5
fév

Régionales : Gérard PERRISSIN-FABERT rejoint la liste PS-PRG en Haute-Savoie

J’étais à ANNECY hier avec Jean-Jacques QUEYRANNE pour accueillir officiellement l’arrivée de Gérard PERRISSIN-FABERT sur la liste PS-PRG de HAUTE-SAVOIE pour les élections régionales.

Maire du Grand Bornand, Président des radicaux valoisiens de Haute Savoie, Gérard PERRISSIN-FABERT a décidé de s’engager sur la liste PS-PRG avec beaucoup de courage et d’envie.

Déja, contrairement aux KOUCHNER, BESSON, AMARA et autres, il le fait avant le scrutin en toute transparence devant les électeurs. C’est un acte courageux.

Et puis, Gérard PERRISSIN-FABERT est un vrai humaniste, un radical dans l’âme, qui a eu le courage à une question d’un journaliste de dire qu’il se trouvait plus proche du Parti radical de Gauche que de l’UMP.

Courage et envie, car il faut défendre les stations de montagne, qui doivent absolument trouver un équilibre entre agriculture, tourisme et vie locale vivifiée.

Je n’ai aucun doute sur les capacités de Gérard PERRISSIN-FABERT de faire bouger les choses une fois qu’il sera élu. Jean-Jack QUEYRANNE a voulu et a su se montrer ouvert et responsable.

Une campagne qui commence bien et qui démarre officiellement demain par un meeting régional à LYON, à la Croix-Rousse à partir de 19h00 (voir sur le site unerégion-d’avance.fr).

26
jan

Grippe A : un peu d’humour

26
jan

Les contre-vérités de nicolas SARKOZY

certes, mon jugement est partial mais bien franchement, je n’ai pas trouvé bon Nicolas SARKOZY hier soir face à la dizaine de Français qui le questionnaient.

Des réponses décalées, abstraites. La référence aux 35 heures qui datent de dix ans et qu’il n’a jamais remis en cause. Les dossiers Proglio, Jean SARKOZY qui étaient dans notre esprit et qui polluaient la sincérité de ces réponses. Le bouclier fiscal justifié face à des personnes n’y arrivant plus.

J’ai trouvé sur le site du journal « le monde »  un article interressant sur les contre-vérités assénées par Nicolas SARKOZY. Edifiant.

26 janvier 2010

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy était l’invité, lundi 25 janvier, du journal de 20 heures de TF1, où il a été brièvement interviewé par Laurence Ferrari. Il a ensuite répondu aux questions d’un panel de onze Français dans une émission animée par Jean-Pierre Pernaut.

Au cours de cette soirée, le blog “Les décodeurs” et les internautes du Monde.fr ont relevé plusieurs propos du président de la République sujets à caution. (Voir le direct commenté de la soirée). En voici les principaux exemples.

“Henri Proglio perd par rapport à ce qu’il gagnait chez Veolia”

Plutot vrai

En tant que PDG de Veolia, Henri Proglio a gagné, en 2009, 1,6 million d’euros. Son salaire au sein d’EDF devrait se situer entre 1 million et 1,6 million d’euros s’il remplit ses objectifs. Le nouveau PDG pourrait donc gagner un peu moins que chez Veolia. Voir ici dans Les Echos. Henri Proglio bénéficie tout de même d’une augmentation de 45 % par rapport au salaire de son prédécesseur, Pierre Gadonneix. Voir ici dans Le Figaro.


“Le pays où l’on est le plus longtemps indemnisé quand on est au chômage, c’est la France”

C'est faux

Selon un comparatif des Assedic dans 11 pays de l’UE, le pays où l’indemnisation est la plus longue est la Belgique. Puis vient le Danemark, et ensuite la France. Voir le tableau comparatif.


“Il y a eu 800 000 personnes embauchées grâce au dispositif sur les très petites entreprises (TPE)”

Plutôt faux

La mesure qui exonère de cotisations les embauches au smic dans les très petites entreprises a permis de créer 100 000 emplois. Soit un total de 800 000 embauches en TPE en 2008. Mais, en 2007, année où aucun dispositif spécifique n’existait, 700 000 emplois avaient été créés. Les 800 000 embauches ont donc eu lieu, mais elles ne sont pas toutes imputables au dispositif gouvernemental. Voir cet article du Figaro.


“Le secteur de l’automobile représente 10 % de la population active”

C'est faux

En fait, comme l’a montré le chercheur Sylvain Barde (voir sa note de l’OFCE), ce chiffre est trompeur, car il mélange producteurs et usagers du secteurs de l’automobile : des constructeurs aux auto-écoles, en passant par les compagnies d’assurances, les taxis, la police et l’entretien des routes… Soit des corps de métiers qui ne sont parfois que très indirectement concernés par la production de voitures neuves. En réalité, seuls 3 % des actifs dépendent, directement ou indirectement, du secteur automobile. Voir cet article du Monde.fr. Lire le reste de cet article »

23
jan

Pour une Région d’avance

Accord conclu entre le Parti Radical de Gauche et Jean-Jack Queyranne pour les élections régionales des 15 et 21 mars prochains.

Les radicaux seront donc présents sur les listes menées par Jean-Jack QUEYRANNE dans les huit départements avec comme objectif de faire gagner la Gauche contre une Droite arrogante.

L’union dès le premier tour était nécessaire. Le bilan de la mandature passée est extrêmement positif et d’ailleurs les rhonalpins le disent et le constatent.

Cet accord est aussi un accord sur le programme que nous avons travaillé ensemble et qui sera présenté jeudi prochain.

Les candidats du PRG ont été renouvelés à plus de 60 % et parmi eux, deux femmes de trente ans (Sarah BOUKAALA dans l’Isère et Ludivine PIANTONI dans le Rhône) sont en position d’éligibilité potentielle.

Comme quoi, le radicalisme sait répondre au présent et préparer l’avenir.

20
jan

Grand stade : Le mirage de Gerland

J’ai répondu à trois questions pour le journal « Le Progrès » concernant l’implantaion du Grand Stade que certains démagogues verraient à Gerland !

/ Archives Stéphane Guiochonzoom

/ Archives Stéphane Guiochon


« Qui paierait l’extension du stade de Gerland » ?

Vous avez voté au Grand Lyon la révision du Plan local d’urbanisme permettant la construction du stade à Décines. Or vous n’avez pas toujours été emballé par ce projet.

En 2007, j’étais de ceux qui se posaient la question de l’accessibilité au Grand Montout. Mais le travail réalisé depuis est tout à fait exemplaire. Les choses ont évolué de façon positive en matière de transports en commun notamment.

Pourquoi ne pas agrandir Gerland comme le suggèrent les opposants ?

Une mission du conseil municipal (dont faisait parti le député UMP Michel Havard) a conclu à l’unanimité à l’imposibilité de construire OL Land à Gerland. Qui paierait les 250 millions d’euros de travaux ? Certainement pas les contribuables. Ensuite, passer Gerland de 41 000 à 60 000 spectateurs engendrerait davantage de bouchons alors qu’on reste actuellement coincé 1 heure à 1 h 30 dans les bouchons. Pas très compatible avec le Grenelle de l’environnement.

C’est aussi ce que disent les opposants de Décines.

Pourquoi ne le dénoncent-ils pas à propos de Gerland? A Décines, le stade sera exemplaire en normes de haute qualité environnementale.

Recueilli par

Jacques Boucaud

19
jan

Une belle soirée, de grands champions

Chaque année, à l’occasion de mes voeux au monde du sport de LYON, je suis à l’initiative de la soirée des « Lions du sport » pour laquelle nous remettons des trophée aux meilleurs sportifs lyonnais de l’année écoulée.

Hier soir, ce fut encore une très belle soirée, bien relatée par le quotidien « le progrès ».

(De gauche à droite) Le footballeur Hugo Lloris  aux côtés du gymnaste Yann Cucherat, Gérard Collomb maire de Lyon, le basketteur Ali Traoré et Thierry Braillard adjoint aux sportszoom

(De gauche à droite) Le footballeur Hugo Lloris aux côtés du gymnaste Yann Cucherat, Gérard Collomb maire de Lyon, le basketteur Ali Traoré et Thierry Braillard adjoint aux sports

Lauréat ex-aequo avec Benzema l’an passé, le gymnaste lyonnais a cette année devancé Hugo Lloris et Ali Traoré au palmarès

Il y a un an, Yann Cucherat en était resté comme deux ronds de flan. « Une surprise totale ! » Lui le gymnaste, n’en revenait pas d’avoir été désigné sportif lyonnais de l’année 2008 à égalité avec Karim Benzema. Le Lyonnais n’était pas plus confiant hier soir au Transbordeur à Villeurbanne où il a finalement reçu des mains de Gérard Collomb son deuxième Lion d’or de suite (1) devant 800 spectateurs.

« Je n’ai pensé que c’était possible que lorsque Hugo Lloris (OL) est monté chercher le Lion d’argent… » Auparavant, le pivot de l’Asvel, championne de France de Pro A 2009, et de l’équipe de France avait déplié son « double mètre zéro six » pour monter chercher le Lion de Bronze qui va bien à ses mains d’argent.

Cette nouvelle distinction récompense les deux médailles du « gym » aux championnats d’Europe (l’or aux barres parallèles, l’argent à la barre fixe), un an après sa grande déception olympique à Pékin (8e aux barres fixes). Elle consacre aussi et peut-être surtout sa permanence au plus haut niveau depuis une décennie. Avant de connaître le grand bonheur à Milan en avril dernier en triomphant de son vieux rival Mitja Petkovsek, il avait tout connu et presque tout obtenu : quatre finales olympiques dont trois en individuel sur trois olympiades, deux médailles mondiales, cinq autres médailles européennes, dix victoires en coupe du monde. Ne manque plus qu’une médaille olympique à Londres en 2012 pour boucler la boucle.

Avec cette élection, il bouscule l’ordre établi depuis la création des Lions du sport en 2004. L’or n’avait jamais échappé aux footballeurs lyonnais (Coupet deux fois, Juninho, Malouda et Benzema) qui ne laissaient pas non plus filer le titre de champion lors de ces années-là. Mais le public a préféré le champion d’Europe au successeur de Grégory Coupet dans les cages de l’OL, sauveur des Bleus (8 sélections) en qualification pour la Coupe du monde. C’est dire…

B.S.

16
jan

Débat France 2 sur l’identité Nationale : le plan « com » de BESSON

Très intéressante analyse de Riwal FERRY sur le site rue89 sur le désistement de dernière minute du débat organisé sur France 2 entre marine LE PEN et le traître Eric BESSON.

On a pu remarquer que le service public laissait Madame LE PEN exhiber un bulletin du front National sur un plan cadre d’au moins dix secondes …

Comment Peillon a fait dérailler le beau plan de com’ de Besson

Par Riwal Ferry
Partager:« Pipolisation », obsession de la « petite phrase », spectacularisation permanente et masquage de la forêt du temps long par l’arbre de l’événement : la lecture du champ politique a pris un chemin inverse de celui de la connaissance historique, où la vague de la « nouvelle Histoire », au tournant des années 70, a balayé la communication politique.

C’est un fait, je ne suis pas le dernier à le déplorer, mais il semble qu’il faille se résoudre à vivre avec.

Dans ce contexte, une gestion appropriée des médias est un avantage concurrentiel capital. Il convient non seulement de bien occuper cet espace, mais aussi d’anticiper l’écho de cette présence -quantitativement et qualitativement.

Car à la présence médiatique proprement dite succèdent invariablement ses « retombées » :

  • sur un plan quantitatif, une « bonne » présence dans un média donné sera abondamment « reprise » dans d’autres médias, démultipliant l’impact du message d’origine.
  • sur un plan qualitatif, la « reprise » sera satisfaisante si elle permet, par sa teneur, de souligner l’importance du message original et, partant, de son émetteur.

Une anecdote remarquable sur le plan de la communication politique

Anticiper l’écho, donc. Plus facile à dire qu’à faire, cela étant, si on en juge par l’exemple de ce qu’on appelle déjà, sans rire, « l’affaire Peillon ». Vincent Peillon était invité jeudi soir, sur France 2, à participer à un débat en compagnie d’Éric Besson et de Marine Le Pen.

Sujet du débat, je vous le donne en mille, « l’identité nationale ». Si, si. Toujours est-il que Vincent Peillon s’est désisté au dernier moment, suscitant l’ire des journalistes de la chaîne publique et les sarcasmes de l’UMP, notamment du rottweiler Lefebvre.

L’histoire, c’est que le socialiste devait intervenir à la fin du débat et là, les versions divergent :

  • selon Vincent Peillon, cette présence tardive était outrageante, il n’entendait pas jouer les faire-valoir.
  • selon France 2, l’intéressé était parfaitement au courant de ce timing, s’en accommodait et même s’en satisfaisait puisque ça lui permettrait de « ramasser » le débat.

Qui ment, qui dit la vérité, sincèrement, on s’en bat furieusement l’oeil. En revanche, cette anecdote est remarquable sur le plan de la communication politique.

A l’origine, quelque « spin doctor » (à moins que ce ne soit Sarkozy lui-même) suggère à Éric Besson que c’est bien gentil tout ça, le site Internet, les milliers de contributions, les « dérapages » qui agitent le Landernau, le « débat sur le débat », mais qu’il ne faut pas perdre de vue l’objectif initial de l’opération : prendre les voix du FN lors des régionales de mars.

Un dispositif étudié pour tourner en faveur d’Eric Besson

Pour ce faire, rien ne vaudrait une classique confrontation avec Marine Le Pen. De cet affrontement, on peut raisonnablement anticiper la teneur : « Voyez, moi, je ne permets pas qu’on nous pollue le béret basque, mais je le fais de façon républicaine » dira l’un ; « vous nous piquez nos idées mais vous faites les choses à moitié, halte à la contrefaçon », répondra l’autre.

Mais aussi les retombées : Eric Besson -et, partant, l’UMP- apporte des réponses somme toute raisonnables aux « bonnes » questions que pose le FN, comme disait naguère Fabius.

Là dessus, ça serait encore mieux si un ou une socialiste, peu importe qui, était dans le tableau : ça permettrait de l’attaquer sur son « angélisme » et, au final, de se positionner en « centriste ».

Tout bénef, donc : semer le doute chez les électeurs convaincus du FN, convaincre ses électeurs de rencontre, tout en rassurant la frange la moins droitière de l’électorat UMP.

Patatras : on ne parle plus que de « l’affaire Peillon »

Que la présence du ou de la socialiste de service -avec ou sans son accord- ait été délibérément ou non reléguée en fin de discussion importe peu dans ce scénario.

L’opération, en soi, n’avait qu’un seul but : réinstaller l’UMP sur le territoire du FN, au cas où le phénomène Hénin-Beaumont ne serait pas si isolé. Et pour ce faire, au-delà du niveau d’audience atteint jeudi soir, il était indispensable que les échanges du débat soient abondamment « repris » dans les médias aujourd’hui.

Mais patatras : on ne parle que de « l’affaire Peillon ». Patrice de Carolis, PDG de France 2, prend même la peine d’interpeller Martine Aubry dans une lettre ouverte que Rue89 a publié. C’est l’escalade d’un conflit, mais pas de celui espéré par Eric Besson.

Il doit en être vert de rage, le pauvre biquet : « Mais on s’en fout, de Vincent Peillon, parlez de moi et de Marine, sacré nom de Dieu ! » Eh non. C’est raté.

Le croche-pattes de Peillon est plus efficace que bien des arguments

Du coup, on peut penser ce qu’on veut de Vincent Peillon. Il se peut que cette dérobade de dernière minute lui vaille une réputation de faux-derche, voire de lâche. Il se peut que cette pirouette nourrisse la propagande UMP autour du thème « Le-PS-ne-veut-pas-débattre-de-ce-qui-compte-pour-les-Français ».

Il n’empêche qu’il aura, par ce « coup », proprement démoli une opération médiatique de l’adversaire : il l’aura privé de toute « retombée utile ». Je ne peux m’empêcher de penser que, par les temps (médiatiques) qui courent, un tel croche-pattes est bien plus efficace qu’une série d’arguments, même puissants, alignés lors d’une confrontation.

La question qui demeure, c’est celle de savoir si Vincent Peillon a réalisé ce croche-pattes en conscience, ou si c’est un coup de bol. Dans le premier cas, chapeau. Dans le second, on pourra dire qu’Éric Besson a voulu jouer au con, et qu’il a perdu.

14
jan

Burqa : la position du PRG

Contribution du Parti Radical de Gauche

aux travaux de la mission parlementaire sur la pratique du port du voile
intégral

L’Assemblée nationale a installé, avec le soutien du gouvernement, une
mission d’information sur le port de la burqa en juillet 2009. Cette mission
est présidée par le député du Rhône André Gérin qui avait le premier demandé
sa création et elle est composée de 32 membres (17 UMP, 10 PS, 1 PRG, 2 GDR,
2 NC). Chantal Robin-Rodrigo, députée des Hautes-Pyrénées, représente le PRG
dans cette mission et dès son installation elle avait insisté sur le fait
qu’il était urgent de réagir car « les choses se dégradent dans nos
quartiers, le communautarisme prend parfois le dessus » ; il s’agissait pour
elle « d’une cause commune, celle de la défense des valeurs de laïcité et
d’égalité homme-femme ». La presse fait état de notes ou rapports des
services de police indiquant pour les uns le chiffre de 367, pour les autres
2000… Mais le nombre importe peu à nos yeux : n’y aurait-il qu’une seule
burqa en France que cela devrait interroger notre République.

La burqa est à l’origine le vêtement traditionnel des tribus pachtounes en
Afghanistan. Ce long voile, bleu ou marron, couvre complètement la tête et
le corps, un grillage dissimulant les yeux. Cette tenue est devenue aux yeux
du monde le symbole du régime des talibans en Afghanistan qui l’ont rendue
obligatoire. En France, le port du niqab est plus courant que celui de la
burqa. Il s’agit d’un voile sombre qui tombe jusqu’aux pieds et qui couvre
le visage à l’exception des yeux.

Le port du voile intégral en France comme la burqa ou le niqab est une
pratique inspirée de l’idéologie talibane ou du salafisme, elle n’est pas
une manifestation générale de l’islam contrairement à ce que voudraient
faire croire certains extrémistes.

Si, aujourd’hui, nous acceptions le port du voile intégral comme
l’expression d’une tradition ou d’une pratique religieuse acceptable en
République, nous ouvririons une brèche difficile à refermer dans les
principes fondamentaux de la République. Allons-nous, ensuite, accepter que
des horaires soient aménagés dans les piscines municipales uniquement pour
les femmes ? Pouvons-nous accepter que des femmes (influencées ou non par
leurs compagnons) refusent de se faire soigner par des hommes médecins,
allons-nous accepter des lieux réservés aux hommes et d’autres pour les
femmes ? Peut-on tout accepter au nom d’une pratique religieuse ? La réponse
des Radicaux de Gauche est non car, si la République respecte toutes les
religions, aucune religion ne saurait prétendre gouverner la République et
imposer des principes ou des valeurs qui seraient contraires aux principes
républicains ou aux principes de la déclaration des droits de l’Homme et du
Citoyen de 1789.

La pratique du port du voile intégral quand bien même elle serait librement
consentie – ce qui reste à prouver – constitue pour les radicaux de gauche
un signe d’aliénation des femmes, un déni que nous ne pouvons accepter.
C’est grâce à la loi que les femmes ont accédé à l’instruction, grâce à la
loi qu’elles se sont émancipées de leur mari, c’est grâce à la loi que la
parité en politique a été accordée, grâce à la loi qu’elles ont gagné la
liberté et le droit de disposer de leur corps, grâce à la loi que l’égalité
professionnelle à été consacrée. Depuis 1946, le préambule de la
constitution proclame : « la loi garantit à la femme, dans tous les domaines,
des droits égaux à ceux de l’homme » (art.3).

Même si nous avons conscience que notre société a encore beaucoup de progrès
à faire, nous ne pouvons accepter que certains -qui s’abritent derrière une
conception traditionnelle du rapport hommes-femmes – cherchent à saper les
acquis de notre République. Le port de la burqa ou du niqab renvoie à une
image inacceptable des femmes, un désir de restreindre leur liberté, de les
enfermer, une atteinte à la liberté des sexes, à l’égalité et à la
fraternité. Chacun et chacune est respecté dans ses croyances et ses
différences à partir du moment où chacun respecte la loi commune, est-il
utile de rappeler ici les principes de la déclaration des droits de l’Homme
et du Citoyen de 1789 inscrits dans l’article 4 (La liberté consiste à
pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des
droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux
autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes
ne peuvent être déterminées que par la loi) et dans l’article 10 (Nul ne
doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur
manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi). La laïcité
garantit la liberté religieuse, la liberté de conscience et permet par la
neutralité de l’espace public que chacun puisse vivre en harmonie avec
l’autre mais elle est fondée sur les principes de la déclaration des droits
de l’Homme et du Citoyen de 1789.

Le port de la burqa ou du niqab nous interpelle aussi car il renvoit au
débat sur la revendication de droits différenciés et fait écho à la montée
des communautarismes qui ont malheureusement été trop encouragés par
certains responsables politiques de premier plan. Il est urgent de donner un
coup d’arrêt aux dérives communautaristes qui sont contraires à notre
identité républicaine. La citoyenneté se définit par l’appartenance à la
communauté politique. En France elle est liée à l’idée de démocratie et elle
s’inscrit dans l’histoire de la construction de la Nation héritée de la
révolution de 1789. Le citoyen a des droits et des obligations qui obéissent
au principe d’égalité indépendamment de ses appartenances particulières ou
de ses convictions. Accepter que certaines fractions de la communauté
nationale s’affranchissent de la Nation ostensiblement en se réclamant de
règles différentes de la loi républicaine au motif qu’elles appartiennent à
des communautés qui auraient des droits et des revendications particulières
c’est accepter que l’on démonte tout l’édifice républicain bâti depuis 1789
et de revenir à l’Ancien Régime, voir au-delà. Face aux inégalités, aux
fossés qui se creusent entre les quartiers difficiles et le reste du pays,
nous ne pensons pas que la réponse soit à rechercher dans l’affirmation du
repli sur soi ou dans le communautarisme. Le communautarisme est contraire à
notre histoire, à nos principes humanistes, à notre attachement aux valeurs
d’égalité et de fraternité. Nous ne pouvons tolérer que sous couvert de
liberté individuelle on conteste les lois et les principes de notre
République.

Le port du voile intégral pose enfin un problème d’ordre public et c’est sur
ce point, en particulier, qu’il nous semble possible de fonder une loi.
D’abord, le port du voile intégral semble inacceptable dans de nombreuses
situations : à l’hôpital, où le médecin doit savoir qui il soigne, et lors
des examens universitaires, où l’examinateur doit pouvoir vérifier
l’identité du candidat. Ensuite, le port du voile intégrale constitue une
entrave à la prévention des infractions ou la recherche des auteurs
d’infractions. D’ailleurs, l’absence de réglementation relative au port de
tenues dissimulant l’identité de la personne atténue considérablement
l’efficacité des systèmes de vidéosurveillance. Un commerçant doit aussi
pouvoir identifier la personne qui le règle par chèque ou par carte bancaire
; le policier ou le douanier, la personne qu’il contrôle ou qu’il choisit de
contrôler ; la directrice d’une école ou d’une crèche, la personne à
laquelle elle remet un enfant à la sortie des classes.

Si la pratique du voile intégral semble aujourd’hui mineure elle mérite
d’être combattue car il ne faudrait pas qu’elle gagne du terrain.

La burqa n’est pas un vêtement religieux. Il s’agit d’un moyen de nous
tester, dans le cadre d’une offensive lancée contre la République. Une
démission sur ce point ouvrirait la porte à de nouvelles demandes et
aboutirait à un recul de la citoyenneté, à la réduction de l’espace public
laïque et républicain et à la limitation de nos libertés. Une telle logique
de surenchère nous oblige à réagir avec mesure mais fermement car les
défenseurs de la burqa signifient aux femmes que les droits garantis par
notre République à tous ses citoyens ne sont pas pour elles, qu’ils sont
plus forts que la République dont les lois et les principes ne s’appliquent
pas universellement. Il est donc nécessaire d’apporter une réponse à ce
phénomène qui soit un signal politique fort, fondé sur les valeurs
républicaines. Les Radicaux de Gauche ne sont pas des partisans de
l’inflation législative ; il convient donc à nos yeux et en premier lieu que
le Parlement rappelle solennellement et unanimement le principe
constitutionnel d’égalité des sexes et recherche dans la législation
existante une réponse adaptée qui ainsi éviterait de stigmatiser à tort une
religion trop souvent prise en otage par les extrémistes, dans un contexte
politique parasité par le débat sur l’identité nationale avec tous les
débordements qu’il connaît malheureusement.

En dernier recours, la loi doit être là pour rappeler des principes, celui
d’affirmer que le port du voile intégral – avec tout le symbolisme qu’il
véhicule – n’est pas compatible dans les lieux publics avec l’idée que nous
nous faisons de l’émancipation de la femme, de la citoyenneté et de la
laïcité. C’est pourquoi les Radicaux de Gauche, bien conscients de toutes
les difficultés d’application qu’elle poserait, sont favorables en dernier
recours à l’adoption d’une loi sobre et brève qui interdise de se présenter
dans les lieux publics le visage dissimulé, s’il apparaît clairement que la
voie du dialogue et de l’application de la législation existante ne permette
pas d’apporter la réponse républicaine nécessaire au défi qui nous est posé
par ce débat.

13
jan

Grippe A : J’avais raison…

La ministre de la santé Roselyne Bachelot a fait face mardi 12 janvier à l’Assemblée aux vives critiques de l’opposition visant sa gestion de la pandémie de grippe A (H1N1).

Dans une séance de questions à la commission des affaires sociales dans la nuit, la ministre a tenté de répliquer en mettant en cause les sceptiques, selon elle en partie responsables du médiocre succès de la campagne. « Je pourrais m’adresser un reproche, non pas celui d’en avoir trop fait pour protéger nos concitoyens [...] mais celui peut-être de n’en avoir pas fait assez pour les protéger de l’irresponsabilité de certaines personnalités publiques et de la désinformation qu’elles ont organisée », a-t-elle dit.

La Serbie suspend ses achats de vaccins.

La Serbie a décidé mardi de suspendre l’achat de doses de vaccins supplémentaires contre la grippe H1N1 auprès de la compagnie pharmaceutique suisse Novartis, en raison du peu d’intérêt de la population pour le programme gouvernemental de vaccinations.

Le pays a déjà acheté plus de 850 000 doses de vaccins et envisageait d’en acquérir trois millions en tout, pour un pays de quelque 7,5 millions d’habitants.

L’EGYPTE NE VEUT PLUS DE VACCINS FRANÇAIS

Elle a cependant confirmé en partie les problèmes qui font l’objet des critiques, laissant notamment entrevoir la possibilité que l’Etat verse des indemnisations à l’industrie pharmaceutique après l’annonce de son intention de résilier des commandes portant sur 50 millions de doses, sur 94 millions initialement commandées. « Il peut y avoir des indemnisations, les négociations sont en cours », a-t-elle concédé.

Par ailleurs, l’option de la revente est de plus en plus incertaine. Deux contrats ont été passés avec le Qatar pour la revente de 300 000 doses et avec Monaco pour 80 000 doses, mais l’Egypte a « rompu unilatéralement » le contrat signé avec la France, a annoncé la ministre. Des négociations sont en cours avec notamment l’Ukraine et le Mexique, mais Roselyne Bachelot a dit douter que les ventes soient importantes, car les laboratoires sont désormais en concurrence avec la France.

LES VACCINS EN PHARMACIE

L’opposition s’est demandée pourquoi les contrats initiaux passés avec l’industrie pharmaceutique ne prévoyaient pas d’option de repli. Elle a aussi fait remarquer que le choix d’une vaccination exclusivement en centres rendait mathématiquement impossible l’utilisation en temps utile des 94 millions de doses. La ministre a répondu que le gouvernement pourrait décider de fermer certains centres de vaccination en février, mais que la campagne se poursuivrait jusqu’en septembre.

Un nouveau problème est cependant apparu lors de cette audience, alors que les médecins généralistes sont autorisés depuis cette semaine à vacciner. Les doses ne sont en effet mises à disposition que dans les centres et non dans les pharmacies, et ils sont par ailleurs conditionnés en flacons multi-doses, ce qui provoque des pertes. Roselyne Bachelot a annoncé aux députés qu’elle avait demandé un possible passage des médecins par les pharmacies et assuré qu’elle disposait depuis fin décembre de vaccins conditionnés en doses uniques.

Il reste un autre problème important pour la ministre : les stocks très importants de masques et d’antiviraux acquis par le gouvernement.

(Article paru sur le site le monde .fr.)

4
jan

Grippe A : N’importe quoi !

grAJ’ai souvent écrit sur ce blog qu’il ne fallait pas percevoir les élus, les politiques comme des extra-terrestres mais plutot comme des citoyens comme les autres, confrontés aux réalités quotidiennes de chacun d’entre nous.

cela fait deux fois que je me rends au centre de vaccination avec mon petit Sacha (2 ans) pour le faire vacciner. La première fois, j’ai trouvé porte close car le centre avait fermé ses portes pour cause de trop plein.

La seconde fois, j’ai pu entrer dans le centre qui ouvrait ses portes à 17h00. il était 17h30 quand je pris conscience que plus de 70 personnes attendaient avant mon fils pour trois « vaccineurs » ! Je l’avoue, compte tenu de la perspective d’une injection postérieure à 20h00, j’ai rebroussé chemin.

J’ai regretté que les généralistes n’aient pas eu la possibilité de vacciner contre la grippe A. Il paraît qu’à l’époque, il ne fallait pas de mélanges dans les salles d’attente entre les malades ordinaires et les grippés A.

Depuis ce soir, les généralistes peuvent vacciner ! Il reste il est vrai 91 millions de vaccins , 2,5 milliards de masques, etc…

Et la Ministre, Roselyne BACHELOT (pourtant que j’apprécie) nous dire sans ambage qu’elle a résilié sans le moindre dommage un contrat portant sur 50 millions de vaccins. De qui se moque t-on ?

prends t-on les Français pour des demeurés ?

Qui que ce soit, et même l’État, personne ne peut résilier un tel contrat de commandes sans indemniser le fournisseur du préjudice qu’il va subir des suites de son annulation. Qui osera donner des comptes ?

Une mission parlementaire d’enquête sur cette question s’impose.

Et Sacha n’est toujours pas vacciné !