Quand le Modem se radicalise…
Pas au sens ethymologique du terme, mais au sens politique s’entend…
Quand je me suis initié au radicalisme, en 1981, on m’a vite fait comprendre deux choses :
Que le Parti Radical était la grande victime de la Cinquième République et notamment depuis le référendum de 1962, puisque l’élection du Président de la République serait dorénavant organisée au suffrage universel direct et avec deux tours de scrutin.
Que le Parti Radical était coupable d’avoir sombré à la fin de la quatrième République dans un manque de cohérence et d’homogénéité, surout lorsqu’on l’appelait le parti des 4 quarts : 1 quart Pour, 1 quart Contre, 1 quart s’abstenant et 1 quart ne prenant pas part au vote.
J’ai ensuite compris que lentement mais surement, la cinquième République créait les conditions d’une bipolarisation amenant à terme un bipartisme. Dù une nécéssaire réforme de nos institution qui devrait avoir une ampleur bien plus fondamentale que les résultats de la commission BALLADUR !
Alors quand je vois le triste spectacle que nous montre depuis plusieurs semaines l’UDF/MODEM à LYON, je retrouve un peu des mauvais cotés qu’a pu montrer par la passé le Parti Radical. Ainsi, certains membres de l’UDF/MODEM seront avec PERBEN, d’autres avec Gérard COLLOMB, d’autres attendent le feu vert de BAYROU pour une liste autonome et enfin, j’en lis sur les blogs des déçus du Modem, de la politique partisane qui préfèrent rester en retrait pour ces municipales lyonnaises.
Que restera t-il de tout cela après les Municipales ? Quelle cohérence peut-on avoir dans l’action publique si, comme par exemple, pour un dossier sur la politique de la ville, on soutient une action spécifique à la ville, à l’agglomération, mais pour la même action spécifique on s’abstient audépartement et on vote contre à la Région ? Comment se retrouver quand à Villeurbanne on prépare une alliance avec la gauche et où à décines, on prépare une alliance avec la Droite ? Comment supporter la mainmise des anciens sur des structures vieillies, qui ne correspondent plus à l’attente de ceux qui , en 2008, ont envie de s’engager.
La crise que connaît le Modem est malheureusement révélatrice d’organisations politiques ou l’ambition collective a souvent disparu au détriment de quelques ambitions personnelles aditionnées.
Et sur ce terrain là, il n’y a pas que le Modem…
Tags: Modem, Municipales 2008, Parti Radical
3 février 2008 à 23:38
Bonsoir,
J’espère que le Modem dans sa recomposition dans le Rhône retrouvera une nouvelle cohérence politique. Nous souhaitons gouverner avec des sociaux démocorates et dans la france de Sarkozy, nos partenaires ont vocation à être plutôt les socialistes que l’UMP. Pas satisfaisant complétementt, nous préférerions gouverner seuls (rire, autodérision vu la situation actuelle), mais les progressistes sont plus nombreux à gauche qu’à droite …. Même si l’on trouve nombre de gaulliste sociaux valeureux et autres. Alors pourquoi pas contibuer à changer les grands espaces politiques .. dans le Rhône et ailleurs. Mais le pillage et les débauchages d’arrières cours sont pitoyabes.
Contrairement à ce que la presse donne à voir, il y a d’un côté une dizaine d’individus qui cherchent des places ou à monayer une pseudo légitimité et de l’autre la quasi totalité des adhérents et des électeurs qui souhaitent une liste démocrate indépendante et autonome à Lyon.
Alors espérance, une liste indépendante modem : Lyon est une chance.
Confirmation de ceci par François Bayrou himself.
Aucune légitimité pour ceux qui vont à droite à gauche aux premiers tours. ils ne représentent qu’eux mêmes.
Un modem Indépendant à lyon et authentique.
Lyon est une chance
4 février 2008 à 3:38
bonne analyse thierry
4 février 2008 à 9:52
Je ne trouve pas que cette analyse soit trés pertinente comme le dit saquepee il y a d’un coté quelques individus et de l’autre tous les électeurs et les adhérents.
Collomb et Perben sont allés faire leur course, malheureusement pour eux ils n’ont pris que des produits périmés ou corrompus. L’effet est vraiment contre productif. Ce qui est bien, c’est que cela donne une vraie chance au Modem à Lyon
4 février 2008 à 16:54
on verra si tous les électeurs, les fameux 22% suivent la liste autonome, avant de dire qu’ils sont tous d’un côté.
4 février 2008 à 22:58
Qui sont ces 22% ? Le vote UDF démocrate chrétien ? Le vote Modem plus centriste et laïc ? C’est l’incompatibilité entre les deux entités (le fait que Michel MERCIER se refuse à parler du MoDem et reste UDF en dit long) et c’est aussi les risques d’un score très personnel et très personnalisé.
J’en reparlerai dans un prochain post.