pas les dires de ce monsieur Williamson. Ils sont aberrants et odieux. Tous le monde en convient. Ils n’engagent que lui. Ni son mouvement, et encore moins l’église catholique. Ce qui est dangereux, ce sont les condamnations dans l’instant, l’absence de résistance intellectuelle qui fait de chacun de nous un maillon qui donne à nos sociètés une inertie que plus personne ne contrôle. Celà est une part de nos personnes qui poussent l’humanité dans ses grandes catastrophes.
L’excommunication est une condammation de l’église catholique. Uniquement. Il n’a de définition que dans ce cadre. L’individu serait privé aux yeux de l’institution, de son appartenance à la communauté, de sa communion avec le Christ. Point de sacrement, point de salut. L’excommunication est une condammation à la souffrance pour l’éternité. C’est celà savez-vous ? Avez-vous assez de prétention dans la définition du bien et du mal pour vouloir celà à l’âme de cet homme ? « Il faut excommunier », « il faut condamner ». Sans rien avant, sans rien après. Le jugement dans l’instant, la certitude dans l’idée. Celà est le drame de l’humanité. S’il n’y en a qu’un seul.
Williamson est un homme, un homme britannique. Maintenant, un homme britannique, évèque de l’église catholique. L’excommunier, il n’en resterait pas moins britannique et homme. Lui retirer sa nationalité l’éloignerait de la commnauté des hommes un peu plus. Il ne resterait alors plus qu’à lui retirer sa condition humaine… »Aucun homme digne de ce nom ne saurait tenir de tel propos » pourrait-on alors entendre.
Abstenons-nous de crier avec les loups. Le retrait d’une personne ou d’un groupe de personne d’une communauté, la division des sociètés ont souvent, sinon toujours été à l’origine des souffrances de l’humanité. Cher ami, la république elle-même, fondamentalement laique, dont vous êtes un des élu a, durant ces deux cent dernières années, pris des mesures pour intégrer les institutions religieuses (qui de fait pratiquaient la liturgie « traditionnelle » d’avant Vatican II qui parfois contenait des passages clairement antisémites.). Non par adhésion biensûr, mais parce que la stabilité et la sécurité de tous passe par le rassemblement sous une autorité supérieure. Il y a deux siècles, le concordat. Il y a un siècle, en 1901, la loi d’association, qui n’avait, au départ pour seule mission que d’intégrer, ou du moins donner une définition juridique à des milliers de congrégations religieuses catholiques. Ces dernières devenant ainsi, des associations de la république. En 1905, la loi de la laicité, réaffirmant la supériorité de l’autorité publique sur les églises et l’assurance de la liberté de culte. L’intégration des structures très diverses et des individus tout aussi divers reste le génie de notre socièté. Ne plaidez pas pour le procédé inverse. La démarche du pape benoit XVI est plus cette volonté d’unité que la remise en cause direct des conclusions du concile Vatican II et encore moins des évènements de la deuxième guerre mondiale. Ne pensez-vous pas ? N’est-il pas préférable de réintégrer ces « intégristes » catholiques sous l’autorité de Rome et avoir par conséquent une influence sur ces derniers ou bien les renier et les laisser plaider leurs discours fondamentalistes sans aucun control ? Je vous pose la question.
De plus, il est de plus en plus évident au regard des réactions de beaucoup à cette décision du pape, que ces propos ne servent pas à réaffirmer l’horreur dont les sociètés sont capables. Mais les motivations politiques prennent le pas et même se servent de cet homme pour affaiblir, simplement par idéologie, une institution qui reste un des meilleurs alliés à ceux qui ne veulent que la paix. Au sens le plus large.