Ségolène, Martine, Benoît et les autres
Difficile de ne pas commenter le 75ème Congrès du Parti Socialiste de REIMS qui a eu lieu ce week-end.
Vu de LYON et avec le peu de recul nécéssaire, le Congrès de REIMS m’apparaît avoir été un bon Congrès. En tout cas, un Congrès ou les socialistes ont pu montrer leurs différences mais se rassurer sur leurs convergences. La lecture des différentes motions montrait bien un nombre important d’axes communs.
Il faut savoir que dans la vie d’un Parti politique, le Congrès est l’instant de vérité, l’instance du choix crucial ou fatal, le moment de vérité partisane.
Un bon Congrès est un moment d’affrontements et de confrontations.
Si je me souviens du Congrès de PARIS du PRG en Mai dernier, on a l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire : Enjeux étouffés, ligne politique inconsistante. Même le buffet était décevant. Pour les radicaux, c’est dire…
Revenons au Congrès de REIMS qui a connu ses discours, ses conciliabules et ses stratégies, inhérentes à un tel évênement.
Il a été beaucoup question de François BAYROU. Sans doute trop.
Si le Parti Socialiste veut éviter ce genre de débats, l’organisation d’une primaire ouverte à Gauche pour les prochaines élections présidentielles rêglera la question.
Car lorsque l’on voit le modem faire alliance à GRENOBLE, à LILLE ou à LYON, la question devient transversale et concerne toutes les motions.
Mais le Congrès de REIMS a été aussi un mauvais congrès.
Il a mis en exergue les égos sans que la question des personnes soit tranchée.
En effet, la frustation de ce Congrès de REIMS vient surtout que les congressistes repartent sans avoir désigné leur leader, ils le feront jeudi et éventuellement vendredi. Cette rêgle interne de désignation post-Congrès a plombé un week-end qui restera marqué par la nécéssité d’une véritable modernisation de la Gauche, que ce soient dans ses discours, son mode d’organisation et la construction d’un projet d’alternance crédible et ambitieux.
En tous cas, que ce soit Ségolène ROYAL, Martine AUBRY ou encore Benoît HAMON, le futur Premier Secrétaire aura une importante mission, un rôle à tenir, une obligation à venir (voir mon post « lettre au futur Premier secrétaire »).
Certes, il reste du chemin. Trois ans et demi nous séparent de la prochaine échéance présidentielle. C’est peu et c’est suffisant à la fois. cela donne encore plus d’importance au vote des militants socialistes de jeudi pour désigner le futur Premier secrétaire.
novembre 18th, 2008 à 22:06
Je vous trouve bien complaisant avec un Parti qui n’a
novembre 18th, 2008 à 22:06
plus de direction…
Rejoindrez vous François BAYROU ???