La grêve légitime
Il y a plusieurs façons de s’opposer pour se faire entendre.
la grêve est souvent la phase ultime, la démonstration d’un échec social, qu’il soit au sein d’une entreprise, d’un secteur d’activités, d’un pays.
La France souffre. Le Monde aussi.
Les mauvaises nouvelles s’amoncèlent, avec des licenciements collectifs de plus en plus nombreux.
Sauf que les signaux envoyés par les dirigeants des différents pays ne sont pas les mêmes. Signaux envoyés avant la crise, et pendant la crise.
Dans une excellente interview dans Libération de mardi dernier, le philosophe Alain BADIOU estimait que « le volontarisme de SARKOZY, c’est d’abord l’oppression des plus faîbles ».
C’est aller rencontrer des ouvriers dans leur usine pour leur dire qu’ils sont formidables et faire voter le rabaissement de bouclier fiscal de 60 à 50%.
C’est aller parler à des travailleurs sur la lutte contre le chomage qui augmente inexorablement et continuer a favoriser les heures supplémentaires pour ceux qui ont un travail.
C’est favoriser la relance de l’investissement sans se préoccuper de la demande et du pouvoir d’achat.
C’est s’en prendre aux fonctionnaires tout en pronant la qualité du service public.
Oui il y a de quoi être dans une farouche opposition à la politique gouvernementale.
Oui, une autre politique est possible.
Oui je manifesterai à LYON tout à l’heure.