3
juil

Inquiétudes

troubleArticle paru dans l’édition du nouvel observateur du 2 juillet 2009 qui a de quoi inquiéter ou qui confirme plutot une tendance inéluctable.

Décryptage

Quand Sarkozy drague au centre-gauche

On n’observe jamais avec assez d’attention Jean-Michel Baylet. Le sénateur du Tarn-et-Garonne est le président d’une des plus anciennes boutiques de la scène politique ?- le Parti radical de Gauche (PRG) - riche encore d’un beau réseau d’élus locaux. L’homme n’est pas flamboyant. Il ne brille pas par la rectitude de ses positions successives. C’est peut-être pour cela qu’il intéresse tant Nicolas Sarkozy. Le président veut constituer sur le flanc gauche de son UMP une formation de centre-gauche. A l’approche des échéances régionales et même présidentielle, ces forces d’appoint ne sont pas à négliger. Or le problème sur ce coin-là de l’échiquier est toujours le même : les petites personnalités y pullulent sans qu’une force organisée sache les fédérer. D’où l’intérêt du PRG, sorte de mole d’un rassemblement à venir, concocté depuis l’Elysée.
Lors de la préparation du dernier remaniement, le chef de l’Etat a donc tenté une ouverture d’un nouveau genre. Attirer Baylet, c’est en effet mettre la main sur la marque PRG dont celui-ci est le quasi-propriétaire. Au lendemain des européennes pour lesquelles il avait appelé à voter blanc, le président des radicaux de gauche s’est vu proposer un ministère avec, en prime, un secrétariat d’Etat, confié à Paul Giacobbi. Si l’affaire a capoté, le 26 juin, elle a quand même été très loin. Avant de se rendre une dernière fois ce jour- là à l’Elysée, Baylet avait rencontré la veille son frère radical, Jean-Louis Borloo. Tapie, comme d’habitude, était aussi à la manoeuvre. Une jonction avec l’ex-MoDem, Michel Mercier était déjà dans les tuyaux. Au bord du vide, Baylet n’a pas osé sauter le pas. Il y aura bientôt d’autres rendez- vous et d’autres occasions pour cela. En attendant, dans la même veine, Jean Arthuis vient de fonder son parti, «l’Alliance centriste». A quand une UDF sarkozyste ?

François Bazin

2
juil

ça sent mauvais (2)

Affaire Karachi : Edouard Balladur est directement impliqué

Abdulrahman El-Assir a été l’un des principaux intermédiaires payés par la France dans le cadre de plusieurs grands contrats d’armement internationaux, dont celui de la vente de sous-marins au Pakistan. Il est suspecté de longue date par les services secrets français de s’être livré à des activités illégales (blanchiment, trafic de drogue et d’armes…), mais aussi d’entretenir des «relations financières» avec l’ancien premier ministre Edouard Balladur, selon des informations recueillies par Mediapart. Ces éléments sont confortés par des notes de la Direction générale des services extérieurs (DGSE), un rapport secret d’un ancien agent de la DST, Claude Thévenet, et par le témoignage de l’ancien directeur financier de la Direction des constructions navales (DCN). Ce dernier, Gérard-Philippe Menayas, a confirmé devant la justice la proximité du réseau El-Assir avec l’ancien chef du gouvernement français, et a évoqué le rôle qu’aurait joué Renaud Donnedieu de Vabres. Enquête.
A lire sur le site “mediapart”.
25
juin

Cela ne sent pas bon ou les premices d’une affaire d’Etat ?

ballasarkoLes premices d’une affaire d’Etat confirmés par des propos non ambigus de Charles MILLON tenus ce jour…

PARIS (Reuters) - Le financement en 1995 de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, que soutenait alors Nicolas Sarkozy, est au coeur de l’enquête sur l’attentat anti-français de Karachi de 2002, confirme un document.

Ce courrier de 2007 du parquet de Paris, que Reuters s’est procuré, mentionne la société Heine, créée au Luxembourg en 1994 par la Direction des constructions navales (DCN). Elle était destinée au versement de commissions officiellement légales à l’époque pour faciliter la conclusion des marchés d’armement.

Citant des éléments de l’enquête, le courrier du procureur envisage un lien avec le financement de la campagne électorale du Premier ministre de l’époque, Edouard Balladur, campagne que dirigeait Nicolas Sarkozy, ministre du Budget de 1993 à 1995.

Les juges d’instruction Yves Jannier et Marc Trévidic pensent que c’est l’arrêt en 1996 puis en 2000 de paiements de commissions au Pakistan, en partie par cette structure luxembourgeoise de la DCN, qui aurait amené des militaires pakistanais à commanditer l’attentat du 8 mai 2002.

Précipitant un véhicule bourré d’explosifs sur un bus, un kamikaze avait tué à Karachi 14 personnes, dont 11 ingénieurs et techniciens français de la DCN, qui travaillaient sur place à la construction de sous-marins Agosta.

Le versement de “commissions” - souvent un alibi pour des opérations de corruption, officiellement déclaré illégal par la France en 2000 - avait bien été convenu dans ce contrat de sous-marins signé en septembre 1994, versé au dossier judiciaire et dont une reproduction est publiée jeudi par Libération.

LE PS VEUT UNE COMMISSION D’ENQUÊTE

Le courrier du procureur Jean-Claude Marin consulté par Reuters détaille les faits découverts sur la société Heine.

“Plusieurs documents viennent interroger sur la nature exacte de cette activité en lien avec les pouvoirs publics”, écrit le procureur, qui fait référence à un document chronologique (1994-2004) d’une page, non daté ni signé, racontant les circonstances de la création de la société Heine.

Ce document saisi à la DCN mentionne “l’aval du directeur de cabinet du Premier ministre (Edouard Balladur - NDLR) et celui du ministre du Budget (Nicolas Sarkozy-NDLR) et laisse supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur pour la présidentielle de 1995″, explique-t-il.

Le magistrat ajoute qu’à l’appui des soupçons pesant sur la société Heine, il peut aussi citer les menaces proférées par ses dirigeants, dans le cadre de querelles internes, de “révéler la nature des missions qui leur avaient été confiées”.

Edouard Balladur ne bénéficiait pas en 1995 des financements de son parti, le RPR, réservés à Jacques Chirac. Lire le reste de cet article »

23
juin

Fermeture

gueantLe doute a plané. La rumeur s’est emplifiée. Les soupçons se sont accumulés.

Finalement, le Gouvernement FILLON 2 ne contient aucun nouveau membre issu des rangs de la gauche et c’est une excellente nouvelle. L’ouverture souhaitée par SARKOZY semble se limiter aujourd’hui à Bockel, Fadela Amara, et Eric BESSON.

Pas très reluisant.

Il n’y a donc aucun Ministre issu des rangs du PRG et je m’en félicite. Finalement, un mot de Jean-Michel BAYLET, le Président du PRG, pour dire qu’il refusait toute participation au Gouvernement aurait évité toutes les spéculations les plus folles de ces dernières heures.

Il paraît cependant que Jean-Michel BAYLET aurait été reçu cet après-midi à l’Elysée ???

Pour parler de quoi avec SARKOZY !!!!

On a peut-être frolé la catastrophe…

Savourons l’instant que le nouveau gouvernement semble fermé, un repli UMP avant les élections régionales.

Je n’inclut pas dans l’ouverture ou la fermeture Fréderic MITTERRAND qui, en acceptant son exil à Venise, avait déjà fait plus qu’un pas vers Nicolas SARKOZY.

Un nouveau gouvernement pour quelle politique ?

A entendre le discours du Président devant le Congrès réuni à Versailles, pas de changement de cap. On refuse de voir le problème du pouvoir d’achat (aucune relance), on continue à accroître le déficit public, et le chomage continue de croître.

L’heure du bilan n’a pas encore sonné mais il reste moins de trois années de mandat.

Putain, trois ans !

21
juin

Port de la burqa : la résolution parlementaire

burqaUn débat est lancé. Il pose la question d’une liberté confrontée à une autre liberté.
>> Chantal Robin-Rodrigo, députée PRG des Hautes pyrénées est signataire de la proposition de
>> résolution, je pense qu’on peut déjà lui laisser le temps de
>> s’exprimer.
>>
>> ASSEMBLÉE NATIONALE
>>
>> CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
>>
>> TREIZIÈME LÉGISLATURE
>>
>> Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 9 juin 2009.
>>
>> PROPOSITION DE RÉSOLUTION
>>
>> tendant à la création d’une commission d’enquête sur la pratique du
>> port de la burqa ou du niqab sur le territoire national,
>>
>> (Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la
>> législation et de l’administration générale
>> de la République, à défaut de constitution d’une commission
>> spéciale dans les délais prévus
>> par les articles 30 et 31 du Règlement.) Lire le reste de cet article »

19
juin

LYON demain

Mon égo n’en souffrira pas trop mais je tiens à rendre hommage à Stephane GUIOCHON qui a bien voulu m’offrir cette photo très lyonnaise pour le coup.

J’ai connu Stephane très jeune et j’avoue qu’il est devenu un Grand photographe (les joueurs de l’OL ne me démentiront pas), un artiste du téléobjectif. En plus, c’est un mec bien. Merci Stephane !

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18
juin

Le radicalisme est-il soluble dans le sarkozisme ?

Nicolas Sarkozy et Jean-Michel Baylet, président du PRG, lors d'une rencontre à l'Élysée en mai 2007.
Nicolas Sarkozy et Jean-Michel Baylet, président du PRG, lors d’une rencontre à l’Élysée en mai 2007. Crédits photo : AFP

Depuis 2007, l’Élysée observe avec attention le PRG, allié traditionnel du PS.

Il y a sept ans, Le Monde publiait dans ses pages Horizons une «Chronique comptable d’une faillite nationale annoncée». Le texte préconisait notamment de «diminuer de moitié les effectifs» de fonctionnaires, mesure dont on connaît la postérité. La chronique était signée Paul Giacobbi, député de Haute-Corse.

Aujourd’hui, le nom de cet élu membre du Parti radical de gauche est l’un de ceux qui revient avec le plus de régularité pour le prochain remaniement. À l’Élysée, certains annoncent même que son entrée au gouvernement est «actée», sans préciser à quel poste.

L’intéressé, lui, ne dément que mollement. «La rumeur est gentille et flatteuse. Je remercie ceux qui la font courir», explique-t-il. Remercierait-il l’Élysée en acceptant un poste ? «Je ne dis non à rien même si rien ne m’a été proposé aujourd’hui. Je verrai si je peux être utile.» Car, tient-il à préciser, Giacobbi ne «pense qu’à la crise, la plus grave depuis un siècle». «Je crois aux vertus de l’élargissement quand les solutions manquent», explique-t-il. Il raille au passage les appels à une relance par la consommation défendue par les socialistes («On peut toujours se jeter par la fenêtre pour soigner une migraine»). Mais surtout se réjouit des évolutions du discours de Sarkozy depuis 2007. Henri Guaino, la plume de l’Élysée, «lit mes notes», glisse-t-il avant de se féliciter que «la France soit aujourd’hui à la pointe de la volonté régulatrice».

Taubira déjà en 2008

Si sa nomination était confirmée, Giacobbi serait une nouvelle prise de Sarkozy au titre de l’ouverture. Une ouverture au PRG, allié traditionnel du PS, que le président «travaille depuis son accession à l’Élysée», explique un proche. Xavier Bertrand y voit une manière d’élargir le socle électoral à la présidentielle de 2012.

Depuis 2007 et jusqu’à ces jours derniers, les rumeurs de missions ou de postes ministériels confiés à d’éminents radicaux de gauche reviennent régulièrement dans les conversations des conseillers du président. Les noms de l’ancien ministre de Lionel Jospin, Roger-Gérard Schwartzenberg, et du président du PRG Jean-Michel Baylet, sont systématiquement avancés, jusqu’à présent sans succès.

Au printemps 2008, Nicolas Sarkozy a confié une mission à la vice-présidente du PRG Christiane Taubira sur les «accords de partenariats économiques». Mais l’émoi suscité à l’époque dans les rangs radicaux semblait indiquer que le fruit n’était pas mûr. L’été dernier, six des huit députés du PRG ont voté la révision constitutionnelle. Bien leur en a pris : le seuil pour constituer un groupe à l’Assemblée a été ramené à quinze, ce qui pourrait leur permettre de constituer plus facilement un groupe autonome du groupe socialiste.

Au titre de l’ouverture, toujours, le porte-parole du PRG Bernard Castagnède a été nommé en avril à la commission Guéna chargée du redécoupage électoral. Dans la majorité, certains ont vu dans l’appel du PRG à ne pas voter socialiste aux européennes un signal positif.

«Il y a effectivement des discussions entre Jean-Michel Baylet et Nicolas Sarkozy», précise un élu radical un peu gêné aux entournures. «Mais c’est normal que cela arrive entre le président d’un parti et le chef de l’État», ajoute-t-il aussitôt. D’autres parlent de l’intermission de Bernard Tapie, ancien compagnon du PRG qui a appelé à voter Sarkozy en 2007.

Selon le radical Yvon Collin, président du groupe sénatorial RDSE à la Haute Assemblée, «il n’y a pas lieu de s’alarmer» : «Malgré toutes les sollicitations, aucun radical n’a jamais cédé aux sirènes élyséennes.» Dans le jeu de «name dropping» qui précède tout remaniement, son nom a pourtant été cité. L’élu PRG du Tarn-et-Garonne assure, lui, n’avoir «jamais rencontré Nicolas Sarkozy».

«Si un radical de gauche rejoint le gouvernement, cela ne sera rien d’autre qu’une aventure individuelle qui devra être sévèrement sanctionnée», assure pour sa part Thierry Brillard. Le maire adjoint de Lyon en appellerait alors à la fermeté de Jean-Michel Baylet. Mais celui-ci, contacté par Le Figaro, n’a pas souhaité nous éclairer sur ses intentions. Et si c’était davantage qu’une «aventure personnelle» ? «Le PRG éclaterait», assure Brillard, sans vouloir y croire.

En avril, Giacobbi écrivait sur son blog : «Être ministre, c’est accepter une solidarité avec ses pairs, une hiérarchie avec ses supérieurs, restreindre immensément sa liberté de parole, ce qui évidemment risquerait de me poser problème le cas échéant…» L’échéance semble plus que jamais proche.

15
juin

La force collective

asvelLe sport a cette magie de montrer de temps à autre qu’en dehors de l’exploit individuel, il demeure une force collective qui dégage puissance et détermination.

Par deux fois ce week-end, j’ai eu l’occasion de vivre des moments exceptionnels de sport.

Samedi soir à l’Astroballe ou l’ASVEL Basket, qui était menée de dix points à cinq minutes de la fin de la demi-finale du championnat de France de Basket, a trouvé les forces morales et collectives pour renverser la tendance et infliger un 16-0 aux pauvres nancéens qui se sont retrouvés les “jambes coupées”, sans réaction. Le mental…

Et puis ce dimanche avec les formidables victoires des deux équipes de France, masculine et surtout féminine de Hand Ball au Palais des sports de Gerland.

Pour les filles, il y avait un handicap de quatre buts à remonter pour pouvoir se qualifier au Mondial qui aura lieu en décembre en Chine.

Avec un public lyonnais extraordinaire, une abnégation, une volonté décuplée, les filles se sont transcendées pour finalement l’emporter de huit buts d’écart et se qualifier pour le championnat du Monde.

La morale de ce week-end c’est qu’en sport comme dans d’autres domaines d’ailleurs, la notion de groupe solidaire donne une force extraordinaire. Les politiques devraient méditer cet exemple.

8
juin

Européennes 2009 : Mon commentaire

vote-europeJ’ai été aux premières loges de la campagne radicale de 1994 et j’ai retrouvé beaucoup de similitude avec celle de COHN BENDIT de 2009.

Un leader qui ne passe pas inaperçu, un message très pro-européen, des candidats très différents les uns des autres, très anti-apparatchiks.

tels sont les ingrédients de la réussite de cette campagne électorale avec un autre élement important : une campagne qui a déduté cet automne.

En contrepartie, les listes des socialistes caractéristiques de l’appareil qui n’a pas digéré le congrès de Reims explique en partie le mauvais score du PS. Il faut rajouter une abstention très importante des jeunes et des couches populaires, un mouvement qui se lit en Europe d’un net recul de la social-démocratie et l’arrogance d’un Benoît HAMON.

Les scores des listes UMP sont bons et mauvais à la fois. Bons car à un niveau supérieur à 25% (souvenons nous du score de la listre RPR menée par SARKOZY en 1999 qui s’était fait battre ar les listes souverainistes de PASQUA et qui avaient réalisé un score de 13%).

Mauvais car 27%, cela ne fait pas 51% au second tour d’une élection avec un Front National regaillardi et aucune réserve de voix actuelle. Le remaniement prochain devra s’adapter à cette problématique…

Enfin, l’échec de François BAYROU. Il peut traiter SARKOZY de petit Napoléon, il se comportait pour sa part ces derniers temps en véritable monarque du MODEM, limite gourou.

L’aventure politique qui réussit est bien plus belle, plus efficace lorsqu’elle est collective.

Voilà une bonne méditation pour François BAYROU qui a trop avancé vers la Gauche ces dernières semaines pour ne plus revenir en arrière.

8
juin

Européennes 2009 : Les résultats

L UMP l emporte, déroute du PS et du MoDem